Burundi : Chao à la tête de l’Etat : Qui gouverne réellement le Burundi aujourd’hui ?

Burundi : Chao à la tête de l’Etat : Qui gouverne réellement le Burundi aujourd’hui ?
La question mérite d’être posée pour plusieurs raisons car il est visible qu’Evariste Ndayishimiye qui occupe aujourd’hui le fauteuil présidentiel n’est président que de nom. Un administrateur d’un groupe WhatsApp a plus de poids que lui. Il donne des directives à suivre pour tous les membres du groupe et elles sont respectées ; celui qui ose violer les règles du jeu est d’abord averti et s’il récidive, l’administrateur retire son nom et son numéro du groupe. Une mesure prise et exécutée sans aucune interférence. Voilà ce qui manque chez Evariste Ndayishimiye, lui qui est supposé diriger le Burundi aujourd’hui.
Avant de parler de quelques cas illustratifs, jetons un regard en arrière pour voir le pourquoi de cet état de fait. En effet, personne n’ignore qu’Evariste Ndayishimiye occupe une place qu’il a volé ; c’est par la loi de la force qu’il est assis dans le fauteuil présidentiel et nom par la force de la loi. C’est une clique militaire, membre du cnddfdd, qui l’a imposé comme candidat à la présidentielle ( il est connu que le défunt président Nkurunziza avait proposé l’ancien président de l’assemblée nationale, Pascal Nyabenda) ; le peuple a voté pour le changement car il était fatigué de tant d’années de règne d’un parti Etat, le cnddfdd , qui a conduit le pays au deuxième rang mondial des pays les plus pauvres de la planète. La même clique militaire a dit : ‘’ proclamer le cnddfdd vainqueur, nous gérons les conséquences de tout ce qui va suivre’’. Aussitôt dit, aussitôt fait. La réaction du camp des vrais vainqueurs n’a pas été immédiate car tout le monde savait la lourdeur de la répression violente qui devrait s’en suivre sachant que la milice imbonerakure et certains membres des corps de défense et de sécurité zélés avaient été préparés par la clique militaire pour cela.
Aujourd’hui, la même clique militaire est parvenue à lier les bras et les jambes Evariste Ndayishimiye, il ne peut prendre aucune décision qui engage le pays sans leur accord. Le premier et grand scandale a été le refus de déclarer les biens des leaders avant leur entrée en fonction alors que c’est un acte prévu par la constitution. Ndayishimiye a été obligé de se démentir lui-même lors de sa première conférence publique à Gitega alors qu’il avait demandé lors d’une croisade de prière à Ngozi à tous les fonctionnaires de l’Etat jusqu’au planton de se préparer à cet exercice. Il dira que les biens de quelqu’un constituent un secret pour lui. Evariste Ndayishimiye a été ridiculisé par ceux qui ont refusé son ordre et de surcroit un acte constitutionnel ; il s’est ridiculisé lui-même en acceptant de changer d’avis.
Au moment où le Burundi tourne les yeux vers l’Union Européenne qui avait commencé le dialogue avec le gouvernement afin de se convenir sur les modalités de reprise de la coopération suspendue depuis 2016, il est devenu impossible à Evariste Ndayishimiye de respecter les conditions préalables surtout en matière de respect des droits de l’homme. Les 27 avaient apparemment accepté de fermer les yeux sur les tueries, les arrestations et emprisonnements arbitraires du passé ; mais il n’a même pas pu honorer quelques engagements pris. Il devrait par exemple libérer les prisonniers politiques avant la fin de l’année 2020, il l’a promis même au peuple burundais, il ne l’a pas fait. Son pouvoir a plutôt continué à tuer d’autres innocents ( plus de 20 cadavres découverts au seul mois de janvier 2021) ; Christa Kaneza, la veuve de Thierry Kubwimana ( assassiné en novembre 2020 par une main invisible mais puissante du pourvoir ) a été arrêtée et emprisonnée sans aucun jugement. Evariste Ndayishimiye aurait voulu la faire libérer deux fois de suite, mais les planificateurs (hommes très puissants du régime) de la mort de son mari, se sont toujours opposés à sa libération. Il est clair que Christa Kaneza est innocente, qu’elle est victime d’un montage de ces grands du pouvoir qui ne veulent pas que la vérité éclate au grand jour
Aujourd’hui, Evariste Ndayishimiye se retrouve entre le marteau et l’enclume. Il tente d’honorer ses engagements envers l’UE et la clique militaire qu’il est sensé diriger lui dit non. Il devient un menteur et il est incapable de leur faire quoi que ce soit s’il ne veut pas y laisser sa peau. Il n’a même pas le courage de démissionner pour que les vrais maîtres dirigent le pays. Il continuera à mentir le peuple et la communauté internationale jusque quand ?
Une bonne quarantaine de parlementaires européens qui ont compris la vraie situation du Burundi et qui savent que l’argent de contribuable européen ne peut pas être donné à un pouvoir criminel qui ne respecte aucun droit de l’homme, viennent d’adresser un courrier à Josep Borrell Fontelles , Haut Représentant de l’EU, pour lui signifier qu’il est inacceptable de normaliser les relations entre l’Union Européenne avec le Burundi tant qu’aucune amélioration en matière des droits de l’homme n’est observée. Attendons la réaction de l’UE. Deux possibilités : les pays de l’UE peuvent, malgré cette alerte, emboiter le pas à la France (qui a déjà violé toutes les conventions et qui a débuté la coopération avec le Burundi) et commencer à aider le Burundi ; ou encore, ces pays peuvent décider de continuer à imposer des sanctions au Burundi jusqu’à ce que la clique militaire soit contrainte de respecter les droits élémentaires des burundais
URN HITAMWONEZA a toujours crié et continuera à crier jusqu’à ce que tous ceux qui veulent l’entendre comprennent que le Burundi est dirigé par des monstres qui n’ont aucun scrupule et qui ne peuvent en aucun cas donner la paix à tous les burundais car ils ont trop de sang des innocents sur leurs mains, ils savent que s’il y a un Etat de droit au Burundi, leur place devient la prison. Ils feront tout pour maintenir cette situation chaotique au pays ; que les burundais meurent de faim, de maladie, de guerre, ce n’est pas leur affaire. Ils sont même prêts à provoquer un génocide national et régional s’ils se retrouvent acculés. Un clin d’œil aux pays de l’UE : qu’ils laissent seule la France qui cherche à corriger son échec du Rwanda soutenir un pouvoir qui planifie un génocide pour ne pas partager cette responsabilité historique. Au peuple burundais, nous demandons la solidarité pour arriver à nous débarrasser de ces criminels qui ne cessent jamais d’endeuiller nos familles et qui continuent à opprimer les filles et fils du pays. Unis, nous vaincrons. WhatsApp contact: +31685638237
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