CVR : Instrument de mobilisation des hutus et de négation du génocide des tutsis

CVR : Instrument de mobilisation des hutus et de négation du génocide des tutsis
Les Accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi donnent comme mission principale à la CVR (Commission Vérité et Réconciliation), de rechercher la vérité sur les violences cycliques qui ont endeuillé le Burundi pour que cette connaissance de la vérité aide les burundais à se réconcilier définitivement.
Malheureusement, le pouvoir cndd fdd est en train d’utiliser cette commission pour mobiliser les hutus, les dresser contre les tutsis afin de parachever le génocide encours
En effet, Pierre Claver Ndayicariye et son équipe se sont activés ces derniers mois et surtout avant la campagne électorale, pour déterrer les corps des burundais jetés dans des fausses communes lors des massacres qui se sont déroulés au Burundi.
Avaient-ils réellement l’objectif de faire la lumière sur ces massacres aux Burundais et les réconcilier ? Loin du pouvoir cndd fdd cet objectif. Bon communicateur, Ndayicariye jouait une sorte de comédie en présentant devant les medias publics des os déterrés. Il a ainsi essayé d’éveiller les sentiments et émotions des hutus comme si ils venaient de retrouver les leurs tout en leur rappelant qu’ils n’ont pas eu le temps de pleurer et de faire le deuil.
Le pouvoir cndd fdd qui le téléguide y trouve son compte en se montrant seul qui parvient aujourd’hui à réhabiliter la dignité et l’honneur des hutus. Une façon de les mobiliser derrière ce parti qui allait vite entre dans un combat politique difficile
Cette comédie n’était pas faite par amour à ceux qui ont perdu les leurs ou aux victimes, c’était plutôt pour éveiller les anciens démons criminels des hutus pour se venger sur le peu de tutsis qui restent, les uns dans des centres de déplacés, les autres sur des centres urbains car ils avaient fait comprendre à l’opinion qu’il s’agissait des victimes de 1972.
Ont-ils les moyens techniques de savoir si tel os est d’un hutu ou d’un tutsi ? Sont-ils capables de distinguer les victimes de la crise de 1972 de celles de 1993 et 2015 ? Non. Ils le savent et quelquefois ils le disent, mais continuent à faire croire à ceux qui veulent les entendre que ce sont les victimes de 1972.
Au cours de cette période, des messages audio des extrémistes hutus étaient diffusés via les réseaux sociaux arrivant même à incriminer certains tutsis encore vivants sans qu’il y ait moindre enquête ou procès ; une façon d’inviter leurs voisins hutus ou tous ceux qui les croiseraient de se faire justice. La milice imbonerakure s’est ensuite activée pour les rechercher et ceux qui ont eu la malchance de tomber dans leurs mains ont été exécutés. La tactique était de les enlever et aller les tuer et les jeter loin de leurs provinces d’origine. L’administration se hâtait à les faire enterrer sans leur identification. Voilà qui prouve que le plan génocidaire du pouvoir cndd fdd existe et est bel et bien coordonné.
Non seulement le génocide continu, mais aussi, le parti au pouvoir ne ménage aucun effort pour en faire disparaitre toutes les preuves. C’est aussi une négation du génocide qui est punie par les instances onusiennes. En effet, ouvrir toutes les fausses communes dans une localité, soit disant sur renseignement de la population, est une façon de faire disparaitre toutes les preuves du génocide des tutsis de 1993 et qui continue même aujourd’hui. Rien ne dit que même les fausses communes qui contiennent les victimes de la crise de 2015 n’ont pas été ouvertes car nous avons vu des images des habits encore en forme qui en sortent.
URN HITAMWONEZA a fait beaucoup d’investigations à travers tout le pays et est prêt à vous donner tous les détails sur le génocide des tutsis de 1993 par le Frodebu , commune par commune, sans oublier les noms des victimes et des bourreaux.
Par exemple, la seule province de Karuzi que Ndayicariye et son équipe ont pris pour cible est parmi celles qui ont souffert le plus. Les génocidaires hutus y ont massacré 21291 tutsis, dans les communes de Mutumba, Shombo, Buhiga, Nyabikere, Gitaramuka et Bugenyuzi. C’est l’appareil administratif qui a organisé et supervisé ce génocide. A la tête se trouvait Santamo Anglebert, alors gouverneur, Hangayika Jean Pierre, Ntahimpera Gaspard, Mahorwa Aloys, Baredetse Salvator, Cimana Hubert et Ndemera Jean Berchimas
La liste des bourreaux est longue, ils sont connus et ils sont restés impunis jusqu’à présent. Mais, qu’ils ne se la coulent douce, le moment viendra pour répondre de leurs actes. Nous avons pris l’engagement de publier leurs noms et nous les dénoncerons tous à travers tout le pays. Notre objectif est de les dévoiler pour qu’ils ne continuent pas à envenimer la population en se passant pour des agneaux alors qu’ils sont des loups féroces. Qu’ils le sachent, ils devront répondre de leurs actes tôt ou tard
Nous rappelons encore une fois à nos frères burundais, de toute tendance, et à la communauté internationale, qu’aussi longtemps que les criminels resteront impunis, il n’y aura pas de paix dans notre pays. Levons nous alors comme un seul homme pour les dénoncer en attendant des juridictions indépendantes pour les juger.