Burundi : Y aurait-il dans le monde une dictature militaire comparable à celle du système cndd fdd ?

Burundi : Y aurait-il dans le monde une dictature militaire comparable à celle du système cnddfdd ?
La question mérite d’être posée quand on regarde les mesures prises par certains leaders qui sont aujourd’hui à la tête du pays. Pour les non avisés, ils diraient que c’est une manière de mettre les choses en ordre. Oui, on peut dire que c’est leur manière de mettre les choses en ordre. Et c’est là où se trouve exactement le problème. La manière de le faire montre réellement le manque de connaissance des règles de gestion de la société et rappelle à qui veut le comprendre que ce sont toujours les règles du maquis qui sont jusqu’ici en vigueur. Voilà pourquoi nous osons dire qu’il ne peut y avoir de dictature qui serait comparable à celle que le système cnddfdd a imposé aux burundais depuis 2005. Avec le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye comme président de la République, avec son premier ministre et son super ministre de l’intérieur, sécurité publique et développement communautaire (tous deux sous sanctions de la communauté internationale pour les crimes commis), la situation s’empire au jour le jour. C’est une dictature chaotique, non coordonnée, car le capitaine du navire est déconsidéré, il ne fait que parler, lancer des discours de bonnes intentions, mais, les autres font ce qu’ils jugent eux-mêmes nécessaires sans se soucier de la parole donnée au public par leur soit disant patron. Quand la dictature est désordonnée, elle devient trop lourde au peuple car chaque chef fait ce qu’il veut et comment il l’entend, surtout quand il sait qu’il n’y a aucune poursuite ; il suffit qu’il soit dans le cercle des intouchables du système cnddfdd.
Nous disons tout ceci en partant de l’exemple le plus récent du super ministre Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika qui vient de prendre une décision de destituer de leurs fonctions tous les comptables communaux après qu’il ait déjà chassé tous les percepteurs d’impôts et taxes à travers tout le pays en les remplaçant par d’autres que lui et son équipe ont sélectionné. Ce qui a donné un bilan largement positif, dira- t -on car les nouveaux percepteurs d’impôts et taxes ont pu collecter beaucoup d’argent par rapport aux premiers.
Lors d’une réunion organisée à Kayanza le 9 Avril 2021, des exemples des taxes communales collectées durant ce qu’ils ont appelé le mois-témoin montrent que 160.704.709Frbu ont été rassemblés durant le mois de mars 2021, alors que seulement 110.253.814Frbu étaient collectés au mois de mars 2020 dans la province de Kayanza ; soit, un surplus de 49.950.895Frbu. Au niveau national, le secrétaire permanent du ministère de l’intérieur a annoncé que durant le mois de mars 2020, un montant de 1.475.982.701Frbu a été collecté, alors qu’en mars 2021, ce sont 3.269.260.814Frbu qui ont été rassemblés ; soit un surplus de 1.793.278.113Frbu. Ces chiffres montrent réellement qu’il y a une grosse somme d’argent qui est régulièrement détournée alors qu’elle devrait contribuer au développement des communes et par conséquent au développement du pays. D’où est venu cet argent ? Et qui bénéficiaient de ce surplus ?
D’une part, nous pensons que pour pouvoir collecter une si grande somme, les nouveaux percepteurs d’impôts et taxes (les imbonerakure envoyés par Ndakugarika) ont exercé une plus grande pression et des menaces sur les petits commerçants (un jeu joué de connivence avec leur chef) ; d’autre part, c’est que ce surplus serait versé aux différentes autorités qui ont engagé ces percepteurs d’impôts et taxes (probablement que Ndakugarika et son équipe n’étaient pas du nombre). De toutes les manières, les sommes colossales annoncées n’étaient pas mises dans les uniques poches de ces pauvres percepteurs. Ils ne sont pas les premiers à construire des étages dans la capitale et chez eux sur les collines. C’est justement les Bunyoni, les Ndakugarika et consort qui sont les premiers bénéficiaires (ils refusent même de déclarer leurs biens avant leur entrée en fonctions conformément à la constitution de la République car ils ne peuvent pas justifier la provenance des richesses qu’ils possèdent) et les pauvres ne sont que des bouc- émissaires.
Aujourd’hui, les comptables communaux sont destitués sans aucune règle de procédure, ils sont arbitrairement accusés (sans avoir le droit de se justifier) de constituer une entrave aux collectes des impôts et taxes ; les percepteurs ont été chassés comme des imbéciles sans raison valable ; tout ceci sous la couverture de la ‘’ bonne gouvernance’’ alors qu’en réalité, ces mesures cachent d’autres visées plus extrémistes et génocidaires qui rentrent dans le plan du cnddfdd. Le Général Gervais Ndirakobuca ne vise autre chose que chasser de leurs postes tous ceux qui ne sont pas membres du cnddfdd et spécialement les tutsis, une manière de les appauvrir avant leur extermination physique. Le recensement ethnique qui a été effectué l’année passée n’avait que cet objectif.
URN HITAMWONEZA rappelle encore une fois que le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye ne sait plus sur quel pied danser en matière de finances publiques. Les pays qui jadis appuyaient le Burundi notamment les pays européens et autres ne considèrent plus ce pouvoir comme crédible suite aux violations graves des droits de l’homme dont il est accusé. Au-delà de ça, c’est un pouvoir comparable à une famille où le père de famille n’est plus respecté par sa femme et ses enfants, où chacun fait ce qu’il veut sans que le père ait la possibilité de les punir. Qui pourra accepter d’investir dans un tel désordre ? Pour compenser cette lacune, la clique militaire fera tout ce qui est à son pouvoir pour sucer jusqu’à la moelle des os le petit contribuable burundais. Et il ne cessera jamais de dire que le pays peut financer telle ou telle autre activité avec ses fonds propres alors que le petit paysan a dû vendre sa chèvre ou sa petite parcelle pour payer, par contrainte, de multiples cotisations lui demandées par ce pouvoir en perte de vitesse. Nous devons donc unir nos énergies pour penser à toutes les stratégies de nous débarrasser de ce pouvoir qui est devenu trop lourd sur nos épaules.

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