Burundi : Depuis 2005, le cnddfdd s’impose par de graves violations des droits de l’homme et le génocide

Burundi : Depuis 2005, le cnddfdd s’impose par de graves violations des droits de l’homme et le génocide
Le cnddfdd est arrivé au pouvoir en 2005 après trucage des élections comme il en a l’habitude de le faire. La population a voté pour ce parti de peur de se retrouver dans une autre guerre civile. Il s’est dès lors comporté comme ayant gagné la guerre alors qu’il est rentré par négociations n’ayant pas conquis aucun mètre carré du territoire pendant plus de 10ans. Arrivé au pouvoir sans aucun projet de société, il a voulu s’imposer par la violence oubliant le développement du pays.
Le bilan de ce système cndd fdd au pouvoir pendant 15ans est largement négatif car le pays qui était parmi les 30 pays les plus pauvres en 2004, il est aujourd’hui le dernier sur la liste. En termes clairs, le pays le plus pauvre du monde. C’est ce que révèle le récent rapport de la Banque mondiale. Pourtant, la clique militaire au pouvoir ne cesse de manipuler la population par des discours flatteurs comme quoi ils ont réalisé des miracles. ‘’Le mensonge est une carapace qui vous étouffe pour vous détruire’’, nous dira Guillaume Vissio. Qui n’applaudit pas ce mensonge est condamné à la mort, à la torture, à l’emprisonnement ou forcé à l’exil
C’est ainsi que depuis 2005, le système cndd fdd n’a cessé de tuer les membres des fnl (Forces nationales de Libration) dont il craignait la capacité de le concurrencer, pourquoi pas l’évincer sur le pouvoir. Les deux mouvements se connaissaient très bien car ils se disputaient le terrain depuis le maquis. Ils se sont à maintes reprises rentrés dedans, et ce sont les forces armées burundaises (forces régulières) qui essayaient d’éteindre le feu pour protéger la population car dit-on en proverbe kirundi : Là où deux éléphants s’affrontent, ce sont les herbes qui en souffrent’’
En 2006, Col Vital Bangirinama a commis un crime grave en ordonnant à ses hommes de tuer des fnl en province Muyinga. Il était alors commandant de la 4eme Région militaire (qui regroupait les provinces de Kirundo, Muyinga, Cankuzo et Karuzi).Une trentaine d’hommes ont été tirés du cachot du camp militaire de Mukoni la nuit et transportés vers le parc de la Ruvubu. Ils ont été exécutés et jetés dans la Ruvubu. Les organisations des droits de l’homme ont découvert leurs corps ligotés flottant sur la rivière. Le 23 octobre 2008,3 militaires ont écopé la peine de mort, 10 autres jugés pour 10 ans de prison, et 02 condamnés pour 2ans. Le commanditaire, Col Vital Bangirinama a eu la protection de feu Pierre Nkurunziza, président de la République qui a même organisé sa cavale vers l’extérieur du pays. Il est rentré, il réside actuellement au Burundi sans s’inquiéter car il bénéficie toujours de la protection du système cnddfdd qui lui avait donné la mission de tuer ces innocents.
Les tueries ont continué dans tout le pays , juste pour faire taire toute voie disconcordante ; tout ce qui pouvait révéler les faiblesses de ce système, les vols organisés pour s’enrichir à tout prix, les tueries à caractère politique et ethnique ; tout doigt levé pour dénoncer ces actes est automatiquement coupé. Le paroxysme a été atteint en 2015, avec le troisième mandat illégal et illégitime de Pierre Nkurunziza. Les criminels génocidaires ont sortis les griffes et ont tué le maximum, des gens innocents qui manifestaient pacifiquement simplement pour exiger le respect de la loi. L’attaque de certains camps militaires, la tentative de coup d’Etat, ont été les grands prétextes pour la clique militaire au pouvoir de maximiser les tueries, avec une volonté manifeste de terminer le génocide des tutsis commencé déjà en 1993 avec le Frodebu après la mort de Ndadaye Malchior. Comment expliquer qu’une attaque des insurgés sur le camp Ngagara et sur les camps de Musaga pousserait les militaires et policiers à s’attaquer aux quartiers de Nyakabiga, Jabe , Cibitoke et Mutakura où plus de 120 personnes, femmes et enfants tirées de leurs maisons ont été tuées les 11 et 12 décembre 2015 ? Il est clair et net que l’objectif était de tuer le maximum de tutsis possible, un prolongement dans le projet de génocide des tutsis que le cnddfdd ne cesse de mettre en pratique chaque fois qu’il trouve une simple occasion. Ce qui est très grave encore, c’est que les militaires et policiers qui ont commis ces crimes sont à majorité de la garde présidentielle ( API et BSPI). Il est alors sans doute que feu Président Nkurunziza était au courant, pourquoi pas Maitre du jeu ? Et comme pour le remercier, sa clique l’honore avec un titre de guide suprême du patriotisme. C’est par ailleurs le même jeu de 1993, où un président qui est assassiné par un groupe de militaire soit nommé héro de la démocratie alors qu’il est clair que le génocide des tutsis qui en est directement suivi était son œuvre avec son parti Frodebu. Rien n’explique comment un simple paysan de Karuzi, pouvait avoir une tronçonneuse chez lui ( pour couper les gros arbres et bloquer les routes pour retarder les interventions des forces de l’ordre) et de l’essence pour bruler les maisons.
Voilà qui montre à quel point les extrémistes hutus qui sont malheureusement à la tête du pays ont planifié et exécuté le génocide et cherchent à en cacher les traces. Une commission onusienne d’enquête a quand même fait un rapport S/1996/682 qui montre que les massacres organisés en 1993 par le frodebu sont qualifiés de génocide des tutsis. Personne n’a été poursuivi. C’est ce projet qui est poursuivi par le cnddfdd car les personnes sont restées les mêmes et l’idéologie a été largement enseignée. Rien que depuis 2015 à nos jours, plus de 3000personnes ont été tuées (sources policières proches du système cnddfdd). Certaines ont été jattées dans des fosses communes et les latrines éparpillées partout dans le pays, d’autres ont été brulées par des acides à tel point qu’on ne trouve pas de cadavres, des cadavres découverts sur les routes, vallées et rivières. Aujourd’hui, personne n’en parle ; les bourreaux sont les grands décideurs de ce pays. Même à leur mort, ils sont héros. Pensez à Ndadaye Melchior qui devient héro de la démocratie et l’aéroport international de Bujumbura qui porte son nom, à Pierre Nkurunziza, Guide suprême du patriotisme, General Adolphe Nshimirimana, qui , pour l’immortaliser, se voit attribuer le nom d’une rue ou avenue ; à Lt Col Darius Ikurakure qui est enterré aux enceintes du ministère de la défense nationale et des ancien combattants et d’autres… C’est une façon pure et simple d’immortaliser les criminels, encourager les extrémistes hutus à ne pas avoir peur de faire de même et afin cacher à faire oublier à l’opinion les crimes qu’ils ont commis.
URN HITAMWONEZA n’est pas prêt à abandonner son combat pour la vérité. Nous ferons tout ce qui est à notre hauteur pour dénoncer ces crimes et ses auteurs et exiger des commissions d’enquêtes internationales pour mettre la lumière sur les différents crimes , juger et punir les responsables. Détrompez-vous, ces criminels qui se croient forts aujourd’hui ne le seront pas demain car, comme le dit Sacha Guitry, ‘’Rien n’est éternel, sauf peut-être le souvenir qu’on laisse’’