Burundi: Sans surprise, la cour constitutionnelle vient encore une fois de plonger le pays dans le chaos

Sans surprise, la cour constitutionnelle vient encore une fois de plonger le pays dans le chaos
La cour constitutionnelle vient de valider la victoire du cndd fdd aux présidentielles et législatives du 20 mai dernier. Tout le monde s’y attendait. Il n’y a pas de surprise. Non pas parce que ce parti a gagné, mais parce que cette cour n’est pas indépendante, elle est téléguidée par la clique militaire au pouvoir. Malgré les irrégularités qui ont marqué ces élections, malgré la lourdeur du dossier contenant les tricheries présenté par le cnl, la cour vient d’imposer au peuple burundais un président qu’il n’a pas élu
Voilà que cette clique militaire vient de réussir son plan d’achèvement du génocide commencé en 1993 dans le pays. Comme en 2015 quand ils ont imposé au peuple un mandat anti constitutionnel, voilà qu’ils viennent encore une fois d’imposer aux burundais un pouvoir illégal, issu du brouillon. Leur objectif est de susciter la colère populaire, pousser le peuple à réclamer pacifiquement ses droits et en profiter pour tuer qui ils veulent dans l’impunité totale.
URN HITAMWONEZA attire l’attention de tous les burundais sur le danger qui les guette. Cette clique au pouvoir qui cherche toujours à tout prix de s’y maintenir n’a d’autres buts que de commettre l’irréparable. Ils veulent verser le sang des citoyens innocents.
Nous interpelons encore une fois les pays de la sous-région des grands lacs, de l’Union africaine et des Nations unies sur le génocide qui va suivre ce putsch populaire. Tout le monde sait bien qu’il a eu tricheries ; les preuves ont été données, mais tout le monde se tait. Le peuple est en droit de revendiquer pacifiquement sa victoire. La réaction de la clique sera violente comme elle a l’habitude de le faire, mais cette fois ci elle profitera de l’occasion pour parachever le génocide qu’elle a déjà commencé.
URN HITAMWONEZA demande avec insistance à la population burundaise de dénoncer systématiquement tous ces criminels. Nous porterons leur voix loin pour les poursuivre tôt ou tard.
Au conseil de sécurité des Nations unies, nous demandons de suivre de près la situation au Burundi et de prendre des mesures adéquates et dans les meilleurs délais, demain risque d’être trop tard. Ce nouveau pouvoir imposé au peuple est prêt pour parachever le génocide rampant au Burundi.