Burundi: Le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye poursuit la chasse aux militaires tutsis EX –FAB

Burundi: Le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye poursuit la chasse aux militaires tutsis EX –FAB
Il s’appelle Caporal-Chef Diomède Niyonzima du 32eme Bataillon de Ngozi. Il a été tué, fusillé, le 4 Novembre 2020 matin. Les chefs militaires disent qu’il s’est suicidé, qu’il avait un problème mental. Ce que les autres militaires de son unité, contactés, contestent. ‘’C’est une invention du S4 Bataillon (chargé de la logistique), Major Nshimirimana et du commandant Bataillon, Lt-col Jean de Dieu Ntakirutimna qui tentent de cacher ce qu’ils ont fait’’, un des caporaux chefs de son unité témoigne sous couvert de l’anonymat. ‘’Nous n’avons jamais vu aucun signe de maladie mentale sur lui, c’est visible qu’ils avaient une dent contre lui ‘’, ajoute-t-il.
Le caporal-chef Niyonzima était sur une position à l’extérieur du camp. Il est rentré au camp pour des raisons non encore élucidées. Nous avons tenté, en vain , de contacter les militaires qui étaient avec lui sur position pour en savoir plus. Peut-être qu’ils seraient au courant de la raison. D’autres sources indiquent qu’il serait convoqué par un des chefs au camp. Pour quel motif ? Là aussi, nous n’avons pas encore reçu de réponse car ni le commandant de Bataillon, ni le Chargé de la logistique ne peuvent pas communiquer sur ce dossier de tant plus qu’ils sont les premiers responsables de sa mort (du moins selon les premiers témoignages recueillis au sein de cette unité).
Dans la logique des choses, un militaire quitte une position militaire seul avec arme quand il déserte le corps ; ce n’est pas le cas du caporal-chef Niyonzima car il ne se serait pas dirigé directement au camp. Quelles sont les autres circonstances ? Il y en a plusieurs, mais nous pouvons énumérer quelques-unes pour voir dans laquelle nous pouvons situer le cas précis. La première, c’est quand le militaire est appelé pour une mission spéciale. Là, le commandement envoie un véhicule pour le récupérer. La deuxième possibilité, c’est quand il a reçu une mutation et qu’il est temps de l’exécuter. Là aussi, pour une unité bien organisée, le chef lui envoie un véhicule pour ce déplacement car il doit passer au camp pour récupérer sa feuille de route et ses biens. La troisième, c’est quand il a demandé et obtenu un congé. Là, il peut, après avoir récupéré sa feuille de route (un véhicule de ravitaillement peut la lui remettre), décider d’aller en congé sans nécessairement passer par le camp.
Le commandement du Bataillon qui avance comme motif que le caporal-chef avait une maladie mentale tombe dans un mensonge sans nom. De un, comment un militaire qui a un trouble mental peut-il être autorisé à garder en main son arme ? Ça serait une grande irresponsabilité de la part de ses chefs car c’est mettre en danger ses frères d’armes, mais aussi la population environnante. Un malade mental ne peut pas être autorisé de quitter seul la position ; il doit avoir un moyen de déplacement et au moins deux garde malades qui l’accompagnent jusque dans une structure sanitaire adaptée à sa maladie. Ces gardes malades doivent rester en permanence avec lui et sont renforcés s’il le faut
Les enquêtes préliminaires faites par URNHITAMWONEZA montrent que l’assassinat du c-c Diomède NIYONZIMA a été planifié et exécuté par le Major Nshimirimana et son chef Lt- col Jean de Dieu Ntakirutimana. Sa famille n’aura pas droit de poursuivre ce dossier de peur d’être, elle aussi, poursuivie et exterminée par le système cnddfdd qui utiliserait sa milice imbonerakure. Il est clair que cet assassinat s’inscrit dans le plan global d’éliminer un à un les tutsis (quand une occasion se présente), sans oublier les Ex Fab. L’information à notre disposition est que tous les militaires tutsis qui sont encore à l’armée sont surveillés par des éléments issus du cnddfdd ; au moins trois surveillent aussi bien les déplacements, les contacts et les conversations d’un seul militaire tutsi. Moindre critique du commandement ou du pouvoir en place lui équivaut la mort. La famille ne verra même pas son cadavre. Nous voulons aussi faire un clin d’œil aux anciens membres du cnddfdd qui sont régulièrement utilisés par leurs chefs pour commettre des forfaits quelconques. Sachez bien que vos chefs ne vous aiment pas. Quand leurs intérêts sont menacés, ils n’hésitent pas à vous faire exécuter pour éviter des témoins gênants. Vous tous, hutus comme tutsis, vous avez une mission noble : défendre le pays et assurer la sécurité de tous les burundais sans distinction. Débarrassez-vous alors de ces mauvais leaders qui vous traitent comme leurs domestiques afin de garder votre honneur, celui de vos familles et de votre chère nation.

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