La clique au pouvoir au Burundi fait un coup d’Etat à son peuple

La clique au pouvoir au Burundi fait un coup d’Etat à son peuple
Le jeu est joué. Le cndd fdd vient de lancer les premiers dés de sa stratégie génocidaire. Le holdup électoral est déjà consommé. Le cndd fdd a ordonné, via Kazihise, président de la CENI , à la Radiotélévision nationale et au journal le Renouveau, de proclamer les résultats des élections au fur et à mesure qu’ils sortent des bureaux des CECI. Partout, le cndd fdd et son candidat , le General Ndayishimiye Evariste, remportent une victoire écrasante, pas moins de 80% en tout cas. Cela se fait au moment où le même Kazihise, lors de sa récente sortie médiatique, disait à qui veut l’entendre, que le comptage des voix est très difficile, qu’il faut attendre le 25 mai 2020, date prévue pour la proclamation des résultats provisoires par la CENI. Voilà un vol non planifié et mal organisé. Il fallait au moins équilibrer les voies par le simple fait que l’opinion est témoin des flux des populations en liesse que Rwasa a mobilisé derrière lui lors de la campagne électorale dans différentes régions du pays. Etaient-ils des imbonerakure derrière lui ? Quel amour !!! Le parti UPRONA de 1993 a vu se mobiliser derrière lui une foule nombreuse , hutus comme tutsis, mais la majorité des hutus roulaient pour le Frodebu ; une façon de tromper son candidat qui se croyait rassembleur comme le Prince Louis Rwagasore. Or, le Frodebu avait déjà enseigné des divisions ethniques, dans sa fameuse stratégie de mobilisation porte à porte. Ce qui a abouti au génocide des tutsis de 1993 après l’assassinat du président Ndadaye par un groupe de militaires qui n’ont pas pu digérer la défaite surprise d’un régime militaire.
Les mêmes faits produisant les mêmes effets, l’on peut se poser la question de savoir pourquoi cette précipitation dans la proclamation des résultats ? Le cndd fdd a été surpris. Il ne pouvait pas imaginer que les résultats pouvaient sortir au moment du comptage des voix surtout qu’il avait coupé toutes les communications sur tout le territoire national. Il ignorait qu’avec l’évolution de la technologie, les gens ont appris plusieurs techniques de contourner de tels blocages souvent faits par des gouvernements dictatoriaux. L’on constate que cette tricherie est tellement mal organisée que même l’addition des différents résultats collés aux différents candidats dépasse quelquefois le nombre total de voix des votants sur un site déterminé.
Or, les résultats sont connus. Ils ont été transmis aux gens lors des comptages des voix le même jour. Ces résultats montrent que le peuple burundais aspire au changement .Ils donnent avantage au candidat du CNL, Agathon Rwasa
Cette précipitation montre alors le climat de peur panique qu’a provoqué cette défaite surprise au sein de la clique militaire au pouvoir. Vont-ils digérer cet échec ? La réponse est non. Pour eux, vaut mieux mourir ou laisser tout le peuple burundais dans le sang que de céder le pouvoir à un opposant politique. Le petit paysan lambda, membre du cndd fdd , rencontré dans n’importe coin du Burundi disait hier ‘’Bunyoni et Ndakugarika ne peuvent pas accepter d’être dirigé par Rwasa’’ . Et l’on est en droit de se poser la question ‘’Why ?’’ (pourquoi ?) Ne serait-il pas aussi ou plus intelligent qu’eux ? N’a-t-il pas la légitimité du peuple qui l’a élu ? Quelle arrogance !!!!
La réponse est simple : Cette clique militaire au pouvoir a commis tellement de crimes qu’ils savent que si demain ils quittaient ce pouvoir, ils se dirigeraient tout droit à la Haye s’ils ont la chance d’y arriver.
URNHITAMWONEZA alerte encore une fois le peuple burundais sur une volonté manifeste de cette clique au pouvoir de provoquer un chao total au Burundi et ainsi parachever le génocide qu’ils ont commencé. Ils n’ont aucun souci sur la survie et le bien-être de la population, ils n’ont qu’à l’esprit l’impunité des crimes qu’ils ont commis et la défense de leurs propres intérêts. Ils pensent encore que faire usage de la force militaire est le meilleur moyen d’arriver à leurs objectifs, mais oublient que Kadhafi avait plus de dix mille fois de forces que ce qu’ils prétendent avoir ; mais il est mort. Quand un peuple s’est déjà prononcé pour un changement, rien ne peut l’arrêter.
Nous en appelons aussi à la vigilance de la communauté internationale et demandons de prendre des dispositions nécessaires et suffisantes à temps car demain risque d’être trop tard