Burundi: Pourquoi le gouvernement de Gitega devrait- il user de la manipulation pour rapatrier les réfugiés burundais ?

Burundi: Pourquoi le gouvernement de Gitega devrait- il user de la manipulation pour rapatrier les réfugiés burundais ?
Le constat est amer. Le gouvernement du président Ndayishimiye Evariste use de la manipulation ou de la force pour rapatrier les réfugiés burundais. En effet, ce qu’il est en train de faire en Tanzanie/ ce qu’il a toujours fait d’ailleurs, en collaboration avec le gouvernement tanzanien, est hors la loi. Il a toujours envoyé ses imbonerakure maltraiter ces réfugiés. Ils sont régulièrement enlevés puis emprisonnés ou tués. Tous les marchés leurs ont été fermés, des sorties du camp sont interdites alors que ce qu’ils reçoivent du HCR semble insuffisant. Une manière de les pousser à rentrer de force. En RD Congo, ils viennent de passer des mois sans assistance, certains sont accusés de servir de pépinière aux groupes rebelles qui opèrent dans les forêts de ce grand pays. 24 familles composées de 41 réfugiés du camp de Murongwe ont été arrêtés le 2 Août 2020 par l’armée congolaise au moment où ils tentaient de rentrer en cachette. Ils sont retournés au camp. Il est dit que ces gens avaient l’habitude de rentrer au pays et retourner en Rd Congo quand arrivait le moment de distribuer des aides. Là aussi, on soupçonne une main du gouvernement en collaboration avec les responsables locaux en RD Congo pour créer des conditions de vie intenables pour les réfugiés afin qu’ils retournent dans leur pays natal. C’est une situation similaire qu’on observe aussi au camp Nakival de l’Uganda. La situation était meilleure au camp de Mahama du Rwanda. On y observe encore de l’ordre, les gens vivent encore dans des conditions plus ou moins humaines.
Le gouvernement de Gitaga a aussi infiltré ce camp. Il est visible que la pétition adressée au président Ndayishimiye en date du 26 juillet 2020 relève de la pure manipulation. Il y a sans nul doute la main du gouvernement (le porte-parole de la police a indiqué le 3 Aout 2020 qu’ils ont été toujours en contact avec des réfugiés de ce camp et que la police contribuait à rapatrier en cachette certains d’entre eux) ; il y a aussi la main de certains politiciens comme ceux du CNARED qui n’ont pas caché leur intention de rentrer. Jean Minani a déjà déclaré qu’il leur reste juste une rencontre avec une délégation du pouvoir Ndayishimiye pour finaliser les conditions de leur rapatriement. Il est par ailleurs connu que Jean Minani ne réclame que la réhabilitation de son hôtel de Kirundo et probablement d’autres biens privés qui seraient endommagés. C’est aussi un constat malheureux que cette plateforme politique n’a jamais jouer le rôle de l’opposition politique, mais que certains d’entre eux roulaient pour le cnddfdd , d’autres ne visaient que des intérêts personnels. Souvenez-vous qu’Anicet Niyonkuru, est rentré le premier, avec derrière lui quelques réfugiés qu’il a pu convaincre, soit disant qu’il veut participer aux élections pour changer les choses. Son objectif était juste pour casser l’opposition en exil et par voie de conséquence renforcer le cnddfdd dans sa mascarade électorale. A la grande surprise de tous, le cnddfdd ne lui a pas encore remercié ; il attend encore. Mais, les informations qui nous parviennent disent qu’il attend la reprise des vols pour retourner en Europe. Voilà le genre de politiciens que le pays dispose. Ils se contentent de manipuler les réfugiés après avoir négocié avec le pouvoir de Gitega de les convaincre à rentrer en masse , ils en font des boucliers qu’ils mettent devant eux et rentrer derrière pour récupérer des avantages promis par le pouvoir. Ne vous étonnez pas si demain tout le CNARED plie bagages pour atterrir à Bujumbura. Et c’est leur droit le plus absolu. Mais qu’ils laissent de jouer le jeu d’Evariste Ndayishimiye en manipulant les pauvres réfugiés des camps en leur garantissant une sécurité qui n ‘existe pas. C’est à eux seuls d’apprécier si leur sécurité est garantie ou pas. Pour ceux de Mahama qui viennent d’adresser une pétition au président Ndayishimiye, il est visible que c’est une pure manipulation. Il a été remarqué, après enquête, que les listes qu’ils ont dressées ne reflètent pas la réalité. Il y a des gens qui ont été surpris de se voir sur ces listes sans être consulté. Le gouvernement du Rwanda et le HCR ont vite annoncé qu’ils sont prêts à aider tout refugié qui veut retourner dans son pays natal à condition qu’il exprime cette volonté de façon individuelle. Ce n’est donc pas Evariste Ndayishimiye qui viendra les retirer de force au camp pour les rapatrier.
Les burundais devraient aussi faire attention à Jérémie Minani qui est entrain de manipuler l’opinion par des déclarations de guerre sans effet. Ce politicien instable, menteur et manipulateur qui a été demi de ses fonctions de président du Parti RDB, accusé de détournement de 200 mille dollars destinés au parti , était membre du CNARD, puis a viré vers le CFOR Arusha. Mais aujourd’hui, ce qu’il est entrain de déclarer n’engage que lui et peut être avec une équipe jusqu’ici inconnue. Interrogé par les medias s’il a des moyens de faire la guerre, il répond que c’est le peuple qui va la soutenir comme si il a fait une consultation populaire pour avoir leur aval. La guerre serait-elle un des moyens de résoudre le problème burundais ? Certains diront oui, d’autres non. Si c’est réellement le moyen qui reste pour libérer le Burundi, faut-il la déclarer ou faut-il la faire ? Faut-il d’abord avertir ou mettre en garde le gouvernement avant de lui faire cette guerre ? Cela montre qu’il sait qu’il ne la fera pas, c’est juste une façon de manipuler l’opinion.
URN HITAMWONEZA conseille aux burundais réfugiés de fermer les oreilles à ces politiciens manipulés et manipulateurs et apprécier eux-mêmes si les conditions de sécurité sont garanties avant de rentrer. Sinon, ceux qui prendront une aventure malheureuse n’auront plus d’autres occasions de fuir. Tout le monde est au courant des personnes qui meurent chaque jour et dont on trouve des cadavres décapités. On ne connait pas jusqu’aujourd’hui ceux qui font ces crimes. C’est dire que la machine à tuer est toujours sur place. Le gouvernement cherche toutes les manœuvres de faire rentrer les réfugiés malgré cela. Il fait beaucoup d’effort car il sait que la sécurité qu’il chante n’apparait pas sur terrain. Seulement, il essaie d’en cacher les grands signes. Une attention particulière devrait être faite sur les rescapés du génocide de 1993 qui sont dans les sites de déplacés intérieur. Que personne ne bouge de là où il est. Si le gouvernement voulait du bien à ces déplacés, qu’il construise des villages, y mette de l’eau et de l’électricité et y héberge hutus et tutsis, et initie des projets de développement. Voilà la solution immédiate.

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