Burundi : On n’a pas besoin d’autopsie pour savoir que le président Nkurunziza est mort de Covid 19

Burundi : On n’a pas besoin d’autopsie pour savoir que le président Nkurunziza est mort de Covid 19
Cette confirmation vient d’un témoignage on ne peut plus éloquent fait par Denise Nkurunziza à son retour de Nairobi au Kenya où elle avait été évacuée d’urgence pour cause de Covid 19. Dieu merci elle est rentrée saine et sauve. Dans son long témoignage/enseignement, elle insiste sur cette force divine de toujours dire merci à Dieu même si on est dans des situations inconfortables comme celle qu’elle venait de vivre : la mort de son mari, Pierre Nkurunziza. Elle dit qu’au moment de son évacuation, c’est elle qui était plus en danger ; ce qui signifie que même son mari avait été atteint. Il n’a pas eu le courage d’aller consulter les hôpitaux pour se faire soigner à temps. Peut-être qu’il savait qu’ils ne sont pas bien outillés pour cela. Il savait aussi qu’il n’a pas pris des mesures barrières pour protéger le peuple burundais qui meurt actuellement sans tests et sans médicaments. On peut aussi imaginer qu’il a eu honte d’aller se faire soigner à l’étranger comme sa femme au moment où il ne cessait d’endormir le peuple en leur disant que seul Dieu les protègera. On sait aussi que ça fait plus de 5 ans qu’il n’ose pas monter dans un avion pour se rendre à l’étranger. Et voilà que son état de santé s’est dangereusement détérioré de façon brusque et il en est mort. Avec son système cndd fdd représenté jusque-là par Evariste Ndayishimiye, ils restent responsables de tous ces morts causées par covid 19 au Burundi avec toutes ses conséquences. Ils ont mis en avant leur plan de tricher les élections pour garder le pouvoir à n’importe quel prix. Le président Nkurunziza qui disait, pendant la campagne, que Dieu seul va protéger les burundais vient de mourir, sa femme a failli, d’autres burundais sont morts dans l’ignorance totale de la maladie et d’autres continuent de mourir.
Evariste Ndayishimiye qui se prépare à le succéder malgré les tricheries des élections, malgré la violation de la loi par la cour constitutionnelle que le système cndd fdd téléguide comme il veut, doit aussi se préparer à assumer tous les crimes commis au courant des 15ans de calvaire pour le peuple burundais.
Dans une longue interview/ ou tout simplement un enseignement biblique qu’il a donné ce 13 juin 2020 après avoir écrit et signé dans le livre de condoléances au palais Ntare, Evariste Ndayishimiye parle des qualités de ce fameux Guide Suprême éternel et affirme qu’ils vont poursuivre ses œuvres. Quelles œuvres ? Quel bilan ? Pour lui, il a tout fait pour le pays, il a même réconcilié tous les burundais. C’est son point de vue. Il insiste aussi sur le plus grand des commandements de Dieu. Aimer Dieu et aimer son prochain.
Même si on n’est pas juge et que la Bible nous apprend que Dieu est le seul juge, il est du devoir des humains de se poser des questions s’il y a concordance entre les discours moralisateurs de Ndayishimiye Evariste et la clique militaire qui dirige le pays prononcent devant le public et leurs œuvres. Nous savons qu’Evariste Ndayishimiye est un catholique qui ne s’absente jamais à l’Eglise. Mais, ce qu’il fait et ce que font les imbonerakure et les services de renseignement qu’il contrôle ne sont pas de nature à plaire à Dieu. Y a t il réellement le sentiment d’amour qu’il prêche sur les bouts des lèvres ? Le Dieu dont il parle est un Dieu d’amour pour tous. Comment se fait-il qu’il ose séparer les burundais en appelant les uns abenegihugu (ceux pour qui le pays appartient) et abanyagihugu (le peuple). Ce n’est pas un mensonge, ce terme est sorti de sa bouche pour la première fois. Ce n’est pas un secret pour personne, ces termes consacrent une distinction entre hutus et tutsi au Burundi. C’est tout simplement une division ethnique qu’il prêche dans des mots déguisés. C’est montrer aux hutus que le pays leurs appartient, que les tutsis n’ont pas de place. Est-ce cela réconcilier les burundais ? Voilà pourquoi Evariste Ndayishimiye qui poursuit l’œuvre de Nkurunziza qui a mis en place les imbonerakure et interahamwe cherche toujours à parachever le génocide des tutsis qu’ils ont commencé depuis longtemps.
On le disait dans notre article du 12juin 2020, des extrémistes rwandais et burundais commencent à propager des rumeurs comme quoi Nkurunziza aurait été empoisonné par les tutsis autour de lui en collaboration avec le pouvoir de Kigali. Ce n’était qu’une façon de révolter les hutus pour qu’ils prennent machettes et fusils pour exterminer les tutsis. Au moins ce mensonge vient d’être démenti publiquement par Denise Nkurunziza qui signale dans son témoignage que Nkurunziza était aussi atteint de covid19 même s’elle a été évacuée seule.
Que Ndayishimiye Evariste parle d’amour entre burundais alors qu’il sait très bien que son système a tué, torturé, emprisonné illégalement et poussé des milliers de gens à l’exil, cela ne plait pas du tout à Dieu . C’est de l’hypocrisie pure et simple et Dieu n’aime pas les hypocrites. Qu’il sache que ces innocents qui croupissent dans les prisons et ces réfugiés qui ne trouvent plus à manger, Dieu écoute leurs prières plus que les larmes de crocodile qu’il verse, ventre pleine. Qu’il se souvienne aussi que lors de la clôture de la campagne électorale, feu président Nkurunziza avait dit, genoux sur tapis rouge, que Dieu va châtier celui qui osera tricher ces élections. Votre système l’a fait sans scrupule. Et voilà, il est parti le premier, mais il n’est pas probablement seul. On peut tromper les hommes, se croyant plus intelligent que les autres, mais on ne trompe jamais Dieu.
URN HITAMWONEZA profite encore une fois de cette occasion pour lancer un appel à tous les burundais à tous les niveaux de responsabilité de prendre des mesures qui s’imposent pour se protéger et protéger les autres contre covid 19 qui est en train de faire des ravages dans le silence absolu. Que Evariste Ndayishimiye qui va bientôt diriger ce pays sache que la foi sans les actes ne vaut rien et prenne des mesures adéquates pour protéger les burundais contre cette pandémie mondiale, sinon, le moment viendra pour qu’il en réponde devant les juridictions compétentes.