Burundi: NDAKUGARIKA ( Je te tue ), super ministre du Gouvernement ‘’Parent’’ ( Leta Mvyeyi) promis au peuple par le président Evariste Ndayishimiye.

Lundi 29 juin 2020

Burundi: NDAKUGARIKA (Je te tue), super ministre du Gouvernement ‘’Parent’’ ( Leta Mvyeyi) promis au peuple par le président Evariste Ndayishimiye.
Il s’appelle Commissaire de Police Chef Ndirakobuca Gervais, alias Ndakugarika (qui veut dire : Je te tue). Jusqu’hier le 28 juin 2020, il était chef du service national des renseignements ( SNR) du Burundi ; une véritable machine à tuer du pouvoir cnddfdd . Il tue et torture tout opposant ; il est aussi particulièrement chargé de la planification et exécution du génocide à petit feu des tutsis.
Ndakugarika est désormais en charge du ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique. C’est un super ministre car il vient de combiner la direction de trois anciens ministères : Ministère de la sécurité publique ( en charge de la police) , un grand ministère qui était la chasse gardée d’Alain Guillaume Bunyoni depuis 2005 ; le ministère de l’intérieur, un ministère très important qui contrôle toute l’administration du pays et un ministère du développement communal.
Ndakugarika est donc un super ministre parmi les 14 autres qui composent le gouvernement ‘’parent’’ promis par le nouveau président Evariste Ndayishimiye alias Kirogorogo lors de son investiture le 18 juin 2020 à Gitega. Il a d’abord nommé Alain Guillaume Bunyoni à la tête de ce gouvernement, et voilà, en collaboration avec ce dernier, ils viennent de mettre en place toute l’équipe gouvernementale. Soulignons que Bunyoni et Ndakugarika sont sous sanctions de l’Union européennes, ils seraient aussi recherchés par la cour pénale internationale même si le Burundi s’est déjà retiré de cette cour.
A part ce super ministère occupé par Ndakugarika, on y trouve aussi un grand imbonerakure ( milice du cnddfdd) de Kirundo, Alain Tribert Mutabazi, en charge du ministère de la défense nationale et des anciens combattants et Albert Shingiro, connu comme Monsieur Défenseur de tous les crimes commis par la clique militaire au pouvoir aux réunions des Nations Unies et grand négationniste du génocide des tutsis du rwandais de 1994.
Si on fait une simple analyse de ce gouvernement, il y a lieu de se poser des questions. Un militaire à la tête de l’Etat, un militaire à la tête du Gouvernement, un militaire à la tête du ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire, imbonerakure à la tête de la défense nationale, etc… ; ceci n’est pas un fait de hasard. Selon les informations qui nous parviennent, le nouveau pouvoir serait sur le point de nommer des militaires à la tête de beaucoup de provinces du pays. Le Burundi est-il un pays en guerre ? Contre qui ? A quoi le nouveau pouvoir se prépare-t-il ?
Ne cherchez pas la réponse loin. Le gouvernement de Neva-Bunyoni et Ndakugarika se prépare au génocide au Burundi. En effet, ils sont en train de terminer la mise en place des responsables de tous les organes qui vont exécuter ce génocide. Tenez : l’armée et la police, l’administration et les milices imbonerakure sont déjà sous contrôle des gens bien sélectionnées pour leur zèle dans les violences et violations des droits de l’homme. Ces organes sont bien organisés de telle manière que vous n’y trouverez pas des tutsis ou des membres de l’opposition. L’administration sera aussi organisée de cette manière. L’expérience nous a montré que quand un cadavre était découvert dans une localité et qu’il n’était pas directement reconnu par la population, l’administration ordonne immédiatement son enterrement sans aucune enquête. C’est parce qu’elle est au courant que ce sont les organes de l’Etat qui ont tué, et qu’elle a l’obligation de les couvrir. Voilà pourquoi, la clique militaire au pouvoir aujourd’hui est en train de mettre en place cette machine qui va faciliter ce génocide en préparation.
Qui va déclencher ce génocide ? C’est la question que d’aucuns se posent. C’est ce pouvoir lui-même qui le fera. L’attaque du Rwanda la nuit du 26 au 27 juin 2020, juste après l’enterrement de feu président Nkurunziza montre à quel point ce pouvoir de Gitega veut provoquer un génocide régional. Il est clair que les attaquants n’attendaient que cet évènement se finisse. Comprenez ici que ces groupes qui ont attaqué sont en contact avec le pouvoir d’Evariste Ndayishimiye.
Parviendra-t-il à provoquer ce génocide ? En effet, personne n’ignore que les groupes de génocidaires rwandais s’organisent et se préparent à partir de la Rd congo pour aller déstabiliser encore une fois le Rwanda. Ces groupes bénéficient des appuis multiformes de la part du pouvoir de Gitega depuis longtemps. Des conventions ont été signées entre les deux, à tel point que des membres des FDRL (milices interahamwe qui ont commis le génocide des tutsis du Rwanda en 1994) ont intégré les forces de défense et de sécurité du Burundi, jusque dans les gardes rapprochées des hautes personnalités. Ces groupes quittent la Rd congo, passent par le Burundi et attaquent le Rwanda à partir ou en complicité avec les positions militaires de l’armée burundaise et se replient vers les mêmes positions. Il suffit donc que le Rwanda exerce son droit de poursuite pour que le pouvoir de Gitega y trouve un prétexte de parachever ce génocide longtemps préparé.
URN HITAMWONEZA (Union for the Rebirth of the Nation ) attire encore une fois l’attention des burundais et de la communauté internationale sur le génocide en préparation au Burundi dont nous avons toujours parlé. Tous les outils sont maintenant en place, il ne reste que le déclenchement. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, que personne ne vienne dire après le coup qu’il n’a pas su. Nous continuerons à crier pour qu’un autre génocide ne se commette dans la région des grands lacs.