Burundi :(7ème partie)La clique militaire au pouvoir est prête à passer à la phase finale du génocide en cours depuis 2005

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Burundi : La clique militaire au pouvoir est prête à passer à la phase finale du génocide en cours depuis 2005 (7ème partie)
Nous poursuivons notre démarche vers la démonstration du génocide perpétré depuis 2005 par la clique militaire au pouvoir au Burundi ; un génocide qui est une continuation de celui commencé depuis longtemps visant l’élimination des tutsis du Burundi, mais qui, dans sa phase finale, s’étendra sur toute la sous-région.
Nous avions déjà passé en revue les 4 (la classification, la symbolisation, la discrimination et la déshumanisation) des 10 étapes du génocide comme décrites par Gregory H. Stanton. Nous avons déjà démontré que la clique militaire au pouvoir a bel et bien suivi ces étapes. Aujourd’hui, nous abordons la 5eme étape qui est ‘’l’organisation’’.
Gregory H. Stanton définit cette étape comme ‘’ une conception de plans de meurtres génocidaires, en général par l’État, son armée ou des milices’’.
Au Burundi, cette conception a été depuis longtemps faite ; les plans sont régulièrement ajustés selon que les extrémistes hutus reçoivent les moyens pour les exécuter ou arrivent au pouvoir. L’idéologie de génocide des tutsis a été enseignée depuis les années 59 à partir du Rwanda, le palipehutu (comme le palimehutu du Rwanda), n’a fait que propager cette idéologie au Burundi jusqu’aux plus jeunes (enfants de l’école primaire). Les différentes tentatives d’appliquer ce plan génocidaire ont abouti au génocide des tutsis et des hutus de l’Uprona par les extrémistes hutus du Frodebu en 1993, après l’assassinat du président Melchior Ndadaye. Là aussi, leur plan n’a pas réussi à 100% puisqu’ils avaient prévu d’éliminer tous les tutsis du Burundi pour que les enfants hutus qui vont naitre puissent demander à quoi ressemblait un tutsi. C’est ce plan que Hezumuryano Désiré, administrateur de la commune Bukirasazi en province Gitega, en 1993, mettait en œuvre en faisant éventrer des femmes tutsies après les avoir déshabillé et crucifié devant des spectateurs hutus enragés (l’administrateur disait : Twice abatutsi hamwe umwana wʾumuhutu azobaza ingene umututsi yasa)
Ils ont tué des centaines de milliers de tutsis, mais là non plus, ils n’ont pas réussi à les éliminer tous. Les mêmes criminels ont ensuite rejoint le maquis, soi-disant pour défendre la démocratie, alors que c’était une autre manière de reprendre leur plan génocidaire des tutsis ; ils ont toujours visé les camps des déplacés tutsis, les écoles, les ménages des tutsis, comme leurs cibles. Chez eux, défendre la démocratie était synonyme de tuer les tutsis. Voilà tout ce qu’ils ont fait pendant plus de 10ans et sont rentrés par la grande porte par des négociations sans avoir conquis aucun mètre carré du territoire. Par la terreur et par leur idéologie génocidaire enseignée partout où ils passaient, ils ont gagné les élections de 2005 et ont eu les moyens de l’Etat pour reprendre ou ajuster leur plan génocidaire.
Etant au pouvoir, il fallait appliquer le plan de façon progressive : Tuer les tutsis un à un, les maintenir sous la peur panique, les museler sur le plan économique (ruiner leurs projets, les remplacer dans des postes de responsabilités juteux etc …) ; au niveau des corps de défense et de sécurité, remplacer les tutsis (ex fab) au commandement par les hutus cnddfdd, en violation des accords d’Arusha (seuls quelques tutsis, figurants, facilement manipulables sont restés).
Les extrémistes hutus aimaient dire que Melchior Ndadaye ne pouvait pas mourir s’il avait une armée, comme si un président doit avoir une armée propre, différente de l’armée républicaine. C’est ce que le cnddfdd a fait ; il a mis en avant les militaires et policiers issu du parti qui exécutent non pas les ordres de la hiérarchie militaire même s’ils avaient le commandement en main, mais des ordres qui viennent de n’importe où dans les sphères du parti politique. D’où, on ne peut plus parler d’armée ou police nationale.
Malgré tout cela, la clique militaire a constaté que son plan génocidaire ne pourrait pas être exécuté comme elle le voudrait par les seuls corps de défense et de sécurité tant qu’ils contiennent encore des éléments qui ne sont pas issus du cnddfdd. Ayant en tête l’expérience du Rwanda de Havyarimana, ils ont mis en place, entrainé et armé la milice imbonerakure et noué des relations profondes avec les génocidaires rwandais, interahamwe. De cette manière, ils sont aujourd’hui convaincus que cette fois ça sera le coup final. Le génocide ne sera pas non seulement l’affaire des tutsis du Burundi, mais de toute la sous-région.
URN HITAMWONEZA a toujours montré à l’opinion ce plan, mais personne ne veut apparemment réagir. Nous ne cesserons jamais de crier pour qu’un jour, les gens se rendent compte que le Burundi est un pays en danger. Le peuple burundais doit se réveiller de son sommeil pour chercher à sauver ce qui reste à sauver. Sinon, si rien n’est fait dans l’immédiat, nous sommes proches de la catastrophe. Il ne reste qu’un simple déclencheur pour que la clique militaire exécute son plan de génocide régional. La chasser du pouvoir est la seule manière d’éviter cette hécatombe.

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