Burundi: Pierre Claver Ndayicariye, président de la CVR décoré par le Président Ndayishimiye pour avoir réussi à cacher les preuves du génocide des tutsis

Burundi: Pierre Claver Ndayicariye, président de la CVR décoré par le Président Ndayishimiye pour avoir réussi à cacher les preuves du génocide des tutsis
Il s’appelle Pierre Claver Ndayicariye , actuel président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). C’est une mission lui confiée par le cnddfdd comme signe de remerciement après avoir appuyé avec beaucoup de zèle ce parti dans l’organisation et la tricherie des élections de 2015. Souvenez que ces élections ont été organisées en pleine contestation du troisième mandat illégal et illégitime de feu président Nkurunziza, des contestations qui ont été réprimées dans le sang par les forces de l’ordre. Des milliers de personnes opposées à la violation de la Constitution et des accords d’Arusha ont été tuées, d’autres arrêtées et torturées, des femmes et des filles violées, des milliers d’autres contraintes à l’exil. Voilà ce qui pousse Evariste Ndayishimiye à lancer des fleurs à Pierre Claver Ndayicariye. Il l’a ensuite décoré, ce 1juillet 2020, à l’occasion du 58eme anniversaire de l’indépendance du Burundi, de ‘’l’ordre du mérite du travail, classe Commandeur’’ et lui a donné une enveloppe de 2millions de francs burundais.
Pierre Claver Ndayicariye a été nommé président de la commission vérité et réconciliation pour le remercier d’abord, et ensuite lui confier une autre mission plus importante que la première. Ce n’est pas celle de connaitre la vérité sur les différentes crises que le pays a traversé et réconcilier le peuple burundais comme le stipule la loi. C’est plutôt d’orienter la vérité voulue par le cnddfdd. Cacher tous les signes du génocide des tutsis planifié et exécuté par des hutus extrémistes depuis 1993 jusqu’aujourd’hui. Ensuite, montrer au peuple hutu le dénigrement du pouvoir envers les tutsis et leur faire comprendre que seul le cndd fdd a été capable de déterrer et enterrer avec dignité les restes des hutus tués en 1972 par le pouvoir de Micombero, ce qu’ils ont appelé ‘’ génocide des hutus de 1972’’. Le hutu d’aujourd’hui en fait un prétexte pour exterminer les tutsis qui n’ont rien à voir avec ces évènements de 1972. Au lieu de chercher à réconcilier les burundais, Evariste Ndayishimiye et sa clique l’utilise pour mobiliser les hutus à tuer les tutsis chaque fois qu’une occasion se présentera, soit disant pour se venger, et surtout, il l’utilise comme un outil de mobilisation des hutus pour des buts électoraux. C’est pour cette raison que Pierre Claver Ndayicariye a été particulièrement actif dans ce travail au courant de l’année 2019, une année avant l’organisation des élections de mai 2020.
En date du 14fev 2020, Pierre Claver Ndayicariye est allé expliquer aux parlementaires à l’Assemblée Nationale comment il est en train d’organiser son travail de recherche des restes des victimes des crises cycliques que le Burundi a connu. Il a déclaré que 4163 fosses communes avaient été déjà identifiées par son groupe dans tout le pays. Gitega était présentée comme la province la plus touchée avec 640 fosses communes, la commune qui présentait moins de fosses communes étant Cankuzo avec 41 fosses communes.
Le 3mars 2020, Ndayicariye et son équipe présentait 7348 os des restes humains trouvés dans 8 fosses communes sur la colline Buzirasazi de la commune Shombo en province Karuzi
Même si Evariste Ndayishimiye remercie Pierre Claver Ndayicariye de présenter ces découvertes de façon réconciliante, l’opinion sait très bien que ce ne sont que les restes des victimes du génocide de 1972 que le pouvoir est entrain de déterrer et les enterrer dignement. C’est ce qu’ils ont annoncé aux hutus pour solliciter leurs voix lors des élections. Ndayicariye essaie de semer l’amalgame dans les medias. Son équipe n’a aucune capacité technique de savoir si tel os est d’une personne tuée en 1972 ou en 1993 ou en 1988 ou encore en 2015. Ils se contentent des informations recueillies auprès de la population. Or, nous savons combien le système cnddfdd manipule le peuple pour ses intérêts et de surcroit électoraux.
Par exemple, la commune Shombo est frontalière avec Buhiga où plus de 5000 tutsis ont été tués en 1993, Nyabikere avec plus de 1200 tutsis tués, Gihogazi avec plus de 1861. Cette commune fait frontière aussi avec la province Gitega où plus de 4256 tutsis ont été tués dans Bugendana et plus de 800 dans la commune Giheta . Rien n’indique que ces personnes tuées dans ces localités ne seraient pas enterrées dans les communes voisines. Soulignons aussi que les personnes massacrées au courant de la guerre entre les fdd (forces de défense pour la démocratie) et l’armée régulière, ne seraient pas aussi jetées dans des fosses communes dans ces communes.

En date du 31jan 2019, Pierre Claver Ndayicariye présentait avec beaucoup d’émotions les restes des corps déterrés dans la commune Kamenge. Là, il affirmait que ces gens ont été tuées en pleine crise de 1993, consécutive à l’assassinat de feu président Melchior Ndadaye. Quelles preuves avait-il pour l’affirmer ? On a déjà dit que les gens qui donnent des témoignages peuvent être facilement manipulés par le pouvoir pour ses intérêts. Il faut des moyens techniques adaptés pour le prouver. A titre d’exemple, un habit qui a été présenté comme déterré était encore en forme, il ne présentait aucune déchirure. Quel genre d’habit qui puisse résister dans le sous-sol pendant plus de 27 ans ? Ici, il y a lieu de s’imaginer que même les fosses communes de 2015 sont aussi concernées dans ce genre d’opérations. Et c’est même l’objectif de la clique militaire au pouvoir qui ne cherche qu’à utiliser les instruments de l’Etat pour manipuler l’opinion pour ses intérêts.
URN HITAMWONEZA demande à la population burundaise de comprendre que la CVR n’est pas là pour la découverte de la vérité et la réconciliation ; que c’est plutôt un instrument du pouvoir pour assouvir des intérêts politiques et génocidaires. La communauté internationale devrait faire pression sur le gouvernement militaire de Gitega pour arrêter les travaux de cette commission pour que du matériel adapté à ce travail soit d’abord disponible afin qu’on sache exactement les identités et les périodes des personnes qui ont été tuées. Sinon, la CVR est en train d’être utilisée comme un instrument de haine pour la préparation du génocide à grande échelle.
Nous vous parlerons demain de comment le pouvoir de Gitega se réveille aujourd’hui pour manipuler les chiffres des contaminés de COVID-19 alors qu’hier il empêchait aux burundais de porter des masques.

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