Covid 19 : Le Burundi est en danger

Covid 19 : Le Burundi est en danger
Plus de 1000 personnes seraient atteintes de Covid-19 et plus d’une centaine serait déjà mortes au Burundi. Ce bilan vient des sources proches des différents hôpitaux du Burundi. Les chiffres officiels donnés par le ministère de la santé font état de 83 personnes confirmées positives et d’un seul mort. Un bilan qui est très loin de la réalité.
Le Covid 19 est devenu une pandémie mondiale. Tous les pays sont en alerte maximale sauf le Burundi. Les chiffres actualisés montrent 7.037.384 personnes atteintes, 403.347 déjà mortes et 3.442.061 guéries de cette maladie dans le monde.
Le Burundi prend le danger à la légère, non pas parce que cette maladie n’a pas affecté les burundais, mais parce que la clique militaire au pouvoir ne se soucie pas du bien être de sa population, mais de ses propres intérêts.
Ici , c’est une question de vie ou de mort. Quand on parle d’intérêts matériels, quel serait leur utilité quand on n’a pas de vie ? Covid 19 n’affecte pas uniquement les pauvres, les petits, il affecte tout le monde, n’épargne même pas les grands de ce monde. Quand un membre de la famille est atteint, si des mesures adéquates ne sont pas observées, c’est toute la famille qui est en danger, c’est tout l’environnement direct et indirect qui coure le risque d’être contaminé car sa propagation est très facile et rapide. Il ne fallait pas alors jouer avec.
Dans les pays qui ont pris tardivement des mesures barrière, c’est là où on a observé beaucoup de morts. Imaginez-vous perdre plus de mille personnes par jour dans un pays !!! Est-ce le pouvoir de Gitega ne suit pas l’actualité pour remarquer le risque que son peuple est entrain de courir ? La réponse est non. Ils savent que la maladie est dans leurs murs et fait des ravages.
Pendant la campagne électorale, ils ont cherché à cacher la pandémie interdisant même les initiatives individuelles de porter des masques. Ils leurs disaient que les masques sont uniquement réservés aux médecins et aux malades déjà testés positifs. Les médecins en charge de faire les tests ont été interdits de déclarer tous les cas positifs à tel point qu’ils donnaient des résultats négatifs à une personne testée positive .
Ceux qui appelaient au secours en voyant sur eux ou sur les leurs des signes avant-coureurs avaient comme réponse de rester chez eux.
Leur souci était que les élections se fassent sans contraintes pour se maintenir au pouvoir, surtout qu’ils étaient sûrs de les remporter car ils avaient planifié de les tricher. Et ils l’ont fait sans scrupule.
Dans l’entre temps, ils ont caché les chiffres des positifs et des morts, ils n’ont même pas eu le courage de faire des tests pour que les gens sachent leur état de santé. Ils ont même caché qu’ils n’ont pas de moyens techniques suffisants pour faire les tests et soigner les malades. Quatre représentants de l’Oms au Burundi ont été chassés du pays alors que ce sont les partenaires principaux dans la lutte contre cette pandémie devenue mondiale
La clique militaire, en tête le General Ndayishimiye, continuait de persuader le peuple que seul Dieu protègera le Burundi, au lieu de leur imposer l’adoption des mesures barrière. Les gens se sont contaminés par milliers lors de la campagne électorale, d’autres se rencontraient dans les cabarets, les églises, les boites de nuits, les transports en commun, les bureaux et ailleurs. C’est ainsi qu’on trouve des malades à Cankuzo, à Makamba et bien entendu à Bujumbura et Gitega. Le gouvernement n’en parle pas. Même de hauts responsables de l’Etat seraient atteints, personne n’ose en parler. Denise Nkurunziza a dû être évacué par avion sur Nairobi au Kenya car elle avait les moyens de l’Etat à sa disposition ; sinon elle allait mourir. Cela n’a pas empêché son mari, Pierre Nkurunziza de se moquer des pays qui prennent des mesures barrière. Lors de la croisade de prière organisée à Gitega par le cnddfdd pour remercier leur dieu qui leur a permis de tricher et remporter les élections, il a dit qu’au moment où les autres Etats étaient en situation de confinement, le covid 19 n’a pas empêché la tenue des élections ; que les burundais ne portent même pas de masques( il l’a appelé AGAHOMERAMUNWA au lieu de dire AGAFUKAMUNWA). C’est dire que leurs discours servent à endormir le peuple quand ils savent que le danger est à la porte. Cela s’appelle crime contre l’humanité
URN HITAMWONEZA lance un cri d’alarme à tout le monde. Au peuple burundais, il faut que chacun essaie de se protéger au mieux car ils n’ont pas de gouvernement responsable. Aux pays voisins du Burundi de prendre toutes les dispositions adéquates d’isoler ce pays, sinon leurs efforts en matière de lutte contre le covid-19 seraient vains. A la communauté internationale de contraindre ce pays à coopérer avec l’OMS et les autres Etats pour protéger les peuples contre cette pandémie devenue mondiale.