Evariste Ndayishimiye, proclamé nouveau président du Burundi par la CENI est ressortissant de Giheta ; commune des génocidaires chevronnés

Evariste Ndayishimiye, proclamé nouveau président du Burundi par la CENI est ressortissant de Giheta ; commune des génocidaires chevronnés.
Ce General Major qui se fait passer pour un grand chrétien pratiquant, mais qui n’est autre qu’un loup qui se déguise en agneau ,vient de la commune Giheta, en province Gitega.
Comme tant d’autres généraux de la clique au pouvoir, il a passé par la rébellion du cnddfdd. Mais lui, il a la spécificité d’avoir eu une formation avec les interahamwe ( fameuse milice génocidaire rwandaise) à Gikongoro au Rwanda et est retourné vite à l’Université du Burundi avant le déclenchement du génocide des tutsi rwandais de 1994.
C’est un homme qui sait jouer le malin, raison pour laquelle l’opinion ne reconnait pas beaucoup de crimes sur lui. Il sait faire faire et n’apparait pas. Cependant, comme il a été ministre de l’intérieur, chef de cabinet militaire du président, chef de cabinet civil du président, secrétaire général du cnddfdd, il est au courant de la planification et de l’exécution de tous les crimes de sang commis par le système cndd fdd depuis 2005. Il a une lourde responsabilité dans tout ce qui s’est passé.
Après sa désignation comme candidat à la présidentielle de mai 2020 par son parti, il s’est vite comporté comme président de la République, sa femme auraient même commencé à s’habituer à la démarche des first ladies. Raison pour laquelle, lui et la clique militaire au pouvoir ont tout fait pour truquer les élections à sa faveur alors que le peuple leur avait montré qu’ils ne veulent plus de ce pouvoir.
Ils s’apprêtent à plonger le pays dans le feu et le sang si leurs tricheries, en collaboration avec Kazihise, président de la CENI, n’arrivent pas à l’objectif escompté.
Le surnommé NEVA ou Kirogorogo ( parce qu’il parle beaucoup et dit du n’importe quoi ) est natif de la commune Giheta, province Gitega. En 1993, les hutus extrémistes de cette commune ont planifié et exécuté le génocide des tutsis comme partout dans le pays.
URN HITAMWONEZA vous propose le déroulement des faits, les noms de certaines victimes et leurs bourreaux

La commune de Giheta s’est beaucoup démarquée lors du génocide des tutsis de 1993. Les enquêtes menées montrent que des 7h du matin du 21 octobre 1993, avant même la mort de Ndadaye, toutes les voies de communications avaient été bloquées
C’est le Député Ndihokubwayo Norbert qui donnait les instructions des massacres à partir de Bujumbura. Au même moment, le gouverneur de province Gitega, Nurwakera Joachin et le chef de la Documentation, Mohamed Emile, se sont rendus directement sur terrain pour mobiliser tous les hutus Frodebu afin de commencer le génocide des tutsis comme planifié
Mr Barikurumwe Venant, préfet des études à l’ETM, Ciza Leonard, préfet de discipline sur la même école, Kaboneye Augustin, enseignant, Gahungu Athanase , frère du Directeur de l’E.P, ces gens avaient déjà dressé d’avance des listes des tutsis à tuer. Figuraient en tête les fonctionnaires du centre Giheta, les élèves et les Frères de la congrégation des Bene Yozefu. La liste a été complétée par d’autres listes constituées sur les collines par le chef de zoneS Giheta, Ndayizeye Luc, celui de la zone Kabanga, Mugabo Jérôme et l’ancien chef de zone Giheta, Akenese Leandre, assisté par Bigendako, artiste, ainsi que le Directeur de l’école primaire de Mutobo, Mpfubusa Cyrille. En collaboration avec Nzinahora Raphael, directeur de l’EP Nyamugari, Barikumenyo Emmanuel, enseignant à la même école, Juvénal, enseignant à l’EP Bukinga, Ntahomvukiye Ildefonse, fontainier communal, Kazitsa, Kigoma et Gitenge vont jouer le rôle de bourreaux sur la Ruvyironza
Les tutsis du centre ont été rassemblés, menottés et conduits au chef-lieu de la commune. Au même moment tous les élèves tutsis de l’ETM ont été tués tentant de fuir. Le couvent des Frères a été saccagé. Les tueurs réclamaient la tête du Frère Supérieur Général et du frère du Directeur de l’ETM Niyondeha Aloys. Le Révérend Frère André Ntakibirya, Maitre des novices sera conduit avec les autres victimes tutsis à la commune où ils ont été enfermés dans un hangar de stockage du Centre de développement rural. C’est Gasore Boniface, agent de la police de sécurité publique qui était chargé de ce travail de les rassembler
Vers 23heures, les tutsis étaient appelés un à un par nom et groupés par 10 ; il étaient d’abord déshabillés, puis ligotés, les filles violées avant d’être exécuté.
