Burundi: La suspension des bourses d’études aux réfugiés par la Maison Shalom contente le pouvoir de Gitega(2eme partie)

Burundi: La suspension des bourses d’études aux réfugiés par la Maison Shalom contente le pouvoir de Gitega
(2eme partie)
Nous parlions hier de 52 étudiants de Musanze (Nord du Rwanda), réfugiés burundais, qui bénéficiaient de l’appui, comme bourses d’études, de la part de la Maison Shalom, qui sont aujourd’hui en situation de détresse car cette organisation vient de suspendre, sans justifications valables, ces bourses, au moment où certains étaient presque à la fin de leurs études. L’explication dont on parle se trouve dans un e-mail que le Directeur Pays, Nijimbere Richard, a envoyé à un certain Rénovat. Nous nous permettons encore une fois de reproduire tel qu’il est l’extrait pour ceux qui n’auraient pas lu notre précédente édition. L’extrait du message est libéré ainsi : ‘’’ vous saviez également qu’il fallait attendre la réponse de la Maison Shalom. Le fait que vous avez alors décidé unilatéralement de regagner le campus sans attendre la réponse signifie que vous vous engagez à prendre en charge votre formation sans l’aide de la Maison Shalom, étant donné que vous avez décidé de l’ignorer’’.
Nous rappelons que ces étudiants, qui bénéficiaient de l’appui de la Maison Shalom sans aucune difficulté, ont eu l’ordre d’écrire des lettres individuelles de demande de renouvellement du versement de leurs bourses au cours de l’année alors que la convention stipule que le renouvellement est annuel. Ils ont attendu une réponse qui a tardé à venir. Quand l’Université a rouvert les portes, ils ont décidé de se présenter au campus pour éviter des sanctions et le risque de perdre cet appui comme le stipule la même convention (dont nous avons la copie). Quand la réponse est sortie, elle était négative : plus jamais de paiement de bourses par Maison Shalom. Une très mauvaise nouvelle pour ces étudiants qui pour la plupart, étaient à la fin de leurs études universitaires.
Nous apprenons qu’ils ne sont pas uniquement 52 comme annoncé hier, mais plus de 70 étudiants, réfugiés burundais, qui sont actuellement dans l’impasse. Il serait difficile de comprendre que la raison majeure de cette suspension de bourses est l’explication que Ricard Nijimbere a fournie, surtout que la Maison Shalom ne veut pas communiquer sur ce dossier. Seraient-ils dans le vrai ? Y’a-t-il des anguilles sous roche ? Nous nous engageons à le découvrir par tous les moyens.
Nous avons déjà exclu l’hypothèse d’un manque de financement car ils ont trouvé des fonds pour les nouveaux qui veulent se faire inscrire à l’université. La logique voudrait que ceux qui vont bientôt terminer soient d’abord assistés pour appuyer plus tard les nouveaux.
Nous apprenons aussi que les étudiants qui ont des relations ou des proches parmi le personnel de la Maison Shalom sont entrain de négocier pour voir s’il y a moyen de les remettre sur la liste des étudiants bénéficiant encore de l’appui de Maison Shalom. Parmi eux, huit étudiants en médecine auraient plus de chance de refigurer sur cette liste. Ce qui veut tout simplement dire que la logique de l’ordre et de l’équité est en train de disparaitre progressivement. Nous pensions tous que ce désordre, ce favoritisme étaient l’affaire de la clique militaire de Gitega, mais ce comportement semble nous avoir poursuivi même en exil. S’il arrivait que ces étudiants manifestent leur colère, la Maison Shalom serait-elle disposée à assumer la responsabilité, devant le pays d’accueil, du désordre que cette mauvaise décision puisse causer?
Nous osons qualifier la décision de mauvaise. Là, nous avons pesé nos mots car, de un, elle n’a pas été expliquée aux concernés et à ceux qui ont pris connaissance de ce cas ; de deux, car elle met en danger des jeunes burundais, qui, malgré leur situation de réfugiés, espéraient un avenir meilleur avec l’obtention des diplômes. Leur désespoir risque de les pousser au rapatriement forcé et c’est le pouvoir de Gitega qui en sera content car les revoir signifie automatiquement les tuer et les jeter dans les lacs et rivières comme il a l’habitude de le faire.
Ce dossier risque de pousser l’opinion à se poser beaucoup d’autres questions qui nécessitent des réponses, mais difficiles à trouver. Qu’est ce qui aurait motivé une telle décision, qui, semble-t-il, n’est pas la première au sein de cette organisation ? D’où viennent normalement les fonds utilisés pour financer des projets de formation des jeunes réfugiés et d’autres projets et comment ces fonds sont-ils normalement gérés ? Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
URN HITAMWONEZA demande avec insistance que les burundais de bonne foi, spécialement ceux de la diaspora, se mobilisent pour collecter de l’argent pour appuyer ces étudiants, qui de reste étaient presque à la fin de leur formation universitaire, pour qu’ils terminent comme prévue et obtiennent leurs diplômes. Ces jeunes étudiants sont l’avenir de leurs familles et de notre pays. Que chacun fasse sien ce problème afin qu’ensemble, nous parvenions à trouver des moyens nécessaires leur permettant de terminer leurs études. WhatsApp contact: +31685638237
Email: urnhitamwoneza16@gmail.com  Twitter: URN HITAMWONEZA
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