Burundi: Halte à l’hypocrisie d’Evariste Ndayishimiye et son gouvernement sur le rapatriement des réfugiés et la réinsertion des déplacés intérieurs

Gen NDAYISHIMIYE Evariste

Burundi: Halte à l’hypocrisie d’Evariste Ndayishimiye et son gouvernement sur le rapatriement des réfugiés et la réinsertion des déplacés intérieurs
Les réfugiés burundais sont aujourd’hui maltraités dans les pays comme la Tanzanie, la RD Congo et l’Ouganda. Pourtant la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, ratifiée par 145 États parties, définit le terme « réfugié » et énonce ses droits ainsi que les obligations juridiques des États pour assurer leur protection. Le principe fondamental est le non-refoulement, selon lequel un réfugié ne devrait pas être renvoyé dans un pays où sa vie ou sa liberté est gravement menacée. Le HCR a un rôle de « gardien » de la Convention de 1951 et de son Protocole de 1967. Conformément à la législation, les États doivent coopérer pour veiller à ce que les droits des réfugiés soient respectés et protégés. Ce sont des principes qui sont en rapport avec cette convention. Or, le constat est amer :
En Tanzanie, c’est là où se trouve le plus grand scandale. Les camps des refugies sont à moins des 150km (par rapport à la frontière avec le Burundi) exigés. Avec les soit disant bonnes relations entre la clique du cnddfdd au pouvoir avec les autorités tanzaniennes ( les deux sont liées par des relations d’affaires ; pour ses propres intérêts ,la Tanzanie a toujours soutenu cette clique du cnddfdd), une partie des miliciens imbonerakure ont été envoyés dans les camps comme des réfugiés pour des missions de renseignement, les autres quittent le Burundi et se rendent régulièrement dans les camps pour commettre des forfaits, en complicité avec la milice et police tanzaniennes. Des représentants du gouvernement tanzanien ne cessent de visiter ces camps pour proférer des menaces aux réfugiés de les chasser de leur territoire. C’est pour cela que plus de 100 réfugiés ont été enlevés de leur ménages et les leurs ne savent plus où ils sont. Pourtant, ils ont été arrêtés et transportés à bord des véhicules de la police. Tôt ou tard, la Tanzanie devra dire ce qui s’est passé pour ces gens. Le gouvernement est le seul responsable. Les marchés leurs ont été fermés, aucune activité leur permettant de bien vivre n’est plus autorisée. Aujourd’hui, ils reçoivent des vivres avariés pour leur pousser à rentrer de peur de mourir de faim.
En RD Congo, les réfugiés viennent de passer beaucoup de jours sans nourriture. Cela serait causé par le changement de leur système de ravitaillement. Le HCR et PAM donnent désormais de l’argent dans les mobil money. Il faut alors du temps pour que tout le monde soit doté de cette technologie. Entre temps les gens meurent de faim
Sur un autre angle, les réfugiés sont accusés par les responsables des forces de l’ordre sur place de se faire enrôler au sein des groupes rebelles ; une autre manigance pour les chasser de force un jour, s’ils ne sont pas attaqués, considérés comme des combattants potentiels.
En Ouganda, les réfugiés manquent de quoi manger et quand ils sont ravitaillés, ils reçoivent une quantité insuffisante.
Où est le HCR ? Une agence des Nations Unies qui a en sa charge les réfugiés. S’il est du devoir des gouvernements d’accueil de veiller à leur sécurité, le HCR doit leur assurer, en collaboration avec d’autres organisations internationales, les conditions nécessaires pour leur survie.
Le gouvernement d’Evariste Ndayishimiye, Alain Guillaume Bunyoni et Ndakugarika ne cesse de lancer un appel aux réfugiés et aux déplacés intérieurs de retourner dans leurs ménages pour construire le pays. Cet appel vient-il du fonds de leurs cœurs ? Aiment-ils réellement leurs compatriotes burundais qui ont fui ? La réponse est sans doute NON. La réalité est qu’ils le font juste pour montrer à l’opinion et surtout à la communauté internationale que la paix est totale au Burundi et que la coopération recommence afin d’en tirer des aides multiformes leur permettant de gérer le pays. Cela se remarque même dans les discours du président Ndayishimiye.
Les informations à notre dispositions nous disent que lors de leur récente retraite gouvernementale à Ngozi, un tel mot d’ordre a été donné aux membres du gouvernement : tout faire pour bien travailler, jusqu’au sacrifice, pour montrer la bonne face à la communauté internationale ; ce qui permettra aux réfugiés de rentrer et aux déplacés de retourner sur leurs collines, après, ‘’tuzogahinyanyura’’( voulant dire on verra ce qu’on fera après) . Voilà ce qui montre l’hypocrisie de ces hommes, et pourquoi pas un projet de génocide caché. Pourquoi aujourd’hui faire rentrer les déplacés intérieurs sur leurs collines quand il n’y a plus ni maison, ni propriété foncière qui leurs permettraient de vivre ? Comment vont-ils vivre avec les gens qui les ont chassé après avoir tué les membres de leurs familles et récupéré leurs champs sans aucune démarche de réconcilier les deux parties ? N’est-ce là une stratégie simplement bête de vouloir les isoler et les livrer aux imbonerakure pour éliminer les témoins gênants du génocide des tutsis de 1993 et pendant toute la période de rébellion hutu déclenchée après l’assassinat de Melchior Ndadaye soit disant pour défendre la démocratie ? Que ça soit les réfugiés, que ça soit les déplacés, les deux groupes sont des rescapés des tueries perpétrées par des hutus extrémistes dont font partie les leaders burundais d’aujourd’hui.
URN HITAMWONEZA, co-auteur d’une pétition lancée hier le 27juillet 2020 à ce sujet invite toutes les âme de bonne foi, qui sont encore soucieuses des droits de tout être humain, de la signer pour rappeler aux organisations internationales en charge des droits de l’homme, aux Nations Unies, de faire tout ce qui est à leur hauteur pour sauver la vie de ces milliers de burundais en danger de mort.

https://www.petitionenligne.be/le_gouvernement_de_gitega_vient_de_lancer_un_appel_aux_refugies_burundais_et_aux_deplaces_interieurs_de_retourner_dans_leurs_proprietes__quelle_reaction?u=5828258&uv=26778460&utm_source=whatsapp

Une réflexion sur “Burundi: Halte à l’hypocrisie d’Evariste Ndayishimiye et son gouvernement sur le rapatriement des réfugiés et la réinsertion des déplacés intérieurs

  1. Ingeso ya DD turayiyamirije turazi ivyobakoreye abarundi mumakambi yimpunzi Mtabila nahandi Nations unies nayo irakwiye gutahura kuburundi arigihugu kirangwa nintwaro mbi kuva hoho DD igiriye kutwaro vyarunyutse ubwicanyi bwaranze igihugu cuburundi ntiharagera ko batangura kwiyumvirira ko abantu bakwiye gutahuka ubunyene kuko dd ikinyegeje inzara mugihe ivyobiyemeje batarabishikako gutoteza nukwica guhonya uwowese atarimugambwe dd. Ndakebuye umurundi wese arinyuma yigihugu kwitondera gutahuka mugihe akirya akaryama

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