Qui veut noyer son chien l’accuse de rage

Qui veut noyer son chien l’accuse de rage
Ce proverbe retrouve ses traces dès le XIIIème siècle. Molliere l’a rendu célèbre dans ‘’ les femmes savantes’’. Par extension, l’expression s’applique à toute situation où quelqu’un invente des torts, des défauts pour quelqu’un dont il veut se débarrasser
En effet, après le holdup électoral fait par la clique militaire au pouvoir au Burundi, l’heure à la reprise de son plan génocidaire. L’opinion répandue actuellement au sein du cndd fdd, et dans la population hutue en générale, est ‘’que l’échec des élections n’est pas celle de Rwasa Agathon , mais que c’est l’échec des tutsis’’. Ils enseignent partout que Rwasa était à la solde des hima qui voulaient encore une fois reprendre le pouvoir.
Il est clair que c’est une façon de distraire les gens pour leur faire oublier qu’ils viennent d’imposer au peuple un président qu’il n’a pas élu. C’est aussi dans cet ordre d’idées que le cnddfdd va bientôt organiser des croisades de prière à Gitega. Une prière pour dire à dieu qu’ils volent, tuent, torturent, violent, emprisonnent arbitrairement, forcent à l’exil les enfants de Dieu ?
L’objectif de tels messages est surtout de semer encore une fois au sein de la population des divisions à caractère ethnique afin d’inciter les hutus à exterminer les tutsis ; ainsi parachever le génocide encours.
En effet, ce génocide a commencé depuis longtemps sans que les gens s’en rendent compte. Exécuter un génocide veut dire notamment détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Il s’agit des atteintes volontaires à la vie, à l’intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe etc…
Depuis que le cndd fdd est au pouvoir, il s’est progressivement désengagé des Accords d’Arusha qui, pourtant leur ont sauvé la vie en quittant le maquis sans victoire militaire et d’être ce qu’ils sont aujourd’hui. Avec la constitution de 2018, ils ont enterré définitivement cet accord. Objectif : éviter le partage des postes entre hutus et tutsis.
Ainsi par exemple, l’équilibre à l’armée et la police a été depuis longtemps rompu, le SNR est exclusivement réservé aux seuls hutus. Les tutsis ont été réduits au néant dans tous les domaines. Au niveau politique, le parti et l’idéologie du Prince Louis Rwagasore sont inexistants ; le parti est aux mains des ‘’ventriotes’’ à la solde du cnddfdd.
Au niveau économique, tous les projets, sociétés, industries, entreprises, qui jadis étaient aux mains des tutsi sont tombés en faillite depuis que le cndd fdd est aux affaires au Burundi. Tout le monde sait pourquoi. Ils sont même arrivés à utiliser la CNTB pour exproprier les tutsis de leurs maisons et propriétés prétextant qu’ils appartenaient aux hutus tués en 1972.
Le niveau éducatif est au bas de l’échelle car le leadership scolaire est choisi non pas sur base de mérite, mais sur base d’appartenance politique. Alors que l’enseignant était l’homme qui se respectait et qui était respecté, aujourd’hui il est le premier violeur de ses élèves. Voilà la perte totale des valeurs d’ubuntu qui avaient caractérisées notre chère Nation.
URN HITAMWONEZA s’insurge contre cette descente aux enfers de la société burundaise et s’engage à dénoncer quotidiennement ces démarches génocidaires jusqu’à ce que leurs auteurs et planificateurs soient traduits devant les juridictions compétentes.