Burundi: Après 58 ans d’Indépendance, le peuple burundais a besoin des dirigeants sincères, réalistes et qui ont des mains propres.

Le 1 juillet 2020

Burundi: Après 58 ans d’Indépendance, le peuple burundais a besoin des dirigeants sincères, réalistes et qui ont des mains propres.
Bonne fête quand même. Le premier juillet 1962, un drapeau belge a été descendu, un drapeau burundais a été hissé. Voilà un geste visible d’indépendance .Tous les burundais n’oublieront jamais le patriotisme du Prince Louis Rwagasore, sa sincérité dans ses discours on ne peut plus rassembleurs. On n’a pas encore vu dans notre pays un homme de tel calibre. C’est lui qui disait ce qu’il pense réellement et qu’il peut réaliser. Il a été élu par les hutus et les tutsis parce qu’il avait des projets porteurs d’espoir pour tous. Aujourd’hui, on vote ethnie et non projet de société.
La vraie indépendance ce n’est pas le départ des colonisateurs, il a été remarqué que certains peuples sont devenus plus esclaves qu’ils l’étaient pendant la période coloniale. D’autres ont eu du répit pendant une certaine période, mais ont encore plus souffert lors des pouvoirs dits des leaders nationaux qui sont devenus plus méchants que les colons (génocide, guerres civiles, crimes contre l’humanité, violations graves des droits de l’homme, mauvaise gouvernance et par voie de conséquence paupérisation de la population).
La vraie indépendance est celle qui assure à tout le peuple, sans distinction aucune une sécurité humaine (comprenez par-là sécurité physique, bonne alimentation, santé, bonne éducation, tout ce qui procure le bien-être du peuple). Le Prince Louis Rwagasore rassemblait tout le peuple sans aucune distinction sous des projets pouvant assurer leur bien-être. Il le disait et il le faisait. Il mérite d’être appelé HERO.
Aujourd’hui, on appelle par abus de langage certains leaders héros de la démocratie, héros du patriotisme, etc… Pourtant, leurs discours ne correspondaient jamais à leurs actes. Comment Ndadaye Melchior peut-il être appelé héro par tous les burundais et la communauté internationale alors qu’en enseignant la démocratie (multipartisme), lui et son parti Frodebu enseignaient que s’ils ne gagnaient pas (parce que numériquement majoritaire), il y aura eu tricherie, et que par conséquent il faudra exterminer tous les tutsis. Ils disaient aussi qu’ils feront de même s’il lui arrivait quelque chose (là ils pensaient possibilité des coups d’Etat). Et, ainsi dit, ainsi fait, il a été tué, et le génocide a été commis par les membres de son parti Frodebu. Et il s’appelle héro. C’est presque une injure de le mettre à pied d’égalité que le Prince Louis Rwagasore.
Comment les membres du cnddfdd qui ont tué des gens de façon sélectives (les tutsis) pendant le temps de la rébellion jusqu’à massacrer les rescapés de ce génocide de 1993, se disent héros du patriotisme. Avec leur arrivée au pouvoir, ils n’ont jamais cessé de tuer des innocents parce qu’ils sont tutsis ou parce qu’ils s’opposent à leur gouvernance.
Aujourd’hui, le nouveau président ne cesse jamais d’aveugler le peuple que c’est maintenant qu’on a la vraie indépendance. Quel genre d’indépendance parle-t-il ? Des milliers de personnes tuées, d’autres torturées, d’autres emprisonnées, d’autres exilées, ceux qui sont au pays vivant dans la misère et la peur totale. C’est le bilan que peut présenter ce pouvoir après 15 ans de règne. Et c’est cela la vraie indépendance pour Evariste Ndayishimiye ? En lisant entre les lignes, il veut tromper les gens de son ethnie que c’est l’indépendance parce que ce sont les hutus qui gouvernent sans partage aujourd’hui. Son ‘’gouvernement parent’’ ( leta mvyeyi) est un exemple éloquent. Mais, la population hutue restera toujours dans la misère, Ndayishimiye et sa clique militaire vont uniquement remplir leurs poches.
Après avoir réussi à tricher les élections de mai 2020, le nouveau président est entrain de promettre monts et merveilles, mais le peuple devrait savoir que ce ne sont que des paroles. Où trouvera-t-il les moyens de réaliser tout ce qu’il a promis ? Salaires et soins gratuits pour les retraités, financement des projets des jeunes commune par commune, construction des hôpitaux au niveau de chaque commune, rapatrier et réinsérer les déplacés et les réfugiés, lutte contre la corruption, lutte contre la covid19 devenue pandémie mondiale etc….autant de projets qu’il vient de présenter. Le peuple burundais n’a pas besoins aujourd’hui de ce genre de discours démagogique. Il a besoin des actes concrets pour leur tirer de cette pauvreté ( le pays le plus pauvre monde). Il a besoin des autorités sincères qui joignent la parole à l’acte. La lutte contre Coronavirus, s’elle est faite avec honnêteté et le sérieux qu’il faut, vous demande des moyens colossaux que le gouvernement d’Evariste Ndayishimiye ne pourra pas réunir facilement surtout qu’il a même chassé les représentants de l’OMS au Burundi. Ou trouvera-t-il de l’aide au moment où il vient de mettre en place un gouvernement militaire avec un premier ministre à la tête( Allain Guillaume Bunyoni) , un super ministre de l’intérieur et sécurité publique( Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika) , tous sous sanctions internationales, un ministre des affaires étrangères ( Albert Shingiro) qui a nargué toute la communauté internationale et qui ose nier un génocide ( celui des tutsis du Rwanda de 1994) accepté par les Nations Unies.
URN HITAMWONEZA vous avertit encore une fois des dangers que courent le Burundi et son peuple. Evariste Ndayishimiye déclare haut et fort que c’est aujourd’hui la vraie indépendance. C’est parce qu’il vient de mettre en place un gouvernement cnddfdd, et qu’il va exercer un pouvoir militaire sans partage. Il est prêt à faire tout ce qu’il veut, jusqu’au génocide. Il promet des choses sachant qu’il ne va les réaliser. Ceux qui échapperont au coronavirus seront frappés par la misère, et personne n’osera manifester pour réclamer ses droits. Le peuple burundais a besoin d’être sauvé de cette prison à ciel ouvert. Nous demandons encore une fois à l’Union Africaine et aux Nations Unies de garder un œil vigilent sur ce petit pays.