Burundi : Qu’est ce qui se cache derrière l’énervement de Gervais Ndirakobuca envers les percepteurs d’impôts et taxes en Mairie de Bujumbura ?

Burundi : Qu’est ce qui se cache derrière l’énervement de Gervais Ndirakobuca envers les percepteurs d’impôts et taxes en Mairie de Bujumbura ?
121 millions de francs burundais, un montant en provenance des seuls taxes et impôts qui serait encaissé par la Mairie de Bujumbura chaque semaine s’elle avait des percepteurs patriotiques, selon le Ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire, le Général Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika. Comment a-t-il vérifié cela ? Il aurait fait arrêter tous ces anciens percepteurs et confié ce travail aux jeunes chômeurs qui sont arrivés à des résultats miraculeux. 121 millions de francs burundais en une semaine rentraient dans les poches des gens au lieu d’être versés dans les caisses de la Mairie de Bujumbura, disait le ministre.
Serait-il vrai ou un montage comme les gens du système cnddfdd aiment le faire ? Si c’est la réalité, quel esprit anime le ministre Ndirakobuca en procédant à de telles vérifications ? Serait-il par le simple souci de l’intérêt national ? Ce travail serait-il dans les limites de ses compétences ? Serait-il le seul secteur dans la vie du pays qui connait des malversations économiques du genre ? Serait-il un début de changements positifs visibles dans la gestion de la chose publique au Burundi ? Autant de questions que les gens peuvent se poser en entendant le ministre parler sur un ton menaçant comme s’il est le premier chef à parler de la lutte contre la corruption et les malversations économiques au Burundi. L’ex président Pierre Nkurunziza a parlé depuis longtemps de tolérance zéro contre la corruption ; les corrupteurs et les corrompus se sont par contre multipliés, les voleurs sont devenus plus riches que l’Etat comme aime le dire Gabriel Rufyiri de l’Olucom. Evariste Ndayishimiye s’est aussi montré grand partisan de la lutte contre la corruption et les malversations économiques jusqu’à menacer tous ceux qui seront attrapés de ne plus avoir de l’emploi au Burundi et de vendre leurs biens afin de rembourser tout ce qu’ils auraient volé. Est-ce que les malversations économiques ont elle cessé pour autant ? Les tricheries dans les marchés publics, fraudes transfrontalières, les commerces illicites et illégaux d’êtres humains se sont multipliés car les premiers responsables sont de gros poissons du système cnddfdd. Seuls les petits poissons tombent quelquefois dans certains filets. Les paroles ne sont jamais suivis d’actes. Et ce n’est pas Gervais Ndirakobuca qui vient changer le mode de gestion des affaires de l’Etat en vigueur depuis l’arrivée au pouvoir du cnddfdd en 2005.
Pourquoi alors cet acharnement du ministre Ndirakobuca sur les percepteurs d’impôts et taxes de la Mairie ? Ce n’est pas sorcier. Les recensements ethniques effectués par le pouvoir cnddfdd a montré que dans la Mairie de Bujumbura, et spécialement dans ce domaine, il y avait plus de tutsis que de hutus. Procéder à des vérifications par de nouveaux agents est la manière la plus facile que Ndakugarika a trouvé pour les accuser de détournements de fonds publics afin de les chasser sans aucune indemnisation. Attendez-vous à des arrestations et emprisonnements de certains d’entre eux et à des saisis de leurs biens. C’est ce qui va suivre. Le schéma est connu : le ministre a tenu une réunion avec les premiers responsables (qui sont exclusivement membres du cnddfdd) pour transmettre le message, préparer l’opinion. Le fameux porte-parole Pierre Nkurikiye, reconnu pour publier sur les médias les montages mafieux du système, a fait un point de presse pour accuser ces percepteurs sans aucune preuve (le montant de 121 millions de francs bu par semaine annoncé serait un chiffre parachuté) ; une manière d’annoncer ce qui va suivre.
URN HITAMWONEZA tient à informer l’opinion que le recensement ethnique fait par la clique militaire au pouvoir et dont les résultats n’ont pas été publiés sera exploité progressivement par le pouvoir pour chasser certaines personnes, spécialement les tutsis et les hutus de l’opposition de leurs postes de responsabilité. Des montages seront faits par le système cnddfdd pour vous accuser des malversations ou de détournements ou de vols des biens dans vos services respectifs afin de trouver un prétexte pour vous chasser sans indemnisation. Et cela se fera de façon progressive, de service en service, de ministère en ministère, pour que ça ne soit pas très visible. C’est la stratégie adoptée. Sinon, tout le monde sait très bien qu’il n’y a pas de volonté du pouvoir Ndayishimiye de lutter contre la corruption et les malversations économiques car ce sont les gros poissons qui sont à la base des grands dossiers mafieux. Ils sont plus forts que l’Etat et celui qui tenterait s’y ingérer se verra exécuter par des services de l’Etat sans aucune poursuite. C’est pour cette raison que les gens comme Ndirakobuca et Ndayishimiye se contentent de prononcer des discours de bonne intention pour tromper l’opinion sachant d’avance qu’ils ne peuvent rien changer en pratique. Sinon, le pays ne serait pas toujours au bas de l’échelle mondiale en matière de développement. Les burundais doivent alors penser aux stratégies possibles pour changer ce système incarné par ce leadership hypocrite et corrompu s’ils veulent faire ne fusse qu’un seul pas en avant vers le développement du pays.

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