Burundi : De l’unité des burundais, il ne reste qu’un slogan

Burundi : De l’unité des burundais, il ne reste qu’un slogan
Oui, les burundais se souviennent de l’unité nationale quand arrive le 5 février de chaque année. C’est à cette date que se rencontrent (ceux qui sont à l’extérieur du pays qui se rencontrent physiquement ou via téléconférences) ceux qui croient encore en l’unité des burundais et qui espèrent qu’un jour, les burundais pourront encore une fois retrouver la véritable unité qui a caractérisé nos ancêtres pendant de longues périodes, jusqu’à l’arrivée des colons. C’est aussi à cette date que la clique militaire du cnddfdd, qui ne croît pas du tout en l’unité des burundais, mobilise certains membres du gouvernement et du parlement, pour aller écouter des discours de circonstance prononcés, juste pour montrer à l’opinion qu’il y a unité nationale. Mais l’unité dont ils parlent ne se limite qu’aux simples discours car dans le vécu quotidien des burundais, c’est l’exclusion qui est pratiquée par les leaders du cnddfdd qui sont aujourd’hui au pouvoir.
C’est alors ce samedi 5 février 2022 qu’a été célébré pour la 31eme fois la fête de l’unité nationale qui pend origine dans la signature de la charte de l’unité nationale adoptée par la grande majorité des burundais en 1991. Une fête qui a été célébrée à l’absence du président Evariste Ndayishimiye qui avait représenté le Burundi à la réunion des chefs d’Etat des pays de l’Union Africaine à Addis Abeba en Ethiopie. Le grand discours de circonstance a été prononcé au monument de l’unité nationale par le président du parlement, le colonel Gélase Ndabirabe , au moment où le vice-président Prosper Bazombanza, était à Gitega, capitale politique. A les entendre parler, ils reconnaissent qu’il n’y a pas d’unité entre burundais. Et c’est avec raison car l’autorité d, aujourd’hui, le leadership qui devrait promouvoir cette unité ne fait que la chanter au moment où il pratique l’exclusion. Le principe de la clique militaire au pouvoir est bien connu : qui n’est pas membre du cnddfdd n’a aucun droit au gâteau national. Les gens ne se rendent pas compte que même parmi les membres du parti CNL qui a été proclamé par la CNI deuxième lors des élections de 2020, personne n’occupe une fonction gouvernementale ; sauf les parlementaires, élus par le peuple, qui reçoivent des salaires du contribuable burundais. On ne parle pas de tutsis qui ont progressivement été appauvris par le système cnddfdd comme s, ils étaient en train de se venger en les expulsant de toutes les fonctions de l’État et en ruinant tous leurs projets. Aujourd’hui, le pouvoir organise des recensements ethniques réguliers qui concernent même des ONG pour y chasser les tutsis qui y occupent des postes techniques ou qui y ont accédés par leurs compétences ; tout ceci sous le couvert des accords d’Arusha qu’ils ont violé depuis longtemps. Voilà un pouvoir qui pratique le contraire de l’unité des burundais en divisant le peuple entre deux blocs : ceux qui doivent vivre en paix éphémère dans le pays (membres du cnddfdd) et ceux qu’il faut appauvrir, tuer ou chasser du pays(les non membres du parti au pouvoir).
Le président Evariste Ndayishimiye dira toujours dans ses discours qu’il n’y a plus de divisions au sein du peuple burundais ; qu’il y a une parfaite unité entre burundais. Cette unité n’est que sur les bouts de ses lèvres car il est le premier à pratiquer l’exclusion car c’est lui qui nomme les gens dans des postes de responsabilité. Un président Menteur, hypocrite. Pourtant, il se fait passer pour le chrétien catholique le plus fervent. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l’apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement. Matthieu 23 :14
Puisque le cnddfdd ne croit plus à l’unité des burundais et met en avant la vengeance, la tendance est plutôt de mettre une croix sur la célébration de cette fête et instaurer une autre en la mémoire de ce qu’il appelle les victimes du génocide des hutus de 1972 et de 1988( 1988 est la prochaine cible de Pierre Claver Ndayicariye dans sa mission lui confiée par le cnddfdd d’exhumer les reste des gens pour dire que ce sont des hutus tués par les pouvoirs qualifiés de tutsis). Tout observateur avisé aurait remarqué que la participation à la célébration du 31 anniversaire de la fête de l’unité nationale était trop faible : c’est dire que le cnddfdd n’a pas fait de mobilisation, même forcée, comme il le fait lors de ses croisades de prières ou dans d’autres activités du parti.
URN HITAMWONEZA demande à tous les burundais qui restent convaincus que le Burundi est un pays de tous les burundais sans exclusion et que nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs, à se mobiliser pour chasser du pouvoir ces extrémistes racistes et génocidaires qui ne cherchent que leurs propres intérêts en excluant les autres. Avec tous les crimes qu’ils ont déjà commis, leur place ne devrait pas être au pouvoir, leur place est normalement dans la prison. Unissons nos énergies et arrêtons des stratégies efficaces qui pourront les pousser dans leur vraie place avec moins de casses. L’unité des burundais et le développement de notre pays est à ce prix.

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