Burundi : Le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye manque de moyens financiers alors qu’Albert Shingiro risque de rentrer bredouille.

Burundi : Le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye manque de moyens financiers alors qu’Albert Shingiro risque de rentrer bredouille.
Il est parti en Europe au début de la semaine, mais les informations qui filtrent disent qu’il n’a jusqu’ici été reçu par aucune haute personnalité. Il, c’est Albert Shingiro, ministre burundais des affaires étrangères et de la coopération au développement. Il est parti quémander de l’argent au sein des pays de l’Union Européenne car le pays se porte mal dans tous les domaines et particulièrement dans le domaine des finances. S’il est vrai qu’il est parti sur invitation décrochée auprès de ses patrons par Claude Boshu, représentant de l’UE au Burundi avec qui il avait fait beaucoup de séances de négociations pour voir comment l’UE pourrait lever les sanctions imposées au Burundi depuis 2016, Albert Shingiro n’a pas attiré l’attention de ces grands Messiers de l’UE, à tel point que les gens commencent à imaginer si sa visite était connue ou improvisée. En France, il devrait rencontrer le secrétaire d’Etat auprès du ministère en charge de la francophonie, Jean Baptiste Lemoyne ; en Belgique, il n’a pas pu rencontrer le ministre des Affaires étrangères suite à son agenda chargé, selon certaines sources ; en Suisse, c’est avec les hauts cadres du ministère des affaires étrangères qu’il va s’entretenir ; d’autres pays n’ont même pas manifesté aucune intention de le recevoir.
Comme nous l’avions mentionné dans une de nos précédentes publications, si le pouvoir de Gitega n’a pas pu convaincre Claude Boshu, pourquoi perdre du temps et le peu de dollars que le pays possède en envoyant Albert Shingiro se faire ridiculiser en Europe ?
Avant de demander la levée des sanctions européennes, Evariste Ndayishimiye devrait d’abord se poser la question de savoir si réellement toutes les conditions sont réunies pour cette levée des sanctions. Est-ce que les raisons qui ont poussé l’UE à prendre cette mesure ne seraient plus d’actualité au Burundi ? Est-ce qu’il y aurait au Burundi le minimum de respect des droits de l’homme ? Nous disons sans risque de nous tromper Non.
Avant le départ d’Albert Shingiro, les hommes d’Evariste Nayishimiye (nous parlons de ses imbonerakure), venaient de tuer et jeter dans la Rusizi Pierre Frank Yandoka, ce pasteur béninois qui a beaucoup investi au Burundi. C’est le mardi 27 avril 2021 que sa famille a reçu des mauvaises nouvelles de son cadavre qui trainait sur la Rusizi alors qu’elle voyageait avec lui le 24 avril 2021 en provenance de la RDC vers le Burundi. Les imbonerakure l’ont gardé laissant sa femme et les enfants s’en aller. Ce n’est qu’un exemple et non moins important qui prouve que la machine à tuer du cnddfdd n’épargne personne, même les étrangers.
C’est le jour du début de la visite d’Albert Shingiro chez les colons (comme aime le dire Evariste Ndayishimiye), que le président a essayé de se faire une publicité en lançant officiellement la libération des prisonniers qu’il avait graciés à la fin de l’année 2020. Les informations à notre disposition disent que ceux qui ont été relâchés sont des gens qui ont commis des infractions mineures, et majoritairement membres du cnddfdd. Quelques membres des autres formations politiques libérés seront suivis de près par le SNR pour les éliminer comme nos sources au sein de cet organe de l’Etat sous contrôle direct d’Evariste Ndayishimiye nous l’ont révélé. Le cas illustratif est celui d’Alexis Nsabimana, libéré lundi le 26 avril 2021 et enlevé le même jour par le SNR avant même qu’il n’arrive chez lui. Nous rappelons qu’il était membre du CNL (ancien FNL d’Agathon Rwasa). Nous disons qu’Evariste Ndayishimiye se faisait une publicité car, beaucoup de prisonniers politiques qui croupissent en prison depuis des années n’ont pas bénéficié de cette grâce présidentielle. Certains ont même gagné des procès, d’autres ont purgé leurs peines, mais le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye a décidé de les maintenir illégalement en prison. Et la clique militaire au pouvoir pense que l’UE n’est pas au courant de tous ces violations graves des droits de l’homme.
