Burundi : Le Président Evariste Ndayishimiye installé dans un fauteuil qu’il ne mérite pas (deuxième partie)

Burundi : Le Président Evariste Ndayishimiye installé dans un fauteuil qu’il ne mérite pas (deuxième partie)
Bilan : sécurité
C’était le 20 mai 2020, tous les burundais se sont mobilisés pour aller très tôt sur les bureaux de vote pour remplir leur devoir citoyen : celui d’élire le président de la République ainsi que leurs représentants (les députés) ; puisque les deux élections étaient programmées le même jour. Oui, ils ont voté, et ils ont bien voté. Malheureusement, ils sont aujourd’hui dirigés par celui qu’ils n’avaient pas souhaité voir à la tête de l’Etat. C’est le Général Evariste Ndayishimiye qui est assis dans un fauteuil qu’il a volé. Un adage rundi dit qu’il est facile de voler un tambour, mais avoir un endroit où le battre sans être entendu devient très difficile. Evariste Ndayishimiye a pris un pouvoir qui ne lui appartenait pas, mais l’exercer pour l’intérêt du peuple est tâche difficile pour lui. Bientôt une année à la tête de l’Etat burundais, mais les résultats sont largement négatifs. Un élève qui échoue est soit renvoyé, soit peut redoubler dans la même classe pour réessayer l’année suivante. Evariste Ndayishimiye ne mérite pas de deuxième chance, tellement son échec est profond.
Nous commençons aujourd’hui par dresser son bilan d’une année à la tête de l’Etat sur le plan sécuritaire. Nous continuerons aussi dans tous les secteurs de la vie nationale.
Cette année du pouvoir d’Evariste Ndayishimiye a été surtout marquée par l’assassinat des tutsis et des hutus de l’opposition du CNL. Le nombre de cadavres découverts surtout sur la Rusizi en province Cibitoke en dit long. Les organisations de défense des droits de l’homme au Burundi donnent un bilan de 368 personnes tuées depuis le début de l’année 2020 dont 278 qui l’ont été seulement depuis le début de l’investiture d’Evariste Ndayishimiye au pouvoir. La ligue Iteka nous donne ici les détails des bilans de la deuxième moitié de l’année 2020 et du premier trimestre de l’année 2021 : du mois de Juillet à Septembre 2020, 198 personnes ont été tuées dont 72 cadavres qui ont été découverts ; 13 personnes portées disparues, 30 femmes et filles victimes des violences sexuelles et basées sur le genre ; 44 personnes torturées ; 407 personnes arrêtées de façon arbitraire ; d’octobre à décembre 2020, 123 personnes ont été tuées dont 63 cadavres trouvés et 11 victimes d’exécutions extrajudiciaires ; 22 personnes portées disparues ; 32 victimes des violences sexuelles et basées sur le genre ; 21 personnes torturées et 265 arrestations arbitraires ; de Janvier à Mars 2021, nous lisons dans le rapport que 82 personnes ont été tuées dont 37 cadavres trouvés et 3 victimes d’exécutions extrajudiciaires ; 5 personnes portées disparues ; 18 victimes de violence sexuelles et basées sur le genre ; 15 personnes torturées et 235 arrestations arbitraires ;
Il faut souligner ici que c’est depuis le début du pouvoir Ndayishimiye que l’on a observé beaucoup de cadavres décapités ; une pratique reconnue aux FDLR/Interahamwe. Sur ce même registre, le pouvoir Evariste Ndayishimiye a beaucoup soutenu les génocidaires rwandais regroupés au sein des FDLR/FLN qui ont perturbé la sécurité du Rwanda voisin depuis la forêt de la Kibira/côté Burundi. Pourtant, ce pouvoir n’a pas manqué de participer dans des rencontres avec les autorités militaires et diplomatiques avec les rwandais, mais sans résultats
Cette période a été aussi marquée par des attaques des groupes rebelles comme Red Tabara qui n’a fait que donner à ce pouvoir criminel une occasion en or de tuer et torturer les tutsis des zones affectées et les hutus du CNL. Plus d’une centaine de jeunes tutsis ont été arrêtés, et personne ne sait où ils sont aujourd’hui ; certains seraient déjà tués (ils seraient parmi les cadavres trouvés ici et là), les plus chanceux croupissent dans des prisons après avoir été torturés.
Son régime a été aussi caractérisé par des attaques/ embuscades imputées aux bandits armés alors qu’en définitive, ce sont des coups montés par le pouvoir via le SNR pour des règlements de compte ou pour éliminer certains éléments gênants du pouvoir. L’on se souviendra de récente attaque sur la route Bujumbura Muramvya qui a emporté 13 personnes alors que l’embuscade visait spécifiquement un officier de la FDNB. Les attaques successives dans la province de Mwaro sont aussi dans cette ligne directrice. Il s’agit des conflits entre membres du cnddfdd qui ont déjà emporté plus d’une dizaine de vies humaines ; mais le pouvoir en a toujours profité pour arrêter et emprisonner des gens de l’opposition (des ex fab, des jeunes tutsis et des membres du CNL). Le jeu est déjà connu de tous.
Tous ces crimes sont commis par le SNR et certains membres des corps de défense et de sécurité qui sont sous contrôle du président Ndayishimiye et spécialement par sa milice imbonerakure dont il ne cesse de chanter les mérites. Depuis qu’il est au pouvoir, et à la suite du passage au pays des éléments dits Red Tabara, cette milice a bénéficié d’autres séances d’entrainement partout dans le pays, après quoi ils ont été aussi renforcés en armement (des armes supplémentaires ont été distribuées). Cette milice a aussi renforcé sa présence en RDC soit disant pour chercher les rebelles qui attaquent le Burundi à partir de l’Est de ce pays, alors qu’en réalité, ils accompagnent des éléments FDLR/FNL (qui quittent le Burundi pour aller chercher le complétement en logistique dans leurs bases) en tenues de combat de la FDNB pour ne pas se faire repérer facilement.
Signalons aussi ce harcèlement que le pouvoir Ndayishimiye a renforcé sur les réfugiés burundais, en collaboration avec le pouvoir Magufuli, pour les forcer à rentrer au pays ; une façon de montrer à la communauté internationale que la paix est une réalité au Burundi. Des réfugiés ont été enlevés dans les camps par des imbonerakure envoyés par le pouvoir Ndayishimiye et en appui avec la police tanzanienne ; certains ont été tués, d’autres torturés dans les cachots de la Tanzanie, d’autres remis par la police Tanzanienne au SNR ; une dizaine se sont retrouvés dans les prisons de Muramvya et Bubanza au Burundi
On ne peut pas tout dire sur les crimes commis par les gens sous contrôle d’Evariste Ndayishimiye depuis son entrée en fonction ; nous avons juste donné les principaux éléments, non exhaustifs, d’évaluation. En général, sur ce plan sécuritaire, le bilan est en dessous de zéro.
URNHITAMWONEZA est parmi les burundais qui documentent chaque jour les crimes commis par le pouvoir cnddfdd depuis 2005. Nous restons convaincus que tôt ou tard, les responsables devront répondre de leurs actes devant des juridictions indépendantes. Le seul moyen d’y arriver c’est de les chasser du pouvoir. Et il y va de la responsabilité de chacun de nous pour donner sa contribution. Ensemble, nous vaincrons.

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