Burundi : Le président Evariste Ndayishimiye envoie des groupes armés perturber la sécurité des réfugiés dans les camps

Burundi : Le président Evariste Ndayishimiye envoie des groupes armés perturber la sécurité des réfugiés dans les camps
Il appelle tous les jours les réfugiés à rentrer dans le pays natal ; la paix et la sécurité est totale ; dira-t-il. Il, c’est le président Evariste Ndayishimiye. Ce qui est paradoxal, il lui manque de respect envers les mêmes réfugiés en disant que les chèvres de leur pays d’accueil ont plus de valeur qu’eux. C’est probablement pourquoi il ose envoyer des groupes armés dans les camps perturber la sécurité des réfugiés ; une façon déguisée et malhonnête de les pousser à rentrer de force.
En effet, depuis longtemps, le pouvoir cnddfdd n’a jamais laissé tranquilles les réfugiés burundais se trouvant en Tanzanie. Il a toujours envoyé des imbonerakure, des agents du service national des renseignements, en collaboration avec la police tanzanienne pour arrêter tous ceux qui sont montrés opposés au régime. Les uns ont été arrêtés, envoyés en prison en Tanzanie, d’autres ont été acheminés à la frontière et donnés au service des renseignements burundais. Les malchanceux ont été tués et jetés dans la Maragarazi
Comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir de Gitega a envoyé dans les camps de réfugiés des équipes d’hommes armés pour attaquer les burundais qui y sont réfugiés. A titre d’exemple, 07 personnes armées ont été arrêtées le 22 /2/021 dans la zone 11 du camp de Nyarugusu avec objectif de perturber la sécurité des réfugiés burundais. Ils avaient sur eux des armes AK47 et machettes. Ils ont déclaré qu’il y a d’autres personnes armées envoyées dans d’autres camps des burundais pour perturber leur sécurité. Même s’ils sont aux mains de la police tanzanienne, rien ne dit qu’ils ne seront pas relâchés d’ici peu ou s’ils ne le sont pas déjà. Le pouvoir Magufuli est toujours derrière le pouvoir cnddfdd dans tous ses crimes et violations des droits de l’homme, pourvu seulement qu’il reste au pouvoir et que Magufuli puisse récupérer tout ce que son pays a donné au cnddfdd comme prêt quand il était encore au maquis. C’est pour cette raison que Magufuli appuie le pouvoir cnddfdd même dans les erreurs, admettant de violer des lois internationales en matière de réfugiés.
Un autre exemple très parlant est celui d’un imbonerakure du nom de Peter Ndayishimiye qui a été arrêté par la police Tanzanienne au camp de réfugiés de Nduta avec un sac de farine contenant deux grenades en date du 22 octobre 2020. Il a été identifié. Il travaillait avec le service des renseignements à Muyinga. La police l’a relâché et il est retournée chez lui après avoir raté sa mission de perturber la sécurité au camp des réfugiés de Nduta.
Depuis le début de l’année 2021, les défenseurs des droits des réfugiés ont déjà recensé, dans les camps de réfugiés en Tanzanie, 01 mort, 03 blessés et 03 portés disparus. Un certain Issa a été tué le 12 janvier 2021 en zone 7 dans le camp de Nduta ; une femme d’un certain Saidi a été blessée par des hommes armés qui sont venus et volé des biens chez lui en zone1 le 2 février 2021, Saidi a pu fuir ; à la même date, Elias Ninganza du camp de Nduta a été enlevé par la police tanzanienne ; et Nadia Ingabire était portée disparue le 11 janvier 2021 ; Denise Tuyishemeze, village1, portée disparue le 6janvier 2021. Ajoutons que 34 burundais dont 19hommes, 8femmes et 7 enfants ont été chassés par la Tanzanie vers le poste frontière de Mugina dans Makamba et donnés à la PAFE Mugina le 11 /2/021. Le motif de cette extradition n’a pas été évoqué.
URN HITAMWONEZA fait remarquer que Evariste Ndayishimiye n’appelle pas les réfugiés burundais à retourner au pays par amour. C’est simplement pour montrer à l’opinion internationale que la paix est totale dans le pays parce que tous les réfugiés sont rentrés. Cela ne lui empêche pas de régler ses comptes avec certains d’entre eux quand ils arrivent au pays ; ce qui freine le mouvement de ceux qui restent en arrière. Et voilà qu’il commence à leur envoyer des criminels armés pour les tuer ou les forcer à rentrer. Il croit que le monde ne l’observe pas et ose vouloir relancer la coopération avec les pays qui respectent encore les principes des droits de l’homme. Encore une fois, nous demandons aux pays qui hébergent les réfugiés burundais de respecter leurs engagements et assurer la sécurité de ceux qui ne se sentent pas encore en sécurité dans leur pays et qui veulent rester. Pour les pays qui n’ont pas cette bonne volonté d’assurer la protection nécessaire aux réfugiés, le HCR devrait leur trouver un autre pays d’accueil et des moyens de subsistance dignes d’un être humain. Ne pas le faire veut tout simplement dire manquer à ses responsabilités.

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