Burundi : La communauté internationale relance le dialogue avec le pouvoir de Gitega ; l’opposition se montre de plus en plus faible.

Burundi : La communauté internationale relance le dialogue avec le pouvoir de Gitega ; l’opposition se montre de plus en plus faible.
Le président Evariste Ndayishimiye a accordé, le 7 décembre 2020, une audience au représentant de l’Union Européenne au Burundi en compagnie des ambassadeurs des pays membres de l’Union Européenne ayant leur résidence à Bujumbura. Selon SOS médias, les discussions ont entre autres porté sur les questions de santé, d’éducation, de lutte contre l’impunité, la meilleure gouvernance dans le domaine de la justice. ‘’Nous avons confirmé que nous étions disponibles à soutenir le Burundi dans ces domaines-là ‘’ a confirmé un des diplomates présents à la rencontre. Et le président Ndayishimiye d’ajouter : « la réussite du rétablissement de bonnes relations entre l’UE et le Burundi est déjà sur une bonne trajectoire ».
Tout le monde se souvient que l’Union Européenne avait suspendu les appuis financiers directs à l’Etat du Burundi y compris les appuis budgétaires, l’accusant de « ne pas respecter les principes et valeurs démocratiques, les droits de l’homme et l’Etat de droit sur la base de l’Accord de Cotonou et des principes énoncés dans l’Accord d’Arusha ».
Et aujourd’hui, la délégation reçue par Evariste Ndayishimiye confirme que ‘’ le moment est bien choisi compte tenu de la situation de paix et la sécurité qui prévalent sur toute l’étendue du territoire national, le retour massif des réfugiés, le réchauffement des relations avec le Rwanda, sans oublier le rôle que le Burundi est en train de jouer sur la scène régionale et internationale en plus des succès diplomatiques engrangés par le Burundi jusqu’à être retiré de l’agenda politique du Conseil de Sécurité de l’ONU’’.
URNHITAMWONEZA trouve regrettable que des diplomates chevronnés, qui suivent au quotidien ce qui se passe au Burundi passent outre la vérité des faits et fassent de telles déclarations.
Nous avons répété à maintes reprises que la mission spéciale envoyée au Burundi par Antonio Guterres du 14 au 19 septembre 2020 a donné un faux rapport qui a conduit à de fausses recommandations. Le pouvoir du cnddfdd ne peut pas démanteler la milice imbonerakure ; à qui il continue plutôt de distribuer des armes dans les localités qui n’en disposent pas assez.
Ce rapport du Secrétaire Général des NU au Conseil de Sécurité aurait poussé ce dernier a retirer le Burundi de son agenda politique ; ce qui semble confirmer, pour ce qui ne le savent pas, la normalisation de la situation au Burundi. Et voilà que la délégation de l’UE rencontrée par le président Ndayishimiye ce 7 Décembre 2020 vient confirmer qu’aujourd’hui, toute la communauté internationale se trompe/ou tout simplement s’accorde à dire à l’unanimité que la situation sécuritaire est bonne à travers tout le territoire national.
Nous restons convaincus qu’ils sont au courant de la situation qui prévaut aujourd’hui au Burundi ; mais, ils ne veulent pas se faire porte-parole de ceux qui sont tous les jours maltraités au moment où ils ne se lèvent pas eux-mêmes comme un seul homme pour dénoncer à haute voix les crimes du pouvoir Ndayishimiye. Où est allée l’opposition politique pour le faire ? Où sont allés les différents groupes dits armés qui manifestaient l’intention de combattre le pouvoir de Gitega ? N’ayant pas une même ligne idéologique à suivre dans ce combat contre ce pouvoir criminel, ils sont toujours partis en ordre dispersé, et le pouvoir a profité de l’occasion de les diviser en utilisant l’argent du contribuable. C’est ainsi que le CNARED a été divisé et n’a jamais avancé d’un seul pas dans sa lutte car ceux qui se battaient becs et ongles pour rester à la tête de cette organisation roulaient pour le pouvoir de Gitega. C’est dans ce cadre qu’Anicet Niyonkuru est rentré (avec pas mal d’autres burundais exilés) pour soutenir le cnddfdd aux élections de mai 2020. Tout ce désordre observé au sein de l’opposition n’est que l’œuvre des traitres payés par le pouvoir de Gitega qui font tout pour se placer dans des places stratégiques des organisations de l’opposition pour mettre des freins à mains dans leur fonctionnement. Nos sources d’information confirment qu’au sein des groupes qui se préparaient à lancer des opérations sur le Burundi, il y avait toujours des infiltrés (payés) qui donnaient directement rapport au pouvoir de Gitega ; raison pour laquelle leurs actions ont toujours été étouffées dans l’œuf.
Si aujourd’hui, les Nations Unies, l’UE et autres commencent à relancer la coopération avec le pouvoir Ndayishimiye, ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas au courant des violation graves des droits de l’homme faites par ce pouvoir ; ils reçoivent des rapports des cadavres qui sont régulièrement ramassés ici et là sur les rives des rivières et lacs ou le long des chemins et dans les brousses ; ils savent que ces assassinats ciblés sont faits par des services de l’Etat téléguidés par Ndayishimiye et sa clique. Les burundais vivent dans la peur panique à tel point que une personne peut être enlevée par les services de sécurité au grand jour, puis tuée le lendemain et personne n’ose lever le petit doigt. Tout le monde se tait craignant d’être la prochaine cible. Et c’est ça que la communauté internationale appelle la paix et la sécurité au Burundi car il n’y a pas de bruits des armes, pas de manifestations pour protester contre ce qui se fait au grand jour. Et pourtant, le génocide continue à petit feu ( kamwe kamwe : un à un).
URN HITAMWONEZA met en garde encore une fois les pays de l’Union Européenne et le conseil de sécurité des Nations Unies, qu’ils seront responsables du génocide à grande échelle dont ce pouvoir d’Evariste Ndayisimiye qu’ils soutiennent est en train de finaliser les préparatifs en collaboration avec les FDRL interahamwe et les autres forces négatives se trouvant en RD Congo .
Nous rappelons encore une fois aux burundais qui rêvent un pays paisible et prospère, de bien cibler et écarter tous les traitres qui se font passer pour des opposants afin de se préparer, et ce dans les meilleurs délais, à en finir avec la clique militaire au pouvoir au Burundi. Les burundais ont besoin d’un pouvoir unificateur qui se soucie de l’intérêt de tous sans exception et du développement du pays.

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