Burundi : Le mensonge et l’impunité sont parmi les principales sources de violence récurrentes au Burundi

Le mensonge et l’impunité sont parmi les principales sources de violence récurrentes au Burundi
Nous ne cesserons pas de le répéter, le génocide qui se poursuit qu’aujourd’hui a été, on le sait bien, enseigné. Mais le mensonge et l’impunité des actes de violences perpétrés depuis longtemps dans le pays, ont favorisé la propagation de son idéologie
En effet, si les responsables des actes barbares de 1972 avaient été punis, probablement que le discours des hutus extrémistes qui ont préparé le génocide de 1993, qui sont presque les mêmes qui planifient la poursuite de son l’exécution aujourd’hui aurait peut-être changé.
Si ceux qui ont tué en 1988, en 1993 avaient été jugés et punis, les générations suivantes ne seraient pas aussi extrémistes qu’elles le sont aujourd’hui.
Cet extrémisme est aussi alimenté par des discours de haine propagés par certains leaders hutus extrémistes qui veulent utiliser les divisions ethniques comme leur tremplin pour arriver ou se maintenir au pouvoir
Ces discours sont pleins de mensonges pour manipuler l’opinion. C’est ainsi que le mensonge, les tricheries de tout ordre se sont imposés en mode de gouvernement. Quand les hutus parlent du génocide de 1972, ils n’expliquent pas assez comment ces tueries sont qualifiées de génocide ; ils n’osent même pas dire la vérité sur les planificateurs et ceux qui ont déclenché ce génocide ou tout simplement ils contournent la vérité pour présenter leur propre vérité. Mais, la vérité et unique et elle ne change pas du jour au lendemain. De toutes les façons, ceux qui étaient au sud du pays ont vu des criminels tuer les tutsis et burler leurs maisons. Etait-il un plan de Micomberro et son groupe comme une certaine opinion extrémiste ne cesse de le dire ? Qu’est ce que ces tutsis auraient fait pour mériter un tel châtiment ? Comme déjà annoncé, ce ne sont pas des individus qui qualifient un tel massacre de génocide, il faut attendre une commission d’enquête internationale.
Le mensonge a continué jusqu’à vouloir nier le génocide des tutsis en 1993 après l’assassinat de Ndadaye, mais là au moins , une commission onusienne d’enquête a fait un rapport S/1996/682 affirmant que les tueries systématiques des tutsis en 1993 sont des acte de génocide. Quelques exécutants comme le fameux Firmat , directeur de l’école Kibimba qui a rassemblé et brulé vifs les élèves ont été punis. Mais la grande majorité de planificateurs se la coulent douce et sont aux affaires aujourd’hui sans s ‘inquiéter.
Cette impunité fait que les extrémistes restent forts, et continuent de propager cette idéologie de génocide. Le pouvoir d’après 1972 n’ont pas eu le courage de juger les criminels de cette période ; les pouvoirs qui ont suivi 93 ont jugé un certain nombre d’exécutants dans l’assassinat de Ndadaye, mais, la majorité des planificateurs sont toujours libres. Le pouvoir cndd fdd, au lieu de s‘appuyer sur les accords d’Arusha qui prévoyait une commission d’enquête et des juridictions sur toutes les violences cycliques qui ont secoué le pays, il s’est contenté de propager de discours de haine afin de continuer le génocide que certains hutus extrémistes parmi eux avaient débuté. Au lieu de coopérer avec les instances internationales compétentes prévues dans l’accord d’Arusha afin d’établir la vérité, juger les responsables des crimes et réconcilier le peuple burundais, la clique militaire au pouvoir n’a fait continuer à creuser la tombe de burundais. Pour eux , point n’est besoin de connaitre la vérité car ils savent qu’ils seraient les premiers à répondre des actes qu’ils ont commis . Ils cherchent à ce que l’impunité perdure pour parachever ce qu’ils ont commencé en 1993
Poursuivant son objectif de dénoncer tous les génocidaires, URN HITAMONEZA vous propose aujourd’hui la commune de shombo en province Karuzi où les hutus ont massacré systématiquement tout ce qui s‘appelle tutsi sans distinction. Certains ont été jetés dans la Ruvubu en leur disant cyniquement qu’ils leur donnent un ticket retour chez eux en Egypte. Une haine qui va jusqu’à nier la nationalité des tutsis, comme si les hutus sont les seuls burundais
Et voilà que Pierre Claver Ndayicariye et sa fameuse commission vérité et réconciliation, activée par cndd fdd parce qu’approchent les élections, se rendent dans cette commune où il y a eu beaucoup de morts tutsis pour déterrer des os des victimes les présentant uniquement comme celles de 1972. Une façon de montrer aux hutus non avisés et extrémistes que le pouvoir cnddfdd a eu le courage d’affronter ce problème.
Pourtant, même le simple paysan hutu qui était adulte sait qu’il y a dans cette commune de shombo, zone Nyabibuye, uniquement deux fosses communes des hutus tués en 1972 alors qu’il y a 6 fosses communes où reposent les corps des tutsis tués en 1993
URN HITAMONEZA dit halte à ce mensonge, à cette manipulation de l’opinion. Ndayicariye et son parrain cnddfdd n’ont pas la capacité technique de savoir si tel os date de telle année, encore moins de distinguer s‘il s‘agis d’un os d’un hutu de 1972 ou d’un tutsi de 1993 ou de 2015. Les burundais attendront un moment propice pour faire ce travail, avec des commissions indépendantes non téléguidées comme celle de Ndayicariye, avec de experts en la matière
Le burundais ont besoin de connaitre la vérité sur toutes les violences du passé et d’aujourd’hui, en juger les responsables et afin se réconcilier entre eux et vivre en paix
Nous reviendrons en détail sur le génocide de 1993 à Karuzi pour vous montrer les victimes et surtout dénoncer les bourreaux.