Burundi : Le Burundi ressemble aujourd’hui à un pays en guerre depuis près de 40 ans ; estiment les témoins sur place

Burundi : Le Burundi ressemble aujourd’hui à un pays en guerre depuis près de 40 ans ; estiment les témoins sur place
Le constat amer vient de beaucoup de burundais et étrangers vivants au Burundi. Ils disent vivre un véritable enfer : un pays où il n’y a pas d’électricité, pas de communication aisée, pas d’eau potable, pas de carburant, pas de médicaments, pas de viande, pas de quoi manger à suffisance pour les populations à faible revenu. Le Produit intérieur Brut du Burundi en 2022 est de 269 $USA ; ce qui classe le Burundi à la dernière place des pays riches ; ce qui veut tout simplement dire qu’il est le plus pauvre de la planète.
Les témoins interrogés sur place n’hésitent pas de dire que le Burundi ne mérite pas la dernière place ; il est actuellement en dessous de zéro car la situation est chaotique. Ce sont là les vrais termes utilisés par les personnes interrogées. On dirait que le pays vient de passer plus de 40ans en situation de guerre
L’homme d’affaire Taluk Bachir qui a le monopole de livraison de carburant au Burundi est débordé ; il a livré beaucoup de quantités de carburant, mais n’a pas été payé par le pouvoir cnddfdd qui manque de devises de façon criante. Sans carburant, on n’a pas d’électricité en suffisance, le pouvoir recourt aujourd’hui au système de délestage, les gens passent des nuits entières sans électricité à la maison. L’eau manque dans plusieurs quartiers de la capitale économique Bujumbura, les gens courent le risque de maladies liées à l’hygiène. Sans devises, les hôpitaux et les pharmacies manquent de médicaments ; les gens ne savent plus à quel saint se vouer. Comme le malheur ne vient jamais seul, le covid 19 qui n’a jamais été combattu par le cnddfdd comme les autres pays du monde l’ont fait en vaccinant le maximum possible, resurgit avec une ampleur redoutable ; ce qui dépasse les capacités du ministère ayant la santé dans ses attributions.
Cette situation n’est que la conséquence directe de la mauvaise gestion du pays du système cnddfdd. La clique militaire au pouvoir ne fait que remplir leurs poches en attribuant des marchés aux seuls membres de leur parti qui reçoivent de l’argent du contribuable sans même réaliser le projet (le cas du barrage de Mpanda est parlant) et ils restent impunis car cet argent est généralement partagé avec les mêmes leaders cnddfdd jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Et Evariste Ndayishimiye se contentera de les condamner publiquement pour montrer à l’opinion que lui est Saint ; une hypocrisie sans nom. De l’administrateur communal jusqu’au président de la République, chacun tire la couverture de son côté dans son secteur dans l’impunité totale ; et ce depuis que le cnddfdd est au pouvoir en 2005. Un mot d’ordre a été officiellement donné dès la départ : ‘’que chacun se sert là où il est’’. Un vol bien planifié.
Et ce n’est pas pour demain que cette situation économique chaotique va changer. Selon nos sources d’information au sein de l’Assemblée Nationale, le gros du budget voté dernièrement par cette institution ne sera pas affecté aux différentes activités planifiées ; mais sera alloué à la guerre. Le pouvoir cnddfdd se prépare à une guerre que le gros de burundais ignore complètement. L’opérationnalisation de la FRAD en soi a coûté une somme colossale de francs Burundais
Mais, souvenez-vous que ce budget a été voté après la visite de cinq jours au Burundi du président congolais Felix Tshisekedi le 21 mai 2022. Comme déjà mentionné dans une de nos publications, l’un des non-dits de leur entretien était effectivement que le Burundi se prépare à appuyer les FARDC dans la guerre qu’ils mènent avec le M23. C’est un appui additionnel qu’il a demandé car le Burundi soutient déjà les FDLR/FLN qui tentent désespérément de déstabiliser le Rwanda voisin à partir de son territoire et personne n’ignore que les FARDC (armée de Felix Tshisekedi) se sont alliées aux FDRL dans leur combat avec le M23 que le pouvoir de Kinshasa accuse de bénéficier des aides multiformes du Rwanda. Et ce n’est pas gratuit que lors de cette visite au Burundi du président congolais, des bombes aient été larguées à partir de son territoire sur la région de Musanze du Rwanda le 23 mai 2022.
Aujourd’hui, le pouvoir Ndayishimiye se prépare à faire entrer massivement des imbonerakure et des militaires en RDC soit disant dans le cadre de la force régionale qui a été demandée par les chef d’Etat de l’EAC avec comme prétexte d’appuyer Tshisekedi dans sa guerre avec le M23, mais officieusement, les trois principales forces FARDC/FDLR/FDNB ( et imbonerakure) veulent en finir avec ce qui s’appelle tutsis dans la région.
C’est dans ce cadre qu’un élément de reconnaissance et de contact avec les FARDC et FDLR, conduit par le Criminel de renom Général de Brigade Ignace Sibomana (ancien chargé de renseignement militaire à l’Etat-major général de la FDNB et actuellement en charge de la logistique). Il est responsable de l’exécution de beaucoup de militaires ex fab (ex forces armées burundaises) et de jeunes tutsis. Il avait même construit un cachot où il les emprisonnait avant de les tuer ; ce qui lui a valu une décoration de la part d’Evariste Ndayishimiye le 1 juillet 2022. Le deuxième officier n’est pas bien connu du public, il a toujours été commandant de la garde présidentielle qui s’est notamment démarquée dans l’assassinat de beaucoup de personnes qui se sont opposées au 3eme mandat illégal de feu président Pierre Nkurunziza et particulièrement des massacres des jeunes tutsis des quartiers Nyakabiga, Jabe, Musaga, Ngagara, Kinanira, après l’attaque des camps militaires le 11 mai 2015. Il s’agit du Général de Brigade Dominique Nyamugaruka. Il est bien connu par les FDRL (comme Ignace Sibonmana par ailleurs) pour avoir collaboré avec eux notamment en intégrant certains membres FDLR au sein de la garde présidentielle burundaise. Les deux sont des hommes de confiance du président Evariste Ndayishimiye.
Vont-ils réussir leur projet macabre ? Il leur est peut-être parmi de rêver. Des gens vont mourir certes, mais, seul Dieu connait la suite.
URN HITAMWONEZA estime que les burundais ne peuvent pas espérer que leur situation économique change positivement au moment où le pouvoir cnddfdd ne pense qu’au génocide. Le budget voté pour apaiser leurs souffrances sera utilisé dans une guerre qui ne fera qu’aggraver cette situation. Les leaders cnddfdd voient déjà des dollars qu’ils vont avoir en exploitant, comme le font les autres, le sous-sol congolais, sans penser aux conséquences fâcheuses sur la vie des familles burundaises ; y compris celles des membres de leur parti. A tous les burundais, il est alors temps, sinon tard, de se lever comme un seul homme pour dire non à cette clique militaire au pouvoir qui ne cherche que de leur profit au détriment de tout un peuple.

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