La milice Imbonerakure se prépare à commettre l’irréparable

La milice imbonerakure se prépare à commettre l’irréparable
Le Burundi est à la croisée des chemins. Le peuple doit choisir entre deux voies : se résigner et accepter de passer encore 7ans sous la dictature d’une clique militaire qui vient de s’autoproclamer vainqueur des élections de mai 2020 ; ou bien se lever comme un seul homme pour réclamer son droit : le changement pour lequel ils ont massivement voté.
Les patriotes doivent choisir la deuxième option. La première est réservée aux peureux, aux lâches. Le peuple burundais est courageux. Il l’a montré lors de la campagne électorale en répondant massivement aux meetings du cnl alors qu’ils subissaient menaces et intimidations, certains ont été battus, blessés, d’autres tués. C’est la milice imbonerakure du cndd fdd qui s’est activée pour barrer la route à tous les opposants et particulièrement les membres du cnl. Elle a été appuyée par l’administration cndd fdd
Pourquoi un pouvoir qui a des corps de défense et de sécurité rémunérés mensuellement par l’Etat chercherait il à recruter, former et armer une milice ? L’article 246 de la constitution de 2018 que le pouvoir cnddfdd a manigancé pour ses propres intérêts a été violé : ‘’Les Corps de Défense et de Sécurité sont établis conformément à la loi. En dehors de ceux-ci, il ne peut être créé ou levé aucune autre organisation’’.
Or, la milice imbonerakure a été créée par le pouvoir cndd fdd. Certains ont subi des formations militaires et idéologique au Burundi, d’autres en RDCongo et ailleurs. Pas mal d’entre eux ont été à l’école des génocidaires membres des FDRL. Leur mission est de faire taire toute voix discordante. Certains burundais ont été tués par cette milice, d’autres blessés, d’autres enlevés, détenus arbitrairement et exécutés par la suite ; et cela dans l’impunité totale. Ces jeunes de 18 à 35 ans ont le droit de vie et de mort sur toute personne d’ethnie tutsie ou tout opposant politique. Ni les corps de défense et de sécurité, ni l’administration, ni les organes judiciaires, personne ne peut les contredire. Ce qui montre bien que ces crimes sont téléguidés au plus haut niveau de l’Etat.
Il convient de signaler que les plus zélés parmi ces imbonerakure reçoivent même des faveurs de participer dans des opérations de maintien de la paix en Somalie. Voilà qui justifie aussi les différents échecs enregistrés dans ce pays par le contingent burundais car le pays envoie des non professionnels, ce qui décrédibilise par la suite les forces burundaises.
Mais, comme si cela ne suffisait pas, la clique militaire au pouvoir a signé des contrats avec les membres des FDRL pour envoyer au Burundi des interahamwe qui ont commis un génocide des tutsis au Rwanda en 1994. Selon les informations à notre disposition, plus de 5000 interahamwe seraient déployés sur le sol burundais sous des noms et identités burundais. Certains ont été enrôlés au sein de l’armée, de la police et particulièrement du service national des renseignements. Ils sont payés par l’Etat Burundais des salaires de certains membres des corps de défense et de sécurité morts, emprisonnés ou exilés et sous leurs matricules. Certains sont des agents de sécurité rapprochée de certains leaders du système cnddfdd, d’autres se sont vus confiés des missions d’enlèvement, de torture et d’exécution des personnes ; d’autres encore encadrent les imbonerakure dans les différents crimes qu’ils ne cessent de commettre.
URN HITAMWONEZA vient de vous montrer la machine à tuer organisée et encadrée par la clique militaire au pouvoir. Toutes ces organisations n’ont d’autres but que de continuer et achever le génocide des tutsi débuté en 1993 par certains membres du Frodebu , puis repris par la rébellion du cndd fdd. Ce mouvement a continué à enseigner aux jeunes hutus l’idéologie divisionniste et génocidaire et à l’exécuter même quand il était au pourvoir. Voilà que le système cherche toujours à se maintenir au pouvoir de façon malhonnête pour le parachever
Nous interpelons encore une fois les burundais et spécialement les tutsis sur les dangers qui les guettent au cours des jours à venir. Les discours divisionnistes diffusés sur les medias sociaux montrent que la clique militaire au pouvoir est prête à user de tous les moyens de l’Etat pour mater tous ceux qui contesteraient les résultats des élections du 20 mai 2020. Encore une fois, tous les patriotes qui ont décidé pour le changement devraient se coaliser pour leur barrer la route.