Burundi: Les escadrons de la mort d’Evariste Ndayishimiye ne désarment pas malgré l’offensive diplomatique de leur patron.


Burundi: Les escadrons de la mort d’Evariste Ndayishimiye ne désarment pas malgré l’offensive diplomatique de leur patron.
Dans la logique des choses, au moment où le président Evariste Ndayishimiye est en pleine offensive diplomatique pour voir si l’Union Européenne pourrait reprendre la coopération de façon définitive après tant d’années de sanctions, il devrait dire halte à ses escadrons de la mort. Or, nous remarquons plutôt qu’ils ne veulent pas du tout désarmer. Dans son discours lors de sa rencontre avec les représentants du Corps diplomatique et consulaire accrédités à Bujumbura, le président Ndayishimiye avait dit : ‘’Après les élections qui se sont bien déroulées, nous nous sommes attelés à restaurer la confiance entre les acteurs politiques’’. C’est juste un discours alléchant comme on a l’habitude de le dire à ceux qui nous suivent, sinon la réalité est autre. Les tutsis et les membres du CNL sont persécutés chaque jour, accusés à tort de perturber la sécurité du pays. Ces criminels envoyés par Evariste Ndayishimiye diront qu’ils sont entrain de sauvegarder la sécurité du pays alors qu’ils commettent des crimes contre l’humanité ; des crimes de génocide. L’UE en est au courant. Pour ceux qui n’ont pas le temps de suivre ce qui se passe dans notre pays, nous tenons à vous faire part que de quelques cas illustratifs.
Le cas le plus récent est celui de Nduwayezu Clément, membre du CNL d’Agathon Rwasa, habitant à Rweza –Muyira-dans Bujumbura rural, qui est porté disparu depuis le 31 janvier 2021. La tactique utilisée par les bourreaux est la même : un coup de téléphone par un homme que la victime ne peut pas soupçonner, puis, il est arrêté et menotté soit par les imbonerakure, soit par les agents du SNR. Pour le cas de Nduwayezu Clément, Mpitabavuma Gédéon, chef de zone Muyira serait le premier responsable de cet enlèvement. Sa famille a cherché partout, pas de trace. Elle craint qu’il serait déjà tué. Si c’est le cas, la famille ne verra même pas de cadavre car ces criminels s’arrangent pour le jeter loin du lieu d’origine de la victime. S’ils décident de le jeter dans l’eau (lacs ou rivières), ils attachent au cadavre une grosse pierre pour qu’il ne remonte pas à la surface avant sa décomposition partielle (personne ne pourra le reconnaitre sous cet état).
Le deuxième cas est celui de deux jeunes frères Alexis Mworozi, 20ans, qui venait de terminer les humanités et Lionel Rwigema, 16ans, de la 10eme ; ils ont été arrêtés le 30janvier 2021 chez eux à la colline Kiri de la zone Mariza dans Rumonge par des militaires et policiers prélevés sur plusieurs positions de la localité de Burambi. Ces jeunes frères ont été menottés et conduits à la position de police de Gishiha. Ils sont accusés d’avoir caché leur grand frère Léon Bizoza qui serait, selon les dire de ces criminels, rapatrié du Rwanda et qui aurait amené une arme. Un montage éhonté et un prétexte sans fondement car s’il est rentré par voie normale, il n’y avait pas moyen de monter dans les bus avec arme ; s’il serait passé par les voies illégales, il n’avait pas besoin d’amener une arme du Rwanda ; au Burundi les armes pullulent partout, celui qui en a besoin peut la trouver à tout moment et partout. Qu’il n’arrive rien à ces jeunes innocents car en aucune manière, ils ne peuvent pas répondre des actes de leur frère même s’il avait commis un crime quelconque. C’est une attitude criminelle qu’on n’a jamais vue ailleurs que sur le règne du cnddfdd. Les chefs militaire et policier ainsi que l’administration de la localité sont tenus responsables de tout ce qui arrivera à ces jeunes. Rappelons que dans Burambi, il est devenu une habitude de tuer des gens sans poursuite : Deo Niyongabo alias Côme, ex fab, a été tué le 16 Janvier 2021 par les forces de l’ordre ; Protais Niyungeko a été tué le 18 janvier 2021 après 4 jours d’emprisonnement à la police, il a été fusillé par des policiers au moment où il allait leur montrer une cache d’armes ; Egide Sindayigaya, un vieux de 60ans, est mort le 25 janvier 2021 suite aux tortures lui infligées par la police et les agents du SNR.
Un troisième cas illustratif est celui de Dieudonné Mushirakure, membre CNL et ancien militaire, originaire de la colline Nyamurenge, zone Makamba de la province Mwaro. Il a été arrêté le 20jan 2021 par la police sur injonction de Athanase Mpawenayo, chef de zone et chef cnddfdd en commune Rusaka. Il a été transféré chez Gérard Ndayisenga, chef SNR de Mwaro. Sa famille n’a plus de trace de lui depuis ce jour.
Les membres du corps diplomatique et consulaire qui ont écouté le discours d’Evarsite Ndayishimiye et qui continuent leurs entretiens avec le ministre Albert Shingiro, devraient lui poser la question de savoir si c’est de cette manière qu’il s’attèle à restaurer la confiance entre les acteurs politiques.
URN HITAMWONEZA estime que si réellement Evariste Ndayishimiye est derrière ces cas de violations flagrantes des droits de l’homme et qu’il continue à tenir de tels discours, c’est un véritable homme malhonnête, hypocrite, un monstre criminel. Et s’il n’en sait rien ou s’il est dans l’incapacité de les arrêter, il est un simple figurant, qu’il remette le tablier. Et s’il choisit de s’asseoir dans son fauteuil présidentiel et continuer à mentir aux burundais et à la communauté internationale, ses jours sont bien comptés. WhatsApp contact: +31685638237
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