Burundi: Evariste Ndayishimiye répond par un non catégorique à la proposition d’Antonio Guterres

Burundi: Evariste Ndayishimiye répond par un non catégorique à la proposition d’Antonio Guterres
‘’Ce ne sont pas les rapports des USA, l’UE et les NU qui peuvent empêcher le cnddfdd de continuer à faire ce qu’il doit faire’’. ‘’Les imbonerakure doivent quadriller tout le territoire et rester vigilants pour veiller à la sécurité du pays’’. Voilà en substance ce qu’a dit le président Evariste Ndayishimiye aux imbonerakure lors de son discours de lancement des activités de la semaine dédiée au combattant, ce lundi 16 Novembre 2020. Dans sa manière d’endormir le peuple par des discours alléchants comme s’il disait la vérité, il a appuyé son argumentaire par l’article 72 de la constitution (Chaque burundais a le devoir de défendre l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire. Tout citoyen a le devoir sacré de veiller et de participer à la défense de sa patrie : Art 72 de la constitution de 2018).
L’esprit de cet article est que chaque citoyen participe de sa manière et conforme à la loi à la défense de sa patrie. C’est notamment en restant l’œil et l’oreille des Corps de défense et de sécurité qui ont dans leurs missions cette défense et protection physique du pays et de son peuple. Il avait raison le colonel Remy Cishahayo, gouverneur de Kayanza quand il disait qu’aucun imbonerakure n’a le droit de faire des patrouilles, que celui qu’il rencontrera sera embarqué dans son véhicule pour être emprisonné. Malheureusement, il a été vite démenti par le ministre Ezechiel Nibigira lors de la journée dédiée aux imbonerakure. Le ministre Nibigira leur a donné l’ordre de reprendre immédiatement les patrouilles. Il était dans la même province que gouverne le colonel Cishahaye. Peut-être qu’il a accepté malgré lui cette humiliation et a dû s’ajuster pour sauver sa peau.
Il est regrettable que ce soient des hommes qui n’ont aucun sens du respect de la loi comme Evariste Ndayishimiye et Ezechiel Nibigira et tout leur groupe, qui font la loi au Burundi.
La milice imbonerakure d’Evariste Ndayishimiye n’est pas non seulement contraire à la constitution, mais elle est aussi criminelle. Son existence est déjà une violation de l’article 246 de la constitution : ‘’Les Corps de défense et de sécurité sont établis conformément à la loi. En dehors de ceux-ci, il ne peut être créé ou levé aucune autre organisation armée’’. Evariste Ndayishimiye qui semble ne pas savoir ce qu’il est actuellement en se comportant comme un imbonerakure, sait que lui et son groupe, ont entrainé militairement certains de ces imbonerakure au Burundi, d’autres en Rdcongo et qu’ils leur ont distribué des armes sur toutes les collines du Burundi. Croit-il que le reste du monde est aveugle pour ne pas voir tout ce qui se fait au grand jour ? Faire des patrouilles nocturnes et diurnes, arrêter qui ils veulent (surtout les tutsis et les opposants politiques), les ligoter, les torturer, les tuer et les jeter dans les rivières et lacs , violer les filles et les femmes des opposants pour enfanter des imbonerakure ou tout simplement les tuer et les décapiter après ce viol, est-ce cela la défense de la patrie dont l’article 72 de la constitution veut dire Monsieur le Président Evariste Ndayishimiye ? Nous n’avons pas besoin de votre réponse, elle est connue de tous.
Nous voudrions plutôt encore une fois dire à Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies, qu’il a eu un faux rapport de la part de l’équipe qu’il a envoyé au Burundi du 14 au 19 septembre 2020 et que par conséquent, il a adressé au président du conseil de sécurité des NU de fausses recommandations. En effet, dans son rapport du 3 novembre 2020, Mr Guterres écrivait que comme entre autre moyen d’arriver à ‘’aider le Burundi à parvenir à une paix, une réconciliation et un développement durables’’ comme le voulait le Conseil de sécurité des NU, il fallait entre autre procéder à la réinsertion socioéconomique de la milice imbonerakure et engager un dialogue entre tous les burundais. Qu’est ce qui reste au Secrétaire Général des NU pour voir qu’Evariste Ndayishimiye et sa clique militaire n’accepteront jamais le désarmement de la milice imbonerakure (comme déjà souligné dans une de nos publications) et un dialogue sérieux entre tous les burundais ? Nous avons eu l’occasion de l’expliquer dans une de nos éditions. Aujourd’hui, avec le discours d’Evariste Ndayishimiye, président de la milice imbonerakure, il faut constater qu’il n’y a aucune espoir de faire parvenir le Burundi à ‘’ une paix, une réconciliation et un développement durables’’ avec le pouvoir cnddfdd.
URN HITAMWONEZA ne cessera jamais de le répéter, un pouvoir qui entraine et arme une milice alors qu’il a des corps de défense et de sécurité en nombre suffisant n’a d’autres visés que le génocide. Le cas du Rwanda voisin devrait nous servir de leçon. La France a été aux côtés du pouvoir de Juvénal Havyarimana et il a fini par commettre un génocide des tutsis en 1994. Aujourd’hui, nous aimerions dire à la France qui a déjà repris sa coopération avec le pouvoir Ndayishimiye (en violation des sanctions prises en commun accord avec l’ensemble des pays de l’UE), qu’appuyer ce pouvoir, et ce dans le domaine militaire, ne signifie, ni moins ni plus, l’aider à préparer un génocide régional. Que tous les autres pays et organisations internationales qui ont dans leurs stratégies d’approcher le pouvoir de Gitega, en lui proposant des projets de développement ou des appuis financiers de toute sorte, se détrompent. Cette stratégie ne donnera jamais de résultats escomptés ; au contraire, vous auriez contribué à l’extermination des tutsis du Burundi et de la sous-région ainsi que les hutus de l’opposition. Antonio Guterres et le conseil de sécurité des nations unies devraient plutôt garder un œil vigilent sur le Burundi pour penser à intervenir le plus rapidement possible car tout est déjà en place pour que ce génocide soit déclenché. Les pays de la sous-région qui n’ignorent pas la réalité de ce qui se fait au Burundi (s’ils ne veulent pas fermer les yeux pour des intérêts politiques ou financiers), devraient prendre toutes les mesures préventives possibles, sinon, quand la maison du voisin brule, la vôtre est aussi en danger. Les burundais devraient savoir que laisser la clique militaire au pouvoir continuer son plan génocidaire est synonyme de creuser une tombe pour notre chère nation. Il faut un effort de tout en chacun pour lui barrer la route afin qu’elle soit déchue, arrêtée et jugée pour tous les crimes commis. WhatsApp contact: +31685638237
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