Ndabahagamye Joseph, ex administrateur communal et son épouse ainsi que Bigirimana Pascal, ex comptable communal furent exécutés sur le champ. Les autres ont été trainés par terre jusqu’au pont célèbre de la Ruvyironza baptisé ironiquement depuis longtemps ‘ PONT DES HEROS DE L’UNITE’. Frère André Ntakibirya, après l’avoir battu à mort, fut achevé en cours de route par un certain Ghungu Gaspard, commerçant de Buhororo et abandonné à la merci des charognards
Sur le pont, ils ont commencé à tuer les jeunes filles. Claudine, Rose ainsi que toutes leurs condisciples ont été décapités et jetés dans la rivière. Ndereyimana Juvenal, enseignant à l’ETM Giheta subira ensuite le même sort ; Ruracenyera Serges fut d’abord torturé. Mme Honyorerako Adèle, , enseignant à l’EP Gitegs, mutilée en cours de route et son bébé de 2ans, ont été décapités et jetés aux porcs par Ntijimana Juvenal, enseignant à Bukinga
Dans la zone Kabanga, les tutsi ont été massacrés avec un renfort venus des communes Bugendana et Rutegama. C’est dans ce cadre que furent tués, brulés vifs avec certains tutsis du coins , une centaine des élèves du Lycée Kibimba, grâce à l’essence fournie par Masabo Eric, alias Munyana, commerçant de Bubu
C’est dans les mêmes circonstances qu’ont été tués Mfitiye Jean, ex encadreur agricole et retraité, Ndimurwanko Mathias, enseignant à l’EP Carire en commune Bugendana.
Les auteurs de ce drame sont connus : Nibizi Abraham, administrateur communal, Firmat, le fameux directeur du lycée de Kibimba, Nzisabira Anicet, ex agent de police de sécurité publique à Mutaho, Mugabo Jérôme, chef de zone Kabanga, Nkeshimana Renovat, Directeur de l’EP Carire, Bahati, gérant de la coopec Kabanga, Nzeyimana Martin, commerçant à Bubu et Ngezahayo Abraham, chef de colline Kibimba
Il convient de souligner que les tueurs dépassaient même les frontières communales pour aller tuer dans les communes voisines. De telles attaques étaient menées par une centaines de paysans armés de machettes, de lances , de pierre et massues. Partout où ils passaient, ils tuaient, pillaient, et brulaient tout bien appartenant aux tutsis.
Les grands meneurs des tueries du lendemain 22 octobre 1993 étaient : Bukuru Boniface, Ndanyinshi Cyprien, Ndayizeye Evariste, Madagasha Jean, Ntahomvukiye Mathieu, Sihiriwe Evariste, Ntahokaja Deo et Guido, fils de Kibwakibwa, Idi Pierre, Rukwigwa Gregoire alias Ndugu, Misigaro Zacharie alias Gishwandi, Barampama Nicodeme, Mboneyeho Berchmas , Mugemangango Longin
Il est surprenant que des génocidaires énumérés ci haut soient libres et continuent des actes du genre sans s’inquiéter. Cela voudrait dire que le projet de génocide qu’ils n’ont pas pu parachever au Frodebu est en train d’être exécuté même maintenant au sein du pouvoir cndd fdd. Et Evariste Ndayishimiye ne cesse pas de chanter qu’il y a unité entre burundais. Kirogorogo est toujours en contradiction avec lui-même : ce qu’il dit est totalement diffèrent de ce qu’il pense
URN HITAMWONEZA ne cessera jamais de crier et de dénoncer des actes de génocide qui ont toujours été commis et qui continuent jusqu’à ce que les planificateurs et les auteurs soient punis.