Burundi : La clique militaire au pouvoir est prête à passer à la phase finale du génocide en cours depuis 2005(11ème et dernière partie)

Burundi

Burundi : La clique militaire au pouvoir est prête à passer à la phase finale du génocide en cours depuis 2005(11ème et dernière partie)
Nous arrivons à la fin de notre long parcours pendant lequel nous avons passé en revue les différentes étapes d’un génocide pour démontrer que la clique militaire au pouvoir depuis 2005 a déjà parcouru toutes ces étapes ; il ne reste que l’avant dernière et la dernière étape comme nous allons le voir. Rappelons que, selon Gregory H. Stanton, ces étapes sont : la classification, la symbolisation, la discrimination, la déshumanisation, l’organisation, la polarisation, la préparation, la persécution, l’extermination et le déni.
Il définit l’extermination comme le début proprement dit des massacres, perçus par les tueurs comme des actes ‘’d’extermination’’. Le génocide des tutsis a commencé depuis longtemps au Burundi comme nous avons eu l’occasion de le démontrer. En 1993, les cibles étaient toujours les tutsis, mais certains hutus membres de l’Uprona, parti du Prince Rwagasore ont été aussi visés. Un rapport d’une commission des Nations Unies qui a effectué une enquête minutieuse au Burundi a conclu qu’il y a eu au Burundi, un génocide des tutsis par des hutus du Frodebu (S/1996/682 du 22 Aout 1996).
Le génocide a continué à petit feu. Les criminels ont pris le chemin du maquis juste pour avoir une bonne occasion pour poursuivre leur projet et en finir avec les rescapés tutsis de 1993. La guerre a été clôturée par des négociations et les mêmes criminels sont revenus au pouvoir par des élections et ont continué à tuer sélectivement les tutsis et les hutus de l’opposition jusqu’aujourd’hui.
Comme le dit bien Gregory, ces étapes d’un génocide ne suivent pas toujours une progression linéaire, elles peuvent coexister. Les extrémistes hutus ont continué à commettre des actes de génocide tout en niant en même temps le génocide qu’ils ont commis, qualifié comme tel par les Nations Unies.
Gregory définit le déni du génocide comme étant ‘’ la négation par les auteurs d’un génocide d’avoir commis des crimes. Blâme souvent rejeté sur les victimes. Dissimulation de preuves et intimidation de témoins’’. C’est exactement ce que fait aujourd’hui la clique militaire au pouvoir. Elle intimide les tutsis, les accusant gratuitement d’avoir tué des hutus en 1972 et d’avoir assassiné le président hutu démocratiquement élu, Melchior Ndadaye. Ces hutus extrémistes mettent ces crimes sur le dos de tous les tutsis en général en intimidant même les enfants qui n’étaient pas encore nés quand cela s’est passé. Une façon de trouver des prétextes pour les culpabiliser et les exterminer sans réaction.
Tous les crimes commis par les extrémistes hutus sont maintenant jetés dans les oubliettes et les victimes deviennent des bourreaux et vice versa ; simplement parce qu’ils ont le pouvoir.
Comme si cela ne suffisait pas, ils sont aujourd’hui, avec leur fameuse commission dite vérité et réconciliation ‘’CVR’, en train de faire disparaitre toutes les preuves du génocide qu’ils ont commis. C’est ainsi que Pierre Claver Ndayicariye sillonne toutes les collines du pays prétextant être à la recherche des restes des victimes de 1972 alors qu’il n’a aucune capacité technique de découvrir l’âge d’un os humain. Dans presque toutes les communes du pays, des tutsis ont été tués en 1993 et jetés soit dans des fosses communes, soit dans des latrines ou dans les rivières. Le criminel Ndayicariye à qui a été confiée cette mission de faire disparaitre toutes les preuves du génocide des tutsis n’a jamais dit qu’il a eu des informations sur les fosses communes des tutsis tués en 1993, simplement parce que ceux qui les ont tués sont ses patrons. Tous ces restes sont déterrés et sont qualifiés abusivement ‘’os des hutus tués en 1972 par des tutsis’’.
Des témoignages des rescapés de 1993 ont déclaré que dans certains endroits, les criminels hutus avaient comme prétextes, pour tuer les tutsis, que leurs parents ont été tués en 1972 par les parents tutsis qu’ils voulaient tuer. La même chanson refait surface aujourd’hui avec le discours de haine diffusé par le porte-parole des extrémistes hutus au pouvoir, Kenny Claude Nduwimana, qui ne cesse d’endosser la responsabilité des hutus tués en 1972 à tous les tutsis. Aujourd’hui, le pouvoir Ndayishimiye est au stade d’empêcher aux parentés des élèves de Kibimba tués en 1993 de se rendre sur le mémorial, mais aussi utilise sa milice imbonerakure pour arracher la croix en métal qui s’y trouve ; un pas vers sa destruction totale. Au même moment, les mêmes imbonerakure étaient en train de détruire le mémorial des tutsis banyamulenge tués par les fnl à Gatumba en 2003. Le chef de zone Gatumba n’a pas caché sa haine en déclarant qu’il ne veut plus voir ces tombes des tutsis dans sa zone.
Au même moment que Pierre Claver Ndayicariye fait disparaitre les preuves du génocide des tutsis en 1993, ce Kenny Claude Nduwimana était toujours à ses côtés pour publier que ce sont des victimes de 1972 tués par les tutsis. Une manière de semer la haine entre hutus et tutsis, une façon d’inviter les hutus à la vengeance ; une véritable incitation au génocide.
Le déni du génocide comme dernière étape, selon Gregory, reviendra sans doute après la phase finale du plan génocidaire de la clique militaire, dont les préparatifs sont presque terminés, il ne reste qu’un déclencheur pour passer à l’action.
URN HITAMWONEZA alerte encore une fois l’opinion sur un génocide à grande échelle au Burundi et qui touchera aussi la sous-région. Toutes les étapes d’un génocide ont été franchies comme nous l’avons déjà démontré ; les imbonerakure et les FDRL Interahamwe sont aux aguets, des militaires et policiers zélés sont prêts à appuyer ces éléments cités précédemment, les hutus extrémistes ont été mobilisés et des discours de haine sont régulièrement propagés par des gens téléguidés en cachette par le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye. Les burundais doivent rester vigilants car si rien n’est fait dans l’immédiat pour faire échouer ce projet génocidaire, le pouvoir est prêt à passer à l’action ; il n’attend qu’un déclencheur. Que la communauté internationale qui commence à soutenir le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye et sa clique génocidaire se prépare en même temps à assumer la responsabilité du génocide des tutsis et des hutus de l’opposition qui n’attend qu’un coup de sifflet.

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