Burundi : La clique militaire au pouvoir est prête à passer à la phase finale du génocide en cours depuis 2005(4ème partie)

Burundi : La clique militaire au pouvoir est prête à passer à la phase finale du génocide en cours depuis 2005(4eme partie)
Nous poursuivons notre démarche avec les 10 étapes d’un génocide. Nous appuyant sur l’étude de Gregory H. Stanton, nous avons vu que la première étape est la classification. Au Burundi, les hutus se distinguent des tutsis et ceci s’est accentué avec l’arrivée du cnddfdd au pouvoir qui a initié l’utilisation du terme ‘’Abenegihugu ‘’ à la place de ‘’Abanyagihugu’’ ; une distinction à peine voilée pour parler des hutus ( abenegihugu) et des tutsis ( abanyagihugu) ; comme ils parlent des EX FAB ( pour parler des militaires ou policiers tutsis) et Ex-Pmpa ( pour parler des militaires et policiers hutus).
Selon toujours Gregory, la deuxième étape, c’est la Symbolisation. C’est l’identification des gens en tant que tel (juifs, tutsis, par exemple). Ils sont distingués par des couleurs ou des vêtements symboliques.
Au Burundi, il était difficile de distinguer, à première vue le hutu d’un tutsi. Des gens de même couleur de la peau, avec une même langue et une même culture. Le colon belge a collé aux burundais des signes distinctifs entre hutus et tutsis. C’était, comme on l’a vu dans nos précédentes éditions, une façon de les différencier, montrer qu’ils n’ont rien de commun, les diviser pour les diriger avec beaucoup de facilités. Pour lui, le tutsi est l’homme de taille élancée, mince, avec un nez pointu et une peau claire ; au moment où il définissait le hutu comme un homme de petite taille et trapu, avec une peau plus foncée
Dominique Franche estime que les différences physiques sur lesquelles s’appuient les partisans de l’hypothèse hamitique ne seraient pas pertinentes, puisqu’il n’y aurait pas plus de différence de taille entre les tutsis et les hutus . Pour lui, les différences remarquées par le colon s’expliqueraient en grande partie, pendant ce temps, par un régime alimentaire différencié : les tutsis, nobles mais surtout éleveurs, buvaient traditionnellement plus de lait et mangeaient plus de viande que les Hutu, cultivateurs ; leur alimentation était donc plus riche en protéines.
Mettons de côté ces théories des hommes de sciences et des colons belges pour dire qu’au Burundi, un petit pays, tout le monde se connait. Pendant les crises qui ont secoué le pays, 1965, 1972, 1988, 1993, et depuis 2005, les hutus ne se sont pas trompés sur les tutsis à tuer ; même les militaires qui ont passé à la répression quelquefois aveugle, ne se trompaient pas sur les hutus. Certains ont inventé une nouvelle théorie de dire qu’au lieu de se tromper sur ces ethnies, vaut mieux tuer le sien ( aho kwihenda wokwihekura). Une théorie d’extrême barbarie utilisée surtout lors des purifications ethniques dans les quartiers de Bujumbura.
Aujourd’hui, il est difficile par apparence de distinguer qui est hutu, qui est tutsi, surtout avec certains mixages entre parents d’ethnies différentes ou encore chez les enfants des hutus VIP (les riches et les intellectuels)
Cependant, la clique militaire au pouvoir ne se trompe jamais dans ses opérations ‘’assassinats ciblés’’. Avec son système de renseignement, savoir que tel est un tutsi quand il faut l’éliminer est une question d’heures. En plus de service de renseignement, ils ont mis en place leur milice imbonerakure qui sont éparpillés sur toutes les collines du pays ; qui sont dans les quartiers (certains servant comme domestiques, aussi bien dans les familles hutues que dans les familles tutsies) qui ont fini tout le travail d’identification des familles tutsies à travers tout le pays. Certains se sont même repartis les taches pour que au coup du sifflet, chaque groupe sache avec précision sur quelle famille se diriger pour la liquider et récupérer sa maison et biens en sa possession (rappelez-vous de la théorie ‘’Kora= passer à l’action’’ de Reverien Ndikuriyo, ancien président du sénat). De même, sur les collines, dans différentes provinces, les familles des tutsis ont été toutes recensées et mises sous la responsabilité d’un groupe d’imbonerakure vivant dans leur environnement.
URN HITAMWONEZA ne cessera jamais de crier en rappelant toujours que le génocide à grande échelle au Burundi est une question de jour. Tout est mis en place pour passer à l’action, il ne reste qu’un simple prétexte ou un déclencheur. Tout ce dispositif des imbonerakure qui se sont partagés les familles des tutsis à tuer au coup du sifflet est connu ; des armes ont été distribuées à ces imbonerakure (au moins 5 AK47 par colline) ; les burundais semblent plongés dans un sommeil profond et la communauté internationale ferme les yeux sur ces faits ; elle se réveillera après coup. C’est donc aux burundais soucieux de l’avenir du pays de se lever et prendre toutes les dispositions nécessaires pour étouffer dans l’œuf ce projet criminel de la clique militaire dirigée par Evariste Ndayishimiye.

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