Burundi: De bons Samaritains au secours des réfugiés burundais dont les bourses d’études ont été suspendues par Marguerite Barankitse

Burundi: De bons Samaritains au secours des réfugiés burundais dont les bourses d’études ont été suspendues par Marguerite Barankitse
C’est une très bonne nouvelle. Un cinquantaine d’étudiants burundais réfugiés au Rwanda qui ont vu leurs bourses suspendues par la Maison Shalom de Marguerite Barankitse ont été secourus par de Bons Samaritains qui leur ont payé les bourses d’études alors qu’ils étaient en situation de détresse. Ces réfugiés burundais qui étaient frappés par cette mesure injuste et impopulaire étaient essentiellement des étudiants qui étaient dans leur dernière année et d’autres pour qui il ne restait qu’une année d’études. Aujourd’hui, tous ceux qui étaient en position de terminer leurs études après défense de leurs travaux de fin d’études et qui risquaient de rater leurs diplômes suite au manque de bourses d’études sont à l’aise ; tout l’argent nécessaire a été collecté et payé par de Bons Samaritains qui ont manifesté de l’amour, de la charité envers ces jeunes, l’avenir du Burundi. Nous disons merci à tous ceux qui ont entendu ces cris de détresse et qui ont contribué par leurs moyens financiers ou par leur soutien moral pour que ces réfugiés puissent terminer leurs études. Que Dieu vous garde et vous guide toujours dans son droit chemin.
Nous rappelons que plus de 70 étudiants burundais, réfugiés au Rwanda, et qui bénéficiaient des bourses d’études de la part de la Maison Shalom, ont vu d’un coup leurs bourses suspendues sans explication convaincante. Ce n’était pas du tout un problème de moyens financier ; les cadres de la Maison Shalom ont parlé dans un premier temps d’un problème de non-respect des consignes, puis d’un malentendu. En effet, ces étudiants qui avaient une convention annuelle avec la Maison Shalom ont été obligés de suspendre les cours au mois de Mars 2020 suite à la pandémie de covid-19 qui a mis tout le monde en confinement. Après le confinement, les étudiants ont reçu des messages leur demandant d’écrire des lettres individuelles de demande de bourses alors qu’ils avaient une convention annuelle, ce qu’ils ont fait sans savoir pourquoi. Les universités ont rouvert les portes avant d’avoir des réponses de la part de la Maison Shalom et ils se sont présentés aux auditoires par peur de sanctions au niveau des universités, lesquelles sanctions pouvaient être à la base de la suspension de leurs bourses suivant les conventions qu’ils avaient signées avec la Maison Shalom. La raison avancée pour leur couper les bourses était qu’ils se sont présentés aux auditoires sans avoir de réponses de la Maison Shalom. Une raison non fondée et qui cache d’autres raisons non encore connues jusqu’aujourd’hui car parmi ces étudiants qui se sont présentés aux universités respectives sans réponse préalable de la Maison Shalom, certains ont eu la faveur de retrouver leurs bourses. Les raisons ne sont pas non plus connues. Du favoritisme pur et simple et de l’injustice pour des gens qui ont fui l’injustice dans leur pays et qui la retrouvent en exil, exercée par des réfugiés comme eux. Paradoxe.
Parmi les étudiants qui se sont vus rayés de la liste de ceux que la Maison Shalom assiste, il reste une vingtaine ( 22) qui étaient en 3eme, mais qui sont aujourd’hui dans leur année terminale et qui n’ont pas encore vu des âmes charitables pour leur payer les bourses. L’important est que les campus leur ont autorisé de continuer leurs études ; d’autres bienfaiteurs se manifesteront. Nous continuons à demander à tous ceux qui se soucient de l’avenir de la jeunesse burundaise de prendre aussi en charge ces étudiants pour qu’ils finissent eux aussi leurs études en bonne et due forme.
URN-HITAMWONEZA remercie encore une fois les bienfaiteurs qui ont entendu les cris de détresse de ces pauvres réfugiés et qui ont manifesté de l’amour envers le prochain et leur demande de continuer à plaider pour ceux qui n’ont pas encore reçu d’assistance. Nous trouvons cependant regrettable le comportement de favoritisme et d’injustice de certains réfugiés burundais envers la jeunesse, future de notre pays. Demain ou après-demain, le Burundi retrouvera la sécurité et la paix pour tous et nous rentrerons reconstruire notre chère nation. Ce sont ces jeunes qui seront les leaders de demain. Ces mauvais exemples d’injustices (qui nous ont poussé à fuir le pays) ne doivent pas caractériser les leaders de demain. Nous devrons rompre définitivement avec ces pratiques pour que demain on puisse construire un Burundi nouveau.

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