Burundi : Quand ceux qui ont béni Evariste Ndayishimiye lors de son investiture se rendent coupables de complicité de vol !!!

Burundi : Quand ceux qui ont béni Evariste Ndayishimiye lors de son investiture se rendent coupables de complicité de vol !!!
Ce n’est plus un secret pour personne, Evariste Ndayishimiye est Président de la République du Burundi, issu des élections truquées. Il le sait plus que les autres puisqu’il est le principal organisateur de ce vol. S’il est fervent catholique comme tout le monde le croit, qu’il se confesse à temps s’il ne l’a pas encore fait. Mais ce pêché semble impardonnable car pour le guérir, il doit d’abord remettre ce qu’il a volé. Le salaire du pêché, c’est la mort (Romains 6 :23).
Lors de son investiture à Gitega le 18 juin 2020, des représentants des différentes églises et confessions religieuses ont procédé à une séance de bénédiction, mains au-dessus d’Evariste Ndayishimiye, genoux sur tapis rouge, tète inclinée vers le bas. Ils ont fait leur devoir, dira-t-on. Mais, étaient-ils tous contents de cette bénédiction ? Avaient-ils tous conscience tranquille qu’ils sont entrain de bénir le véritable président que le peuple a choisi ? La réponse pourrait être oui ou non.
Le non pourrait remporter du fait que parmi ces représentants de Dieu sur terre, il y avait un ou des membres de la conférence des Evêques catholiques du Burundi. Souvenez-vous qu’après les élections, ils avaient sorti une déclaration exprimant leurs inquiétudes sur les irrégularités graves qui ont marqué ces élections, résultat d’une mission d’observation qu’ils avaient envoyé sur terrain le jour du vote.
La question qui reste posée est la suivante : Comment ces honorables représentants de Dieu osent ils bénir une telle personnalité dans des conditions pareilles ? Ils savent très bien qu’Evariste Ndayishimiye est un fruit d’un vol organisé. Le système cndd fdd dont il est issu sème la terreur, la CENI (commission électorale nationale indépendante) obéit à ses ordres, la cour constitutionnelle confirme les résultats fabriqués par son laboratoire, et malheureusement tout le monde se tait.
Là où le bât blesse, comment nos Evêques catholiques ont-ils accepté de se taire alors qu’ils savaient qu’ils avaient raison ? Leur persévérance aurait été plus salvatrice que leur silence, sinon leur complicité. Albert Einstein disait : ‘’La persistance est la force la plus puissante sur terre, elle peut déplacer des montagnes’’. Pourquoi ne pas persister sur cette vérité  pour sauver le peuple burundais dont vous êtes gardiens spirituels ? La Bible nous dit : Sois ferme, et combattons vaillamment pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu, et que Yahweh fasse ce qui semblera bon à ses yeux (1Chroniques 19 :13). Ce verset peut avoir été tiré d’un autre contexte, mais il est aussi applicable pour le cas qui nous concerne. Notre Dieu est un Dieu de vérité ( Ps 31 :6) . Il voit même ce que les yeux des humains ne voient pas. Pourquoi ne pas combattre pour cette vérité et accepter même de mourir pour ça ? Vous n’imaginez pas les blessures morales que le peuple burundais ressent d’être dirigé par un président qu’ils n’ont pas choisi ?
Messieurs les Evêques catholiques, et tous ceux qui ont bénis l’investiture d’Evariste Ndayishimiye, si quelqu’un disait que vous êtes complices du vol ; se serait-il trompé ? Lisez la Bible, Exode 22 : 1-2 : ‘’Si le voleur est surpris la nuit faisant effraction, et qu’il soit frappé et meure, on n’est pas responsable du sang pour lui ; mais si le soleil est levé, on sera responsable du sang pour lui. Le voleur fera restitution ; s’il n’a rien, on le vendra pour ce qu’il a volé’’.
En peu de mots, le voleur a volé, vous l’avez surpris et attrapé la main dans la poche, il vous effrayé et vous avez tourné le dos pour lui laisser le chemin libre, il vous appelle le lendemain pour bénir sa bravoure car personne n’a pu le menotter. Un proverbe français dit : ‘’Autant vaut celui qui tient le veau que celui qui l’égorge’’ et Publilius Syrus devient plus explicite : ‘’Qui soutient un coupable se rend complice de sa faute’’
Les conséquences de cette tricherie électorale sont incommensurables. Qui seront responsables ? Ceux qui l’ont planifiée et exécutée, mais aussi les complices. Aussi, cette complicité des représentants de Dieu risque d’éveiller dans les esprits des gens d’autres complicités de meurtre ou de génocide observées dans le passée. On en a vu lors du génocide des tutsis de 1993 au Burundi après l’assassinat du président Ndadaye, on a vu des milliers de tutsis tués dans des églises au Rwanda sous la complicité des prêtres et religieux lors du génocide des tutsis en 1994 . Nous savons aussi de par l’histoire coloniale que l’homme blanc a utilisé comme tremplin l’église pour coloniser les noirs. Il fallait les endormir par la religion pour pouvoir l’exploiter facilement. C’est aussi ces blancs, spécialement les européens qui ont initié la notion de différence ethnique dans les pays des grands lacs (au paravent il y avait une distinction sociale harmonieuse) ; simplement pour nous diviser afin de pouvoir détruire notre organisation très solide et ainsi nous diriger comme ils veulent. Ce sont les mêmes qui ont fait comprendre aux hutus qu’ils sont nombreux, qu’ils ne peuvent pas être dominé par une minorité tutsie. Pour s’en débarrasser, ils ont choisi de les exterminer, avec le soutien ou sous la complicité de ces européens. Les exemples récents du Rwanda et du Burundi sont plus qu’éloquents.
URN HITAMWONEZA attire l’attention sur les conséquences qui découleront de cette complicité des représentants des églises et confessions religieuses en acceptant de bénir un président issu d’un trucage électoral. Ils seront aussi responsables de tout ce qui arrivera demain suite à la colère divine qui risque de s’abattre sur le peuple burundais dirigé par un voleur. Feu président Nkurunziza l’a dit lors de la clôture de la campagne électorale. ‘’Celui qui osera tricher lors de ces élections 2020 aura un châtiment exemplaire de Dieu’’ Fort malheureusement, il a payé le premier, rien ne dit que d’autres ne sont pas derrière.