Burundi: Les imbonerakure et interahamwe sont plus considérés par le pouvoir de Gitega que les corps de défense et de sécurité (4eme partie)

Burundi: Les imbonerakure et interahamwe sont plus considérés par le pouvoir de Gitega que les corps de défense et de sécurité (4eme partie)
Notre démarche continue en vue de montrer à quel point les CDS du Burundi sont déconsidérés par le simple fait que des milices accomplissent les tâches qui leur reviennent de droit. Leur composition, leur mode de fonctionnement laissent aussi penser aux forces non professionnels et partisanes ; ce qui est contraire à l’article 265, alinea1 : ‘’les CDS sont constitués par des professionnels et sont non partisans’’. Or, nous avons eu l’occasion de parler de la composition de ces corps où nous avons démontré qu’il n’y a pas de cohésion entre les groupes qui forment ces corps, et que par conséquent, ils ne peuvent en aucun cas être professionnels sous cette forme. Se reconnaitre de tel ou tel autre groupe ou parti de provenance leur écarte de la neutralité et de l’impartialité et font d’eux des corps plutôt partisans.
En effet, le cnddfdd n’a jamais voulu qu’il y ait au Burundi des CDS professionnels ; ils n’accepteraient pas d’exécuter des missions louches en dehors de celles reconnues par la constitution ; ils n’accepteraient pas d’exécuter des ordres manifestement illégaux. Tuer une personne simplement parce qu’elle est en conflit avec vous ou votre proche, porter atteinte à la vie d’un burundais sur ordre d’un membre d’un parti politique simplement parce qu’il est d’une autre tendance politique montre que vous êtes loin d’être un membre des CDS professionnels. Quand feu président Nkurunziza disait qu’on peut conduire les hommes sans avoir une formation académique (il disait qu’il n’est pas nécessaire d’être licencier pour être officier, pour dire que même un illettré peut conduire des hommes au champ de bataille), il savait de quoi il parlait. De un, il savait que lors de l’intégration, beaucoup de leurs hommes intégrés dans les catégories des officiers et des sous-officiers ne savaient que presser sur la détente de la Kalashinchov. Certains ont dû subir des séances d’alphabétisation des adultes pour au moins être capables d’écrire leurs noms. De deux, il est extrêmement facile de manipuler un illettré, et de surcroit quand il occupe des fonctions auxquelles il n’a pas de compétences suffisantes.
Le fonctionnement des CDS actuels découle aussi de ce manque de formation, aussi bien académique que technique des membres qui les composent et spécialement des leaders. Mais, ce n’est pas du tout une excuse du pouvoir cnddfdd , ce n’est pas une justification de remplacer le travail des CSD par celui des imbonerakure ou des interahamwe. Ce n’est pas parce que ces corps sont non professionnels que ce pouvoir l’a fait. Loin de là. La clique militaire avait et a toujours un autre objectif. Sinon, ils ont le pouvoir depuis 2005, ils auraient pu former des militaires professionnels s’ils en avaient la volonté. L’objectif était d’avoir des hommes facilement manipulables pour leur faire exécuter des crimes de sang jusqu’au génocide ; tout ceci dans le but de se maintenir au pouvoir. Ces hommes sont même incapables de voir qu’ils se mettent en danger, au moment où les chefs qui les envoient sont protégés et s’enrichissent au jour le jour quand eux ne sont pas capables de faire vivre leurs familles. Demain, ils se retrouveront devant les tribunaux, personne parmi ces leaders qui les manipulent ne viendra les défendre, ils répondront seuls de leurs actes.
URN HITAMWONEZA trouve qu’au moment où dans tous les domaines de la vie du pays tout est au point mort, au moment où le pays s’appauvrit de plus en plus, il est difficile au Burundi de changer quoi que ce soit sans changer d’abord de régime en place. Il est à la base de tous les malheurs des burundais. Pourtant, c’est un petit groupe de politiciens et d’officiers qui prennent en otage tout un peuple. Il est alors temps, s’il n’est pas tard, de se mobiliser pour les chasser du pouvoir et chercher d’autres leaders qui pourraient sauver notre pays de cette descente aux enfers. Ces CDS humiliés, déshonorés, doivent être les portes flambeaux de cette lutte de libération. Ils seront eux aussi libérés de ce leaders qui veulent les traiter comme leurs domestiques au moment où ils sont appelés à être les garants de la paix et la sécurité de tous les burundais sans exception

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