Burundi : La clique militaire au pouvoir sera bientôt condamnée pour crimes contre l’humanité

Burundi : La clique militaire au pouvoir sera bientôt condamnée pour crimes contre l’humanité
Ce n’est plus un secret pour personne. L’idéologie de génocide a été enseignée au Burundi depuis la naissance du Palipehutu qui prônait la libération du peuple hutu, mais après avoir éliminé tous les tutsis. Cette haine envers les tutsis est dans les veines de tous les leaders hutus d’aujourd’hui, exception faite à ceux qui, au cours de l’histoire, auraient compris que ‘’ ce n’est pas l’ethnie qui tue, mais la mauvaise gouvernance’’’.
En effet, si pendant des années du pouvoir de certains tutsis (parce que ce ne sont pas tous les tutsis), certains hutus ont été tués ou emprisonnés, ou encore forcés à l’exil, et d’autres en général n’ont pas eu droit à leur épanouissement, ce n’est pas la raison de se venger sur le tutsi d’aujourd’hui. Si le pouvoir de Micombero a, dans sa répression aveugle contre l’attaque de 1972, a tué beaucoup de hutus de façon sélective, il n’a pas touché les femmes et les enfants. Il convient de rappeler à ceux qui ne s’en souviennent pas que des bébés ont été pilés dans des mortiers en 1993. Rappelez-vous aussi du témoignage de Pierre Nkurunziza lui-même qui disait qu’il a tué un enfant pendant le maquis.
URN HITAMWONEZA l’appelle aujourd’hui répression aveugle au moment où les hutus extrémistes l’ont toujours appelé génocide des hutus et en font jusqu’aujourd’hui un slogan politique pour dresser les générations hutues actuelles contre les tutsis. Quand les Nations Unies feront une enquête et qualifieront ces tueries de génocide, nous l’accepterons comme tel. Mais, le qualifier ne serait pas suffisant, le plus important serait pour nous ,de juger les coupables par un tribunal compètent pour qu’on en finisse avec l’impunité. C’est seulement de cette manière que la paix serait possible.
Cependant, au niveau de URN HITAMWONEZA, nous n’avons pas beaucoup de confiance à ce qui vient de l’extérieur. L’histoire nous a montré que dans ce domaine, l’extérieur vient appuyer le travail déjà fait par les nationaux. L’exemple malheureux du Rwanda en dit long.
En effet, les hutus du Frodebu ont planifié et exécuté le génocide des tutsis en 1993 après l’assassinat du premier président Ndadaye . Les témoignages recueillis au sein des survivants disent que le plan était que si les élections sont perdues ou s’il arrive quelque chose au président, les hutus devraient éliminer systématiquement tous les tutsi, sans distinction. Et ils l’ont fait. Le peu de rescapés qui ont fui vers les centres de déplacés ou qui sont restés dans certains centres urbains ont eu la vie sauve grâce à l’intervention des forces de l’ordre. Une intervention qui n’a pas été rapide car ces tueurs avaient barré les routes par de gros arbres abattus à l’aide des tronçonneuses. Qui a distribué ces tronçonneuses ? Qui a acheté et distribué de l’essence pour bruler les maisons ? Voilà qui pousse à accepter que ce génocide a été préparé. La mobilisation porte à porte a éveillé l’idéologie du palipehutu endormi un tout petit peu par la fameuse politique de l’unité nationale de Pierre Buyoya.
Sur le cas de 1993, les Nations unies ont fait leur enquête et le rapport S/1996/682 qualifie ces tueries de génocide. Cependant, il est resté impuni. Certaines puissances occidentales n’avaient peut-être pas intérêt qu’il y ait jugement et condamnation des bourreaux alors qu’ils ont été identifiés. Ils se la coulent douce jusqu’aujourd’hui. C’est très dommage. Certaines puissances ( dont on ne doit pas citer ici) faisaient croire aux hutus qu’ils sont majoritaires, qu’avec le système démocratique, ils ne doivent pas être dominé par les tutsis minoritaires. Ce qui est surprenant est que ces puissances ont croisé les bras et continuent aujourd’hui de fermer les yeux devant cette manière de vouloir dominer une minorité en l’exterminant.
