Burundi: Le colonel Gélase Daniel Ndabirabe ne rate jamais l’occasion de s’attaquer aux gens et institutions à chaque prise de parole.

Burundi: Le colonel Gélase Daniel Ndabirabe ne rate jamais l’occasion de s’attaquer aux gens et institutions à chaque prise de parole.
Nouvellement désigné à la tête de l’Assemblée nationale du Burundi, le colonel démobilisé, Gélase Daniel Ndabirabe était hier à Rumonge, avec son homologue du sénat, pour soutenir Pierre Claver Ndayicariye dans sa présentation des ossements des victimes des évènements de 1972. C’est ce que les extrémistes hutus appellent ‘’ le génocide des hutus de 1972’’. Ont-ils la qualité et le droit de qualifier ces évènements de génocide ? Un véritable prétexte utilisé pour tuer des tutsis qui ne savent rien de ce qui s’est passé pendant cette période, ou pour justifier les crimes qu’ils ont toujours commis et qu’ils commettent jusqu’aujourd’hui sur les tutsis et les hutus de l’opposition.
Personne n’a jamais nié que des hutus et beaucoup de hutus ont été tués en 1972. Des tutsis ont aussi péri, et particulièrement dans les régions du Sud du pays où Ndayicariye et son équipe viennent de passer beaucoup de jours à déterrer des os dans des fosses communes. Mais, ce qui est révoltant, c’est l’exploitation politique que le pouvoir cnddfdd pour qui Pierre Claver Ndayicariye roule, fait de ces évènements. Ce ne sont pas tous les tutsis qui ont tué des hutus en 1972. Pourquoi alors s’en prendre à tout tutsi comme pour venger ces hutus ? Ndayicariye a-t-il les capacités techniques de distinguer les os des hutus de ceux des tutsis ? Nous osons lui dire qu’il n’y a pas moyen de connaitre la vérité dans ce dossier quand on est déjà politiquement orienté comme lui. Le résultat de son travail, et c’est ce que la clique militaire au pouvoir recherche, c’est renforcer le fossé entre hutus et tutsis, inciter les hutus à se venger sur les tutsis, pourquoi pas parachever le génocide commencé depuis 1993. A Pierre Claver Ndayicariye de se préparer à assumer sa responsabilité de ce génocide pour lequel il donne sa contribution dans sa préparation.
Revenons à notre colonel démobilisé, Gélase Ndabirabe. Il a pris la parole à Rumonge et les grands moments de son discours étaient consacrés à s’attaquer au sénégalais Doudo Diène, président de la commission onusienne d’enquête sur le Burundi. Pour Gélase Ndabirabe, sa commission est plutôt politique qu’une commission des droits de l’homme comme si les rapports qu’elle présente chaque année sont fabriqués de toutes pièces, n’ont aucune part de vérité. Pourtant, Gélase sait qu’aucun jour ne se passe au Burundi sans qu’on découvre un cadavre d’un homme ou d’une femme tué après avoir été ligoté et jeté soit dans une rivière, soit dans un caniveau soit dans un buisson. Et ceux qui commettent de tels crimes sont des membres des forces de défense et de sécurités téléguidés par le pouvoir militaire dont Gélase fait partie ou la milice imbonerakure.
Ndabirabe demandait dans son discours où était la commission onusienne quand ces burundais ont été massacré en 1972 comme si ce qu’elle fait aujourd’hui n’a pas de valeur s’elle n’est pas intervenue en 1972. Cela laisse présager un sentiment plutôt ethnique qui a toujours caractérisé la clique militaire au pouvoir. La commission rapporte des cas de violation des droits de l’homme au Burundi, des crimes commis sur les hutus, les twa et les tutsis et même les étrangers vivant au Burundi, aucune exception. C’est comme si, pour Gélase Ndabirabe, les hutus de 1972 ont plus de valeur que les hutus ou les tutsis qui sont régulièrement tués par le pouvoir cnddfdd aujourd’hui.
Mais, les paroles déplacées de Mr Ndabirabe ne devraient étonner personne. C’est sa nature. Il a toujours fait des déclarations provocatrices, incendiaires et divisionnistes. Les gens gardent en mémoire les attaques frontales dirigées tantôt contre l’Union Européenne, tantôt contre le Rwanda voisin et ses leaders, tantôt contre les Nations Unies, sans oublier l’église catholique. C’est dans son discours du 17 Février 2016 qu’il parlait de génocide physique qui serait commis par Michel Micombero, de génocide intellectuel commis ,selon lui, par Jean Baptiste Bagaza et de génocide démocratique commis par Pierre Buyoya. Ça c’est du pur Gélase Ndabirabe, pas quelqu’un d’autres. Il est le même qui a osé attaquer les évêques catholiques, les accusant de faire la politique au lieu de prêcher la parole divine. Ils ont été injuriés par ce colonel démobilisé, simplement pour avoir parlé des violations des droits de leurs fidèles.
URN HITAMWONEZA trouve que la clique militaire manque trop de diplomatie, de discipline dans leur langage, manque surtout d’intelligence pour savoir quoi dire, quoi taire. Ce comportent des bushman ou tout simplement des bergers n’est pas de nature à attirer les amis du Burundi, les investisseurs ou les touristes, ce qui porte un coup dure aux relations aussi bien bilatérales que multinationales avec les autres Etats ou organisations et par conséquent sur l’économie de notre pays. Raison pour laquelle nous restons au bas de l’échelle mondiale en matière de développement. Il est temps que tout burundais en prenne conscience et pense aux moyens les plus rapides et efficaces pour se débarrasser de ce leadership qui ne fait que salir la bonne réputation de notre pays et ruiner la nation toute entière.

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