Burundi : Felix Tshisekedi a intérêt à chasser de son territoire les criminels du cnddfdd le plus vite possible

Burundi : Felix Tshisekedi a intérêt à chasser de son territoire les criminels du cnddfdd le plus vite possible
Dans l’une de nos publications, nous avions déjà déploré le mensonge du ministre Alain Tribert Mutabazi , en charge de la défense nationale et des anciens combattants qui niait au grand jour qu’il n’y a aucun militaire burundais sur le sol congolais. C’est trop bête au cours de ces années marquées par l’évolution des techniques de communication, de penser que la présence d’une force étrangère sur un autre territoire peut passer inaperçue. Tout citoyen, avec son téléphone, est capable de vous démentir en quelques secondes en envoyant au monde entier des images qui prouvent le contraire des déclarations des officielles. Le temps des secrets mensongers est en train de passer ; vaut mieux dire la vérité.
Lors de notre dernière publication, MUGOMBERWA Claude Misare , député national congolais, commençait déjà à crier sur les médias que les militaires burundais et les membres de la milice imbonerakure du cnddfdd , associés aux mai mai, étaient en train de maltraiter le peuple qu’il représente. Ces insensés du cnddfdd auraient même hissé le drapeau national burundais sur leurs positions ; peut-être qu’ils ont senti après la gravité de l’erreur commise et l’ont enlevé. Le député Misare disait qu’il avait adressé une correspondance au ministre national de la défense, lui-même natif du Sud kivu, mais il n’a pas réagi. C’est ce silence complice du gouvernement Tshisekedi qui a révolté le député Mugomberwa et qui l’a poussé à adresser une correspondance au Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, avec copie aux présidences de la RDC et du Burundi, ainsi qu’à toutes les ambassades présentes à Kinshasa pour alerter la communauté internationale sur le danger pour son peuple que représente la présence des troupes burundaises sur le territoire congolais
Le silence complice du gouvernement congolais continue malgré la correspondance du député national Misare. Le nouveau porte-parole des FARDC opérationnelles dans le sud Kivu a nié sur les médias qu’il n’y a pas de militaires burundais sur le territoire congolais. Le Major Dieudonné Kasereka qu’il a remplacé disait qu’ils sont au courant de la présence des forces étrangères sur le sol congolais, mais qu’ils n’avaient pas encore identifié le pays d’origine. Peut-être qu’il a été remplacé pour avoir semé ce doute.
Mais d’aucuns se posent la question de savoir le profit que le gouvernement Tshisekedi tire de la présence des forces burundaises sur son territoire. Seules les conséquences fâcheuses sur son peuple sont déjà visibles. Des citoyens congolais dont des banyamulenge ont été massacrés par les militaires burundais et la milice imbonerakure associés aux mai mai ; des centaines de vaches des citoyens congolais auraient été volées et conduites au Burundi. Pourquoi le gouvernement congolais accepterait que des forces étrangères aillent commettre des forfaits dans son pays ? Pourquoi devrait il nier leur présence sur son sol ?
Quand l’armée ougandaise a déployé les premiers éléments sur le sol congolais pour combattre les ADF, le gouvernement ougandais n’a pas directement accepté sa présence au Congo. Mais, il a fini par l’accepter et le gouvernement congolais ne l’a pas non plus nier. C’est dire qu’il y a eu un accord entre les deux pays pour que ces militaires aillent chasser les ADF. Pourquoi ne pas faire de même du côté burundais ? C’est probablement que la raison du déploiement des troupes burundaises en RDC n’est pas fondée. Combattre les ADF est un acte légal aux yeux de la communauté internationale et des citoyens congolais et ougandais au moment où elles sont qualifiées de ‘’forces terroristes’’ par les Nations unies. Par conséquent, déployer des forces dans un autre pays pour les pourchasser ne demande probablement pas obligatoirement l’approbation des parlements des deux pays comme le demandent la plupart des constitutions africaines.
Non seulement que les Red Tabara ne sont pas des forces terroristes (si ce n’est qu’aux seuls yeux du cnddfdd), mais aussi que cette force ne constitue aucunement pas de menace réelle au gouvernement burundais. C’est probablement ce qui empêche Felix Tshisekedi à accepter officiellement la présence des troupes burundaises sur son territoire. Et fermer les yeux pour que les militaires burundais fassent tout ce qu’ils veulent sur ses citoyens viendrait du fait que le Burundi lui rétorque qu’il a laissé l’Ouganda déployer ses hommes ; qu’il n’y a pas de raison de leur refuser d’y aller pour y chasser ses ennemis.
Le président Tshisekedi serait donc aujourd’hui entre le marteau et l’enclume : laisser son peuple maltraité par des troupes étrangères au moment où des représentants du peuple commencent à écrire des correspondances pour alerter le Secrétaire général des Nations unies et au moment où les activistes de la société civile ne cessent de dénoncer les exactions de ces troupes sur le sol congolais, lui fait penser deux fois sur son accord officieux donné au gouvernement burundais
Selon le journal Le Potentiel, dans son numéro 8256 du 03 février 2022, un sommet EU-UA serait prévue à Bruxelles en Belgique en date des 17 et 18 Février 2022. La question sur la situation de la région des grands lacs et particulièrement sur la RDC sera abordée. Rien ne nous empêche de penser que d’ici la tenue de cette rencontre, Felix Tshisekedi aura déjà sommé aux forces burundaises de quitter son territoire. Ce ne sera pas pour la première fois, les forces burundaises, militaires et imbonerakure, ont plus d’une fois été chassées de ce pays alors qu’elles y étaient illégalement déployées.
URN HITAMWONEZA sait très bien que les militaires burundais et imbonerakure ne sont pas allés à l’Est de la RDC pour chasser les Red Tabara. S’en prendre aux banyamulenge après s’être associés aux mai mai ; piller leur bétail et conduire les vaches au Burundi ; aller déstabiliser les tutsis dans le camp des réfugiés de Lusenda, ne signifie en aucune façon combattre les Red Tabara.
L’information à notre disposition est que la clique militaire du cnddfdd au pouvoir a profité de la présence de ses troupes sur ce sol congolais pour faire encore une fois des contacts faciles et signer des conventions additionnelles sérieuses avec les forces génocidaires des FDRL/FLN afin de mener ensemble, avec leurs milices alliées du Sud Kivu pour en finir avec le génocide des tutsis et des forces de l’opposition et enfin établir ce qu’ils appellent un empire hutu très puissant. Ceci les épargnerait de toute poursuite pour les crimes de sang dont ils sont responsables.
Nous demandons encore une fois aux burundais de se réveiller et chasser ce pouvoir qui se fait coordonnateur du génocide régional encours de préparation. A la communauté internationale, à l’Union Africaine et à la région des grands lacs, nous demandons de tout faire pour arrêter ce plan en prenant au sérieux la situation à l’Est de la RDC et en adoptant des mesures rigoureuses de pression sur la clique militaire du cnddfdd au pouvoir au Burundi. Sinon, que personne ne dise qu’elle n’a pas été informée à temps sur les préparatifs de ce génocide régional si demain il arrive au stade d’exécution. Un homme averti en vaut deux.

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