Comme si cela ne suffisait pas pour montrer sa face criminelle, le pouvoir de Gitega vient de faire adopter, par l’Assemblée Nationale dirigée par le colonel démobilisé Daniel Gélase Ndabirabe, le projet de loi portant suppression des institutions de lutte contre la corruption au Burundi ; ce que l’Olucom considère comme un recule gravissime en matière de lutte contre la corruption. Mais, cela ne devrait étonner personne quand on sait que ce sont les hauts cadres de l’Etat, les membres influents du cnddfdd , qui sont les premiers concernés par ces dossiers. Evariste Ndayishimiye vient d’enlever tous les obstacles pour que ses hommes continuent de piller le peu de ressources qui reste au pays. Pourtant, il ne cesse jamais de déclarer qu’il va sévir avec ceux qui détournent les biens de l’Etat. Tout restera au niveau des déclarations d’intentions. Dans l’émission Kunama de la radio Isanganiro, le 23 mars 2021, Evariste Ndayishimiye a déclaré qu’il ne va pas poursuivre ceux qui ont dilapidé les biens de l’Etat avant la date de son investiture à la tête du pays comme si au Burundi il n’y a pas de continuité de l’Etat comme partout ailleurs dans le monde. Cela dénote le manque de courage de l’homme qui n’a même pas honte de se démentir devant le public quand la clique militaire qui lui dicte ce qu’il doit faire rejette une décision prise et annoncée publiquement. C’est le cas de la déclaration des biens des autorités avant leur entrée en fonction prévue par la constitution. Tous ces membres influents du cnddfdd qui ont des richesses incontrôlées restent dans des places juteuses où ils continuent à piller, et Evariste Ndayishimiye n’ose pas les punir ; il se contente de se lamenter en public.
C’est comme ça que le pays se dirige directement et surement vers le déclin jusqu’à devenir le pays le plus pauvre du monde. Aujourd’hui, la situation économique est tellement grave que les services de l’Etat manquent de papiers pour délivrer des documents à ceux qui les demandent. Pour avoir un document administratif, on arrive au stade où chacun doit apporter du papier. Ce n’est qu’un exemple illustratif. Les burundais vont alors mourir de faim, de maladies car pas de médicaments ( Covid-19 fait des ravages car il n’y a plus de réactifs pour les tests, pas de médicaments pour les malades : nous y reviendrons) ; les ponts et les routes sont détruites partout, les rivières et lacs ont débordé et inondent certains quartiers causant des fuites des gens et des maladies etc… Bref, le pays est à genou, et Albert Shingiro rentrera mains vides car son gouvernement n’est pas capable de remplir aucune des conditions pour mériter l’argent du contribuable européen.
URN HITAMWONEZA estime, comme les autres acteurs politiques et de la société civile, que le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye est encore loin de mériter des appuis financiers de la communauté internationale avant qu’il ne libère le peuple burundais pris en otage. Il doit aussi accepter de rompre avec l’entretien d’une milice imbonerakure et la collaboration avec les forces négatives génocidaires qui cherchent toujours à déstabiliser le Rwanda en passant par le Burundi. Ceci s’appelle demander l’impossible car le pouvoir de Gitega n’est pas capable de le faire. La solution qui reste est de concentrer tous les efforts à arrêter des stratégies pour chasser cette poignée d’hommes du pouvoir et laisser le reste du peuple burundais en paix. A chacun d’apporter sa contribution pour arriver à cet objectif. Ensemble, nous vaincrons.

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