Burundi : Le génocide se prépare et son idéologie est enseignée quelquefois au sein des partis politiques

Burundi : Le génocide se prépare et son idéologie est enseignée quelquefois au sein des partis politiques
Le génocide se prépare par un groupe de gens qui cherchent à exterminer un autre groupe identifié par rapport à leur race, religion ou ethnie etc.. Au Burundi comme au Rwanda, l’ethnie tutsie a été toujours visée par les hutus comme une catégorie de personnes à éliminer. Avant la colonisation, nos peuples vivaient pacifiquement en harmonie totale avec une administration bien organisée et un leadership respecté. Ce que les blancs ont appelé ethnies était connu comme une classification purement sociale car les tutsis étaient des éleveurs, les hutus des cultivateurs et les twa des artistes. Tous vivaient en complémentarité.
Le colon qui a trouvé cette organisation extraordinaire, ne pouvait que la briser pour pouvoir exercer son autorité. Il a donc inventé une distinction entre ces gens, ce qu’il a appelé ethnies. Il a commencé à classifier les gens selon leurs tailles, leurs formes de nez. Dans cette volonté de les diviser pour régner, le blanc considérait le Tutsi comme un être élaguant, intelligent. Certaines théories avancées par ces colons tendent à dire qu’ils seraient venus d’ailleurs. Voilà d’où viennent les idées maladroites des hutus utilisées pour exterminer les tutsis disant qu’ils sont venus d’Egypte, d’autres disent d’Ethiopie.
Cette harmonie sociale d’avant la période coloniale brisée, les hutus ont toujours considéré les tutsis comme leurs dominateurs et ont commencé à planifier comment les exterminer, avec un masque de révolutions.
Regroupés dans des organisations politiques comme PARMEHUTU au Rwanda et PALIPEHUTU au Burundi, ils ont enseigné l’idéologie de génocide des tutsis jusqu’à ce qu’elle se transmette de générations en générations. Du PARMEHUTU des années 1957 jusqu’au génocide des tutsis du Rwanda en 1994, du palipehutu jusqu’au génocide des tutsis du Burundi organisé par le FRODEBU en 1993, l’idéologie de génocide n’a pas encore quitté les esprits de certains extrémistes hutus jusqu’aujourd’hui. Les appellations ethnistes des partis politiques s’oublient progressivement, mais l’idéologie revient au sein des partis politiques qui se disent des partis de défense de la démocratie. Cette démocratie du nombre avec un homme, une voix comme mode d’élection consacre la majorité numérique comme seule détentrice de pouvoir dans nos pays sous-développés où le taux d’analphabétisme dépasse 70%. Les gens élisent les futurs leaders non pas sur critère de compétence ou compte tenu des projets de société présenté et défendu lors des campagnes électorales ou débats publics, mais sur base du seul critère ethnique.
Voilà pourquoi le pays reste au bas de l’échelle en matière de développement. Le petit paysan n’y gagne rien, il reste le plus pauvre de la planète, sans eau potable, sans nourriture suffisante, sans soins de santé, sans éducation adéquate. Et on dit qu’on est en démocratie. Les dirigeants mettent le peu de ressources du pays dans leurs poches et multiplient des discours d’endormissement du peuple, quelque fois divisionnistes et multiplient des séances de prière pour leur montrer que seul Dieu est responsable de leur destin. Une façon de les aveugler pour qu’ils ne demandent pas des comptes
On voit très bien alors que du Palipehutu , en passant par le frodebu jusqu’au cnddfdd, l’idéologie est la même : éliminer à tout prix les tutsis. Le cndd fdd est venu parachever le projet et il en est presque à la fin. Depuis 2005, il n’a cessé de tuer, torturer, emprisonner, violer avec sa machine génocidaire, les imbonerakure associés aux interahamwe recrutés dans les forêts de la République du Congo voisin.
URN HITAMWONEZA alerte encore une fois la communauté internationale sur le danger que court actuellement le Burundi. Il suffira d’un petit déclencheur pour que la clique au pouvoir à Gitega en finisse avec le génocide exécuté à petit feu jusqu’aujourd’hui. Des mécanismes de monitoring et de préventions devraient être mis en place pour éviter des surprises malheureuses. Les burundais doivent aussi être vigilants et prudents pour que ceux qui échapperont au coronavirus ne soient pas emportés par la machine à tuer du cnddfdd. Les messages audio publiés à longueur de journée par certains extrémistes hutus du Burundi et du Rwanda sur les réseaux sociaux ne présagent rien de bon. Ceux qui le font sont sans doute connus du système et rien n’est fait pour les arrêter. Ils sont soutenus ou tout simplement sont à la solde de la haute hiérarchie politico-militaire. C’est toujours le pouvoir qui prépare et exécute le génocide. Il faudra que Ndayishimiye Evariste se prépare à en assumer les conséquences le moment venu.