Ce génocide a été continuellement exécuté à petit feu (attaques des camps des déplacés, embuscades sur les routes pendant la période de rébellion), et s’est accéléré depuis la prise du pouvoir par le cndd fdd en 2005. Dans leurs discours, ils ont toujours mobilisé les hutus par leur fameux génocide de 1972. Jusqu’en 2020, ils n’ont jamais proposé aux Nations unies de nommer une commission d’enquête pour mettre la lumière sur ces différentes tueries récurrentes au Burundi et réconcilier les burundais après un jugement de tous les coupables par des juridictions compétentes. Ce que aurait fait tout pouvoir qui veut la paix pour tous les burundais sans exception. Ne pas le faire montre bien que le fameux génocide de 1972 est un prétexte pour parachever le génocide de 1993. Voilà plutôt qu’ils ont alors accéléré le rythme de tueries depuis 2015, profitant de la contestation populaire contre la 3ème mandat, tuant les tutsis un à un ( ici on n’ignore pas des hutus qui s’opposent à leur politique), les emprisonnant, les appauvrissant et contraignant à l’exil d’autres. C’est la stratégie de la clique au pouvoir pour parachever le génocide de 1993.
Les activistes des droits de l’homme n’ont jamais cessé de crier pour que des forces étrangères interviennent pour stopper ce génocide en douceur, ou que des tribunaux internationaux interviennent pour arrêter et juger les criminels ( car ne se cachent pas), mais rien n’a été fait. Est-ce que la Communauté internationale va-t-elle accepté cette responsabilité dans ce génocide ?
Voilà qui pousse la clique au pouvoir à s’accrocher au pouvoir même si le peuple en décide autrement comme il l’a récemment montré lors des élections de mai 2020. Ils savent que s’ils quittent le pouvoir, ils n’auront pas la chance d’échapper à la cour pénale internationale.
Comme si cela ne suffisait pas, la clique au pouvoir est en train de commettre un crime contre l’humanité en cachant l’existence et la dangerosité de Covid 19 au Burundi. Au moment où le monde entier s’accorde à observer des mesures barrière pour endiguer cette pandémie, au Burundi, ils empêchent même aux gens de porter des masques de protection disant qu’ils sont réservés exclusivement à ceux qui sont testés positifs et aux médecins. La clique au pouvoir a organisé des élections rassemblant beaucoup de gens dans tout le pays sans aucune protection. Ils savent que la pandémie existe car elle a déjà fait des victimes, mais continue d’endormir la population en leur disant que seul Dieu les protègera. Aujourd’hui les gens meurent à petit feu chez eux, la clique au pouvoir ne veut même pas que les gens en parlent et continuent à se contaminer jour après jour. La clique au pouvoir est sûre qu’ils se feront soigner à l’extérieur avec les moyens de l’Etat ( l’exemple de Mme Denise Nkurunziza et du ministre de la santé soignés au Kenya sur frais du contribuable burundais est éloquent) alors que les hôpitaux locaux manquent cruellement de moyens pour tester et soigner les burundais. D’ici peu, les gens mourront par millier comme on l’a vu dans d’autres pays comme l’Italie.
URN HITAMWONEZA estime que cela constitue ni moins ni plus un crime contre l’humanité et la clique au pouvoir devra en répondre , tôt ou tard, devant les tribunaux compétents. Et si demain Evariste Ndayishimiye force les burundais à accepter qu’ils les dirigent pendant encore 7 ans, il faudra qu’il sache qu’il doit porter la responsabilité aussi bien des actifs( s’il y en a un), mais aussi des passifs ( qui sont nombreux) du pouvoir Nkurunziza.
URN HITAMWONEZA demande aux Nations Unies, à l’Union Africaine et à l’EAC d’intervenir pour sauver ce qui reste à sauver au Burundi tant qu’il soit encore possible. Sinon, cette pandémie pourra se répandre dans d’autres Etats du monde en commençant par les voisins directs ruinant ainsi les efforts qui sont en train d’être faits par des Etats sérieux dans le sens de stopper la propagation de cette pandémie mondiale.