Burundi : Le Burundi est-il un Etat démocratique ou dictatorial(3eme et derrière partie)

Burundi : Le Burundi est-il un Etat démocratique ou dictatorial
(3eme et derrière partie)
Nous avons pu démontrer dans nos éditions antérieures que la démocratie, imposée par les européens, se limitait aux élections dans un multipartisme aveugle. Et le système électoral ‘’ un homme, une voix’’ n’a abouti, dans beaucoup de pays africains, à l’écrasement de la minorité par la majorité numérique. La population non instruite n’élisait leurs leaders que sur des critères ethniques ou claniques, régionaux ou autres. Ces élus opportunistes, sans aucun projet de société, sans expérience politique, sans vision nationale, commençaient plutôt à se considérer comme de petits rois en s’accaparant de tous les biens des Etats pour s’enrichir le plus rapidement possible laissant le peuple dans sa misère. Au lieu de penser à faire participer toutes les ressources humaines dans la gestion et le développement du pays, ils commençaient plutôt à écraser tout opposant ; ce qui aboutit au finish à la naissance des conflits et des guerres. Voilà ce que La Baule avec François Mitterrand et ses amis européens a apporté à l’Afrique.
Une démocratie mal pensée, qui fait remplacer une administration bien structurée par des leaders non préparés et non expérimentés, élus sur critères ethniques, claniques ou régionaux ; une démocratie qui maintient le peuple dans le sous-développement pour qu’il continue à quémander des aides aux européens. D’où, ils garderont une main mise sur des gouvernements qu’ils téléguideront comme ils veulent et ceux qui ne l’accepteront pas verront leurs robinets fermés. Sans indépendance économique, point d’indépendance politique.
La politique de ‘’Diviser pour régner’’ introduite par le colon dans la sous-région était porteur de tous les dangers. Les belges ont détruit une administration bien organisée qui réunissait toutes les classes sociales de nos pays, dans l’objectif de nous diviser et nous affaiblir. Ainsi, en disant que les hutus ne peuvent pas gouverner, qu’ils n’ont pas de capacité intellectuelle et de souplesse suffisantes pour cela, l’excluant ainsi de l’administration, c’était une façon de les pousser à la révolte un jour contre les tutsis ; une minorité numérique, qui selon le colon, domine une majorité numérique. C’est de là qu’est née l’idée de la révolution sociale de Kayibanda en 1959 qui aboutira à tuer les tutsis et chasser les autres hors du pays. Les extrémistes hutus du Burundi ont toujours essayé de calquer ce modèle depuis longtemps sans y parvenir à l’image du Rwanda, mais l’idéologie est restée dans leur esprit.
Les européens ont lâché à contre cœur les indépendances dans nos pays ; leur influence allait diminuer ; il fallait trouver d’autres voies de pénétrer nos Etats ; le multipartisme à l’européenne est donc venu leur faciliter l’affaire. Sauf le parti du Prince Rwagasore, basée sur une idéologie unitariste, les autres partis étaient plutôt d’audience hutue et bénéficiaient de beaucoup d’appuis des européens. C’est finalement ces extrémistes, profitant du système un homme, une voix, qui ont dirigé le Burundi et le Rwanda après l’introduction du multipartisme et qui ont commis l’irréparable, le génocide des tutsis ( au Burundi en 1993 et au Rwanda en 1994)
Aujourd’hui, le Burundi est dirigé par les mêmes qui ont commis le génocide de 1993, et qui ont continué à tuer les tutsis pendant la période de guerre et qui planifient de le parachever avec les moyens de l’Etat étant au pouvoir. C’est pour cela qu’ils ont toujours refusé de quitter ce pouvoir même quand cette majorité avait voté pour le changement en mai 2020.
Le Burundi se retrouve alors dans un semblant de démocratie (uniquement parce qu’il y a eu élections), mais réellement, c’est le seul parti cnddfdd qui est aux affaires, les membres des autres partis ne sont pas uniquement exclus de l’administration, mais sont également appelés des ennemis de la Nation à éliminer. Et pourtant, les mêmes pays européens qui nous ont poussé au multipartisme, avec la fameuse liberté dont François Mitterrand faisait allusion dans son discours au sommet de La Baule en 1990, sont les premiers à soutenir un tel régime. Voudraient ils appuyer le génocide des tutsis et des hutus de l’opposition du Burundi comme les français ont soutenu Juvénal Havyarimana jusqu’au génocide des tutsis rwandais en 1994 ? Le temps nous le montrera.
URNHITAMWONEZA rappelle encore une fois au Burundais (sans distinction aucune), qu’il est grand temps de prendre les choses en main, sans rien attendre de l’extérieur, pour changer le système de gouvernance de notre pays. Chasser au pouvoir ceux qui ne cherchent que leurs intérêts en éliminant les autres sous prétexte qu’ils ont été élus par le peuple alors qu’ils n’ont rien fait de positif pour ce peuple, afin d’instaurer un système de gouvernance, de démocratie adaptée à notre réalité. Nous devons aboutir à un système de gestion d’un ‘’homme qu’il faut à la place qu’il faut’’ (toutes les sociétés, entreprises paraétatiques en faillite car dirigées par des sympathisants incompétents du parti au pouvoir et non des professionnels) pour qu’on puisse sortir de ce sous-développement

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