Burundi: Quand la mort de Pierre Nkurunziza devient un prétexte pour parachever le génocide des tutsis!!!

Quand la mort de Pierre Nkurunziza devient un prétexte pour parachever le génocide des tutsis!!!
Le Président burundais est mort d’arrêt cardiaque, nous disent les sources officielles. Elles ne donnent cependant pas de détails, et les autorités semblent gêner de répondre aux questions des journalistes sur cette question. Gaston Sindimwo, 1er Vice-président de la République, répondait à un journaliste de la Voix d’Amérique que les polémiques ne sont pas nécessaires sur la question, que ‘’ce qui s’est passé s’est passé ’’( IVYABAYE VYARABAYE)
Pourquoi ce gène? Parce que peut être les autorités burundaises ont menti sur la cause réelle de sa mort; ou tout simplement parce qu’elles ne savent pas la vraie cause et pour en être sûr, un autopsie serait nécessaire. Pourquoi ne pas dire tout simplement à l’opinion qu’il faut attendre une autopsie qui déterminerait la vraie cause ?
De un, ce gouvernement a adopté le mensonge et les manipulations comme mode de travail; de deux, ils craignent que les résultats prouvent que le président serait mort de covid 19. Cette peur est fondée de tant plus que sa femme, Denise Nkurunziza , atteinte de covid 19, a été admise en urgence à Nairobi au Kenya. Ou bien, les autorités de Gitega auraient peur que d’autres causes puissent surgir, ce qui les mettrait toujours dans l’embarras
En effet, des rumeurs circulent ces derniers jours sur les réseaux sociaux disant que le président Nkurunziza aurait été empoisonné. Par qui? Ces gens qui font circuler des audios semblent être des extrémistes hutus, soit du cnddfdd, soit des interahamwe (membres FDRL) résidant au Burundi ou ailleurs.
Les uns semblent fonder leurs arguments sur un probable conflit de leadership, disant que Evariste Ndayishimiye aurait fait empoisonner le président Nkurunziza pour se débarrasser de lui afin d’avoir les mains libres dans sa gouvernance.
Les autres accusent le peu de tutsis encore autour du président Nkurunziza de l’avoir empoisonné, en collaboration avec les plus hautes autorités rwandaises.
Nous disons que ce sont des rumeurs. Mais, il faut pousser plus loin la réflexion. Pourquoi ces rumeurs? A les entendre parler, que ce soit ceux qui accusent Evariste Ndayishimiye ou ceux qui accusent les tutsis, c’est une sorte de diversion, sinon ils ont un objectif précis: Inciter les hutus à ‘’la petite colère ‘’ (prétexte utilisé par les hutus du Frodebu en 1993 pour tuer les tutsis) pour parachever le génocide des tutsis commencé en 1993 avec l’assassinat de Melchior Ndadaye. Ils n’hésitent pas d’appeler encore les tutsis de Mujeri ‘’ le chien maigre’’ un terme utilisé pour la première fois par le président défunt ; une façon de les déshumaniser afin de les tuer sans crainte
En briguant le troisième mandat en violation fragrante de la loi, Nkurunziza et sa clique voulaient continuer à piller les biens de l’Etat pour remplir leurs poches, mais aussi et surtout, révolter les gens, en profiter pour parachever le génocide des tutsis. Lui et sa clique militaire ont tué , torturé, emprisonné et forcé à l’exil beaucoup d’entre eux, mais ils n’ont pas pu les exterminer tous. Pierre Nkurunziza meurt sans terminer son projet, Evariste Ndayishimiye va le poursuivre.
Voilà que la cour constitutionnelle, saisie hier le 11 juin 2020 par le gouvernement, vient de décider la prestation de serment d’Evariste Ndayishimiye, en violation fragrante de l’article 121 de la constitution. Il prêtera serment au moment où les autres institutions, comme le sénat, n’ont même pas encore été élues. La clique militaire qui dirige d’une main de fer le pays ne veut pas entendre parler de transition de Nyabenda Pascal, actuel président de l’Assemblée Nationale. Ils préfèrent violer la loi mère; ce qui est une faute lourde. Evariste Ndayishimiye proclamé président sur base du brouillon, il va prêter serment dans des conditions obscures, en violation de la loi ( sur base du brouillon)
URN HITAMWONEZA lance encore une fois un cri d’alarme au conseil de sécurité des Nations unies, pour suivre de près ce qui se fait au Burundi. Cette situation risque d’exploser un jour et provoquer un désastre que personne ne pourra arrêter si rien n’est fait à l’avance. L’Union européenne est aussi interpellée car certains pays comme la France qui soutient militairement la clique militaire au pouvoir risquent de partager la responsabilité du génocide des tutsis avec elle. Les pays de la sous-région des grands lacs doivent être vigilants car cette crise qui s’annonce au Burundi risque de les toucher d’une manière ou d’une autre. La seule Covid 19 qui fait rage au Burundi car aucune mesure barrière n’a été prise par les autorités, pourrait dépasser les frontières et anéantir les efforts déjà déployés par les Etats voisins sérieux.
Aux Burundais de braver la peur et barrer la route à ces criminels qui ne cherchent qu’à s’enrichir après avoir versé leur sang. Nous devons unir nos efforts pour les dénoncer pour qu’un jour ils soient tous traduits devant les juridictions compétentes et répondre de leurs